Domaine les Terres Promises cuvée « l’apostrophe » Coteaux Varois en Provence rosé 2017.

Une apostrophe qui vous interpellera, mais de délicate manière.

Transportons-nous dans la région naturelle de la « Provence calcaire » au pied du massif de la Sainte-Baume, caractérisée non seulement par son sol (01) mais également par son climat plus continental, plus frais.

 

L’ Appellation d’Origine Contrôlée Coteaux Varois en Provence se décline uniquement en vins tranquilles blancs, rosés ou rouges (02).

L’encépagement des vins rosés ? Voici :

  • cépages principaux : cinsaut, grenache noir, mourvèdre, syrah,
  • cépages accessoires : cabernet-sauvignon, carignan et tibouren noir.

L’assemblage des rosés se compose au moins de deux cépages dont au moins un des cépages principaux. La proportion de l’encépagement principal est supérieure ou égale à 50 % de l’assemblage.

 

Jean-Christophe Comor travaille en agriculture biologique (FR-BIO-01).

 

La cuvée « l’apostrophe » (13.5 %) est – sauf erreur – une pressée de cinsaut (45 %), grenache (25 %) et carignan (30 %).

 

Le nez oscille entre pomme et agrumes.

La bouche désaltère : sèche, vive, bien structurée car acidulée (citron, pamplemousse).

Sur le fruit. Tout en fraîcheur. Que désirer de plus à l’ombre, protégé du cagnard ?

 

Une apostrophe qui vous interpellera, mais de délicate manière.

 

Olivier Mercier.

 

P.S. : si, du même domaine, il vous est loisible de goûter la cuvée «à bouche que veux-tu » vin de pays de la Sainte Baume blanc 2017 (cépages ugni blanc et rolle – 13,5 %), là aussi n’hésitez pas !  Voilà qui – si besoin est – vous en mettra au cœur.

 

Coordonnées :

S.A.R.L. les Terres Promises – Jean-Christophe Comor.
Chemin de la Persévérance à 83136 La Roquebrussanne
Téléphone : +0033 (0) 6 81 93 64 11
Courriel : jean-christophe.comore@wanadoo.fr ou jccomor@lesterrespromises.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/jeanchristophecomor.terrespromises

 

N.B. : les vins ont été goûté et/ou achetés chez Paul et Patricia Sirvent du ‘Gré du Vin’ à Lille, déjà évoqué par mes soins par ailleurs et en d’autres temps.

 

logo

 

(01) Plissements (argilo-) calcaires.

(02) Production : rosé 85 à 90 %, rouge 7 à 12,5 %, blanc 2,5 à 3 %.

Fattoria Moretto –  D.O.P. Lambrusco Grasparossa di Castelvetro.

De belles bulles rouges !

Le moins que l’on puisse dire est que le Lambrusco n’a pas toujours bonne presse. Un vin italien, déjