Les Vignes de Paradis (Dominique Lucas) cuvée « Face au Levant » vin de France blanc 2015.

Issu d’un aligoté nonagénaire !

 

– « Fais-moi découvrir un vin surprenant ».

– « Comment ?  Par le mode de vinification ? Par le terroir ? Le vigneron ? Autrement ?».

– « Comme tu veux ».

– « Un aligoté ! ».

– « Heu… ». Difficile de cacher une certaine réticence.

– « De vieilles vignes d’aligoté !! »

Je réponds par un « qui soit » circonspect.

Me voilà, la bouteille sous le bras, pas plus convaincu que cela… Mais bon, mon interlocuteur est de confiance !  Qui vivra verra.

 

Tant il est vrai que l’aligoté est un plant guère considéré comme noble : le chardonnay du pauvre bourguignon en quelque sorte. Recherché comme cépage vigoureux et très productif pour les vins d’entrée de gamme, il a la réputation de produire un vin peu apte au vieillissement, vif, sec, aigu, d’une acidité parfois qualifiée pudiquement de juvénile, rustique, nerveux, svelte, de soif, frais… J’en passe et des meilleurs.

Denis Morelot, dans ses ‘Statistique de la Vigne dans le Département de la Côte-d’Or’, en 1831, écrivait déjà (nous respectons la graphie) : « l’alligotet, ou alligotay, n’a pas les qualités du chardenay, mais il n’est pas sans mérite (…) Ce plant, cultivé particulièrement dans les vignes communes, n’est pas très-apprécié des vignerons… ».

Plus récemment, il n’est pas jusqu’au cahier des charges de l’Appellation d’Origine Contrôlée « Bourgogne aligoté » homologué en 2011 et mis à jour en 2015, qui mentionne : « Le ‘Bourgogne aligoté’ tire son origine de la production de vins dits ‘grands ordinaires’ (…) Les vins se caractérisent par une (…) expression aromatique dominée par des notes acidulées. (…) Le plus souvent des vins à consommer dans leur jeunesse (…) Vins d’apéritifs, légers et acidulés, en général… »

.

 

Ballaison se situe à proximité de Thonon-les-Bains.

C’est là qu’œuvre Dominique Lucas, partagé entre deux exploitations.

Le premier domaine s’étend – vous l’aurez compris – en Haute-Savoie, au bord du Lac Léman.

Le second domaine – qui nous intéresse ici – croît aux abords de Pommard. Parmi les cuvées qui y sont produites : ‘Face au Levant.

 

Les vignes sont cultivées sans désherbant ni produits de synthèse.

Le travail est réalisé entièrement à la main.

Les sols sont labourés au cheval depuis 2010.

La conduite du vignoble suivant un mode de viticulture naturelle se base sur l’observation, sur l’influence des astres. Dans l’ensemble, les interventions sur vignes et vins sont réalisées dans le respect de la biodynamie, mais sans certification. Le domaine revendique par ailleurs le label en agriculture biologique FR-BIO-01.

Les rendements sont renseignés comme étant très faibles.

Le seul aligoté compose la cuvée ‘Face au Levant’.

L’âge des vignes ?  90 ans… Voire 100… Awel !

Les raisins proviennent de Pommard, au dessus des climats ‘La Vache’ et ‘les Vaumuriens (01). Sols d’argiles blanches. Orientation est.

20 % de pieds non greffés !

Fermentation et élevage en cuve ovoïde de chez Nomblot (02).

L’étiquette du millésime 2015 annonce une production limitée : 850 bouteilles.

 

La bouteille s’avère lourde. Plutôt bon signe.

Voyons voir ce que cet aligoté a de si particulier…

Débouchonnage.

Service.

Premier étonnement : la robe superbement dorée.

Et l’inattendu se poursuit : le nez évoque les fruits sucrés tels la mandarine ou la mangue, avec une petite pointe végétal in fine. Subtil.

Le meilleur arrive ! En bouche, de la tendreté. Je dirai presque : de la tendresse. Pas d’acidité. De la délicatesse. Tout en précision.

Long, pour prolonger à satiété le plaisir.

Sensible aux variations de la température, ce vin se dévoile sous maintes facettes.

 

On l’imagine aisément sur une cuisine au lait de coco. Cependant, osons : des asperges à la flamande. Choix risqué a priori mais judicieux.

 

A maturité certainement. A attendre ?  Pas nécessairement à mes yeux. Encore que…

 

Lumineux que ce ‘Face au Levant’.

Certes quelque peu désorienté dans un premier temps. Mais bluffé au final !

 

Olivier Mercier.

 

(01) Dès lors que les raisons sont récoltés en Bourgogne et vinifié en Savoie depuis 2014, les vins ont alors perdu leur A.O.P. et sont désormais déclinés en vin de France.

(02) Pas d’inox. Contenance de 6,5 hectolitres. Béton alimentaire nettoyé.

 

N.B. : le vin a été acheté chez Paul et Patricia Sirvent du ‘Gré du Vin’ à Lille, déjà évoqué par mes soins par ailleurs et en d’autres temps.

 

A noter : du même vigneron, un vin des Allobroges (I.G.P.) 2015 100 % pinot gris qui vaut le détour.

 

Pour information : les bouteilles sont numérotées afin d’assurer le suivi et l’étiquette mentionne la date de mise. En l’occurrence : 390/850 ; le 26.10.20.16 (L 1016). Taux d’alcool : 14,5 %.

 

Coordonnées :

Les Vignes de Paradis
Dominique Lucas
Adresse : 167, route de Crépy Marcorens à 74140 Ballaison
Téléphone : +33 (0) 4 50 94 31 03
Mobile : +33 (0) 6 33 81 99 35
Site : http://www.les-vignes-de-paradis.fr/
Courriel : lesvignesdeparadis@orange.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/LesVignesDeParadis/

 

Società Cooperativa Agricola Canicatti (Sicile).

Une coopérative à suivre.

En 2016, l’Italie cultive 690.000 hectares de vignes (pour 785.000 en France), et plus particulièrement, en ce qui nous concerne :

  • l’Indicazione Geographia Tipica Terre Siciliane : 33.218 hectares,
  • la Denominazione di Origine Controllata Sicilia : 9.130 hectares.

 

La Società Cooperativa Agricola Canicatti  est fondée en 1969. Actuellement, elle regroupe 480 à 500 adhérents.

Les exploitations se situent dans l’arrière-pays de la ville d’Agrigento, dispersées dans la valle dei Templi, au sud-ouest de l’île, soir plus de 1.000 hectares et plus de 60 zones de production réparties dans une zone de collines. L’altitude maximale de culture plafonne à 600 mètres.

 

Il m’a été donné de déguster trois cuvées :

  • ‘Fileno’ 2016 : bianco D.O.C. Sicilia,
  • ‘Delicio’ 2016 : rosato I.G.T. Terre Siciliane,
  • Aquilae nero d’Avola 2015 : rosso I.G.T. Terre Siciliane.

Les deux premières cuvées relèvent de l’agriculture dite ‘conventionnelle’.

‘Fileno’ – 100 % grillo – a connu trois mois en cuve inox.  Nez floral, bouche de fruits blancs sucrés. Un vin de pur plaisir, sans chichi.

C’est plus particulièrement ‘Delicio’ qui a retenu mon attention. Jeunes vignes de nero d’Avola et nerello mascalese (01) vinifiées en blanc, élevées quatre mois en cuve inox. La robe est légère. Le nez, évolutif : abricot, rose, mandarine, menthe verte… Au palais, une jolie et fine acidité, pas exempt d’une certaine tendresse.  Globalement gourmand donc. Un vin de tendron si l’on veut, particulièrement bien mis en valeur par une quiche à la ricotta (tomate-jambon ou encore lardon-parmesan, c’est kif-kif).

Suivait la première cuvée en agriculture biologique (02), sur les deux produites par la coopérative (03) : Aquilae 100 %  nero d’Avola. élevé six mois en cuve inox. Nez  sur les  fruits noirs,  la jujube (le bonbon, pas le fruit). Bouche puissante, ample. Finale longue. De la belle ouvrage qui rend hommage à ce cépage trop souvent maltraité…

 

C’est ici l’occasion de préciser que la Sicile est la première région italienne au plan agriculture biologique : 25 % de la surface.

 

Bref, trois vins bien ficelés.

En farfouillant dans mes notes de dégustation, j’y ai trouvé celle de la cuvée Aquilae grillo 2008 D.O.C. Sicilia… Osons : un vin artificiel (levures sélectionnées si elles sont exactes), industriel.

 

Une coopérative à suivre donc, dès lors qu’elle  me semble se diriger dans le bon sens !

 

Olivier Mercier.

 

(01) A ne pas confondre avec le rare nerello cappuccio.

(02) IT-BIO-006.

(03) L’autre étant celle dédiée au grillo.

P.S. :

Les vins ont été dégustés notamment à l’occasion du salon ‘Gastronomia Italia’ organisé par Roberto et Lorena d’Annunzio le 27 janvier 2018.

 

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Coordonnées :

C.V.A. Canicattì / Società Cooperativa Agricola Canicatti

Contrada Aquilata

92024 Canicattì

Téléphone : +39 0 922  829 371

Téléfax: +39 0 922 829 733

Site : http://www.cvacanicatti.it/

Courriel : info@cvacanicatti.it

FaceBook : https://www.facebook.com/cvacanicatti/

 

 

 

A la rencontre des cépages modestes et oubliés – L’autre goût des vins.

Buvez singulier ! Buvez inusité !

L’ouvrage donne d’emblée le ton : « (…) sur les 9.600 cépages recensés dans le monde  (…) on compte 267 cépages de raisin de cuve autorisés en France – sans compter ceux qui n’ont pas obtenu d’autorisation – dont seulement dix représentent à eux seuls plus de 70 % de la surface plantée en vignes et sont à l’origine de 80 % de vins produits… » Plus loin : ‘Peu de cépages sont  réellement utilisés (…) On estime que vingt cépages font 90 % des vins… contre 53 % (…) en 1958″.

 

Parmi les causes de la diminution de cette diversité,  les appellations et leurs cahiers des charges. Un exemple ? Cahors.

 

En 1951, un arrêté fixe les conditions d’attribution du label V.D.Q.S. aux vins de Cahors. Sont acceptés les cépages suivant :

  • auxerrois (ou malbec) : 70 % minimum,

(plants complémentaires : )

  • dame noire,
  • mauzac,
  • sémillon,
  • gamay du Lot,
  • Valdiguié (ou gros auxerrois).

En 1966 sont modifiés les conditions d’attribution du label V.D.Q.S. :

  • cépage principal dans la proportion minimum de 70 % : cot
  • cépages d’appoint dans la proportion maximum de 30 % : jurançon rouge, merlot rouge, abouriou, tannat et syrah, ces deux derniers ne pouvant représenter que 10 % au maximum de l’encépagement.

1971 : Cahors obtient l’A.O.C. aux conditions suivantes :

  • cot (ou malbec) dans une proportion minimum de 70 %,
  • cépages d’appoint dans une proportion maximum de 30 % :
    • jurançon rouge,
    • merlot rouge,
    • tannat,
    • syrah (ces deux derniers ne pouvant constituer ensemble que 10 % au maximum).

Les conditions d’encépagement sont modifiées en 1979 :

  • Cépage principal dans la proportion minimale de 70 % : cot,
  • Cépages secondaires dont l’ensemble ne peut dépasser la proportion maximale de 30 % :
    • jurançon noir dont la proportion est limitée à 10 % à partir de la récolte 1990,
    • merlot noir et tannat, la proportion de chacun de ceux-ci ne devant pas dépasser 20 % de l’encépagement.

En 1992, les règles s’avèrent désormais les suivantes :

  • 70 % malbec minimum,
  • 30 % maximum merlot et/ou tannat (11), les vignes plantées en jurançon noir n’ayant plus droit à l’A.O.C. à partir de la récolte 1996.

Pour en terminer : statu quo lors des modifications de 2009 et 2011.

 

Qui a écrit que la notion de cépage est indissolublement liée à celle de terroir au sens large ?

 

Pour la partie centrale du livre, le plan se déroule quasi systématiquement suivant le triptyque cépage/vigneron/cuvée.

La sélection des raisins présentés – dont je vous livre le détail ci-dessous avec quelques synonymes ou autres graphies – ne doit pas masquer que la publication en évoque incidemment bien d’autres :

  • Abouriou
  • Aligoté doré
  • Altesse
  • Aramon
  • Arbane
  • Arrouya
  • Aubun
  • Beurot/pinot gris
  • Brachet
  • Camaraou
  • Carignan noir et blanc
  • Carmenère
  • Castets
  • César/romain
  • Chatus
  • Cinsaut/cinsault
  • Clairette du Languedoc
  • Corbeau/douce noire
  • Counoise
  • Duras
  • Dureza
  • Enfariné
  • Erremaxaoua
  • Etraire de l’Aduï/étraire de la Duy
  • Fer servadou/pinenc/braucol
  • Fié gris/sauvignon gris
  • Genouillet
  • Gouais
  • Grolleau (de Cinq-Mars)
  • Loin de l’œil/l’en de l’el/ l’en de lehl
  • Mailhol noir, gris et blanc
  • Mancin
  • Manseng noir
  • Mauzac blanc
  • Mollard
  • Mondeuse blanche, grise ou noire
  • Mornen
  • Négrette
  • Œillade
  • Ondec
  • Orbois/arbois/verdet/menu pineau
  • Persan
  • Petit meslier
  • Petit verdot/lambrusquet
  • Pineau d’Aunis/chenin noir
  • Piquepoul blanc/picpoul
  • Ploussard/poulsard
  • Prunelard/prunelart
  • Ribeyrenc noir, blanc, gris et rose/rivairenc/aspiran
  • Romorantin
  • Savagnin rosé/klevener de Heiligenstein
  • Sylvaner
  • Terret blanc, gris et noir
  • Tibouren
  • Tressallier/sacy

 

Trois exceptions dans cet exposé particularisé, pour une approche plus globale :

  • Cépages rares parmi les 13 reconnus en Châteauneuf-du-Pape,
  • La complantation et le vignoble alsacien,
  • Les cépages corses et la ‘riacquistu’ (01).

 

Je vous livre une brève sélection de quelques vigneron(ne)s :

  • La négrette du château Plaisance ‘Tot Çò Que Cal’,
  • l’abouriou du château Lassolle (Stéphanie Roussel) ‘Le Rouge qui Tache’ ,
  • La Sorga (Antony Tortul) ‘Ah(!) Ramon(!)’,
  • Lise et Bertrand Jousset  pour leurs cuvées ‘(Macération de) Menu Pineau’,
  • Domaine Ledogar (Xavier et Mathieu Ledogar) ‘Carignan Blanc’,
  • Domaine du Cellier des Cray (Adrien Berlioz) ‘Octavie’ 100 % persan,
  • le romorantin de Brendan Tracey.

 

Cette ‘Rencontre’ se révèle documentée, instructive sous bien des aspects, notamment dans ses ‘éclairages liminaires’. La voilà glissée dans ma bibliothèque, à portée de main.

 

En synthèse : buvez singulier ! Buvez inusité !

 

Olivier Mercier.

 

(01) C’est-à-dire ‘réappropriation’.

 

A la rencontre des cépages modestes & oubliés – L’autre goût des vins, sous la direction d’André Deyrieux, éd. Dunod, collection ‘Hors collection’, octobre 2016, 228 pages.

Association des Rencontres des Cépages modestes

Site : http://rencontres-des-cepages-modestes.com/

Courrier électronique : cepages.modestes@gmail.com

Page FaceBook: https://www.facebook.com/Rencontres-des-c%C3%A9pages-modestes-224636890922595

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Le domaine de Brescou (côtes de Thongue/Languedoc).

A apprécier sans cérémonial ou décorum.

Le vignoble des Côtes de Thongue s’étend sur 23 villages (14 à l’origine) situés dans le triangle Faugères-Pézenas-Béziers, occupant le bassin versant de la Thongue, affluent de l’Hérault. Il est implanté sur les premiers contreforts des Cévennes, consistant en un enchaînement de petites collines appelées localement « puechs » ou « pechs ».

En 2017, l’appellation compte 7 caves coopératives, 65 domaines particuliers et 16 négociants, pour une production  de l’ordre de 54 à 60.000 hectolitres.

 

Côtes de Thongue se voit reconnue en vin de pays par décret du 5 avril 1982.

En voici brièvement les données essentielles :

  • Elle est réservée aux vins tranquilles, vins mousseux de qualité et vins de raisins surmûris rouges, rosés, blancs.
  • Cette indication géographique protégée peut être complétée par la mention «primeur »  ou encore le nom d’un ou de plusieurs cépages.
  • La mention « primeur » concerne les seuls vins tranquilles.
  • La mention d’un à plusieurs cépages est permise aux vins tranquilles, vins mousseux de qualité et vins de raisins surmûris.

A propos de cépages, 110 au total sont reconnus (01) ! On y trouve quelques surprises. Il en est même qui me sont totalement inconnus, je l’avoue.

 

36665806_1860484757341589_7152100805405835264_nDevant en principe bénéficier d’un label en agriculture biologique en 2019, le domaine de Brescou pratique actuellement la lutte raisonnée sous le label ‘Terra Vitis’, lequel préconise entre autres « (…) la protection des ressources naturelles (laquelle) est l’un des enjeux majeurs » : aussi ici l’on a recours à des panneaux solaires photovoltaïques pour une auto-suffisance intégrale et trois jours d’autonomie.

‘Terra Vitis’ incite également à la « (…) transparence à tous les étages » : en l’occurrence, ici, toutes les étiquettes des vins testés mentionnent leurs doses respectives de SO2 maximales.

 

Il est temps de passer à la dégustation. Soit successivement cinq I.G.P. Côtes de Thongue et une A.O.P. Languedoc. Plus précisément : deux blancs, un rosé, trois rouges.

A noter que pour des raisons de fluidité de la lecture, les considérations techniques (culture, vinification, bouchage…) ont été renvoyées en bas de page.

  • Mosaïque 2015. Un nez aux notes de fruits blancs sucrés, exotiques, un peu anisé. Plus de rectitude en bouche serait appréciable : aussi s’accorde-t-il bien avec une verrine à base de pomme verte laquelle apporte de l’acidité. Un vin d’apéro sans chichi. A maturité.
  • Blanc 2016. Ne diffère guère du premier si ce n’est par les senteurs : poire, amande amère.
  • Fleur d’Eté 2017.  A nouveau des fruits sucrés, exotiques (grenade, kiwi, litchee). Réservé aux amateurs de rosés de type demi-sec. A maturité.
  • Terra Sanguina 2015. Les narines frétillent : fruits noirs, troussepinette, rafle, voire ventre de coccinelle. Le palais s’avère plutôt fluide. Bref, un vin immédiat qui accompagnerait bien sur une viande grillée au barbecue. A maturité.
  • Syrah 2016. Ici, tout est soutenu, qu’il s’agisse de la robe, des flaveurs (jujube, réglisse). Finale sur la rondeur. A maturité jusque 2020/2021.
  • Château de Brescou 2014. On passe de la mention ‘domaine’ à celle de ‘château’. De plus, la bouteille est lourde : une Bordelaise à l’ancienne, à l’épaule large. Doit-on s’attendre à un vin de type Parker ? Que nenni. Ni sensation barriquée ou confiturée, ni surmaturité. La robe se montre étonnamment légère. Le nez – évolutif – étonne : loukoum, pâtes de fruits, (bonbon ‘tutti frutti’ à la) fraise, sucre semoule ; réglisse, végétal. Peu de matière. L’effet millésime me glisse-t-on dans l’oreillette… Cette cuvée se marie bien avec la charcuterie et les fromages. A maturité.

 

De manière globale, les cuvées testées apparaissent conçues pour plaire à une large clientèle. A apprécier sans cérémonial ou décorum.

 

Olivier Mercier :

 

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Mais encore : n’hésitez pas – à quelques kilomètres de là – à visiter la magnifique ville de Pézenas,  ses hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème siècles et ses boutiques d’artisanat.

 

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(01) Alicante Henri Bouschet N, Alphonse lavallée N, Altesse B, Alvarinho B, Aramon blanc B, Aramon gris G, Aramon N, Aranel B, Arinarnoa N, Arvine B, Aubun N, Auxerrois B, Baco blanc B, Bourboulenc B, Cabernet franc N, Cabernet-Sauvignon N, Caladoc N, Cardinal Rg, Carignan blanc B, Carignan N, Carmenère N, Chardonnay B, Chasan B, Chasselas B, Chasselas rose Rs, Chambourcin N, Chenanson N, Chenin B, Cinsaut N, Clairette B, Clairette rose Rs, Clarin B, Colombard B, Couderc noir N, Cot N, Counoise N, Danlas B, Egiodola N, Fer N, Gamay N, Gamay de Chaudenay N, Gewurztraminer Rs, Grenache blanc B, Grenache gris G, Grenache N, Gros Manseng B, Jurançon blanc B, Landal N, Listan B, Lival N, Lledoner pelut N, Macabeu B, Maréchal Foch N , Marsanne B, Marselan N, Mauzac B, Meunier N, Merlot N, Mondeuse N, Morrastel N, Mourvèdre N, Müller-Thurgau B, Muscadelle B, Muscardin N, Muscat à petits grains blancs B, Muscat à petits grains rouges Rg, Muscat à petits grains rosés Rs, Muscat d’Alexandrie B, Muscat de Hambourg N, Négrette N, Nielluccio N, Petit Manseng B, Petit Verdot N, Picardan B, Pinot noir N, Pinot gris G, Piquepoul blanc B, Piquepoul gris G, Piquepoul noir N, Parellada B, Plant droit N, Portan N, Ravat blanc b, Rayon d’or B, Riesling B, Rivairenc
blanc B, Rivairenc N, Roussanne B, Rubilande Rs, Savagnin Rose Rs, Sauvignon blanc B, Sauvignon gris G, Sciaccarello N, Sémillon B, Servant B, Seyval B ; Sylvaner B, Syrah N, Tannat N, Tempranillo N, Terret blanc B, Terret gris G, Terret noir N, Ugni blanc B, Valérien B, Vermentino B, Villard blanc B, Villard noir N, Viognier B, Verdelho B.

 

Considérations techniques :

Indication Géographique Protégée Côtes de Thongue blanc :

* Mosaïque :

  • Cépages : chardonnay 65 %, viognier 35 %
  • Terroir : argilo-sablo-limoneux
  • Fermentation en barriques neuves
  • Bâtonnage sur lies pendant 2 mois pour une partie du chardonnay
  • Vinification en cuve avec fermentation lente à 16° C pour le viognier
  • Élevage : dégazage naturel lent
  • SO2 inférieur à 70 milligrammes/litre
  • Rendement : 45 hectolitre/hectare
  • Alcool : 13 %
  • Capsule à vis

* Blanc :

  • Cépages : grenache blanc 50 %, marsanne 20 %, roussane 20 %, clairette 5 %, bourboulenc 5 %
  • Terroir : argilo-graveleux et sablo-limoneux
  • Pressurage direct
  • Fermentation alcoolique lente à 16° C partiellement en fûts de chêne neuf de 500 litres
  • Elevage : dégazage naturel lent
  • Passage en fûts de chêne (1 à 3 ans) de 500 litres
  • SO2 inférieur à 70 mg/l
  • Rendement : 40 hl/ha
  • Alcool : 13 %
  • Bouchon en liège

Indication Géographique Protégée Côtes de Thongue rosé :

* Fleur d’Eté :

  • Cépages : grenache 63 %, pinot noir 37 %
  • Terroir : argilo-sablo-limoneux et graveleux
  • Vinification traditionnelle
  • Pressurage direct
  • Fermentation alcoolique lente à 16° C
  • Élevage : dégazage naturel lent
  • Sucres résiduel inférieurs à 5,8 grammes/litre
  • SO2 inférieur à 75 mg/l
  • Rendement : 45 hl/ha
  • Alcool : 14 %
  • Capsule à vis

Indication Géographique Protégée Côtes de Thongue rouge :

* Terra Sanguina :

  • Cépages : syrah 20 %, cabernet sauvignon 40 %, merlot 40 %
  • Terroir : argilo-sablo graveleux et limoneux ; croupe graveleuse pour la syrah
  • Vinification traditionnelle
  • Egrappage
  • Pas de foulage
  • Macération avec contrôle des températures durant 2 à 5 semaines
  • Élevage : court, en fût de chêne non neuf
  • Non filtré
  • SO2 inférieur à 70 mg/l
  • Rendement : 45 hl/ha
  • Alcool : 14 %
  • Capsule à vis

* Syrah :

  • Cépage : syrah 100 %
  • Terroir : argilo-calcaire sur une croupe graveleuse
  • Vinification : traditionnelle
  • Egrappage
  • Macération courte
  • Élevage : en cuve
  • SO2 inférieur à 60 mg/l
  • Non filtré
  • Rendement : 40 hl/ha
  • Alcool : 13,5 %
  • Bouchon en liège

Appellation d’Origine Protégée Languedoc rouge :

Château de Brescou :

  • Cépages : grenache 70 %, carignan 20 %, syrah 10 %
  • Terroir : argilo-sablo limoneux et graveleux
  • Vinification : traditionnelle
  • Egrappage
  • Macération moyenne (15 jours)
  • Élevage : 12 mois en fûts de chêne (1 à 3 ans) de 225 litres
  • Vin non filtré
  • Rendement : 40 hl / hectare.
  • SO2 inférieur à 70 mg/l
  • Alcool : 13 %
  • Bouchon en liège

 

Coordonnées :

Domaine de Brescou

Lieu-dit Brescou

Route de Margon (D 30E2) à 34290 Alignan du Vent

(L’entrée est signalée notamment par un pressoir rouge. Engagez-vous y jusqu’au bout)

Téléphone. : +33(0)4 67 24 96 66
Téléfax  : +33(0)4 67 24 96 29

Site : http://www.brescou.com/
Courriel : info@brescou.com

Page FaceBook : https://www.facebook.com/domaine.brescou/

Horaires du caveau  :
13h30 – 17h30 du lundi au vendredi
ou sur rendez-vous par téléphone.

 

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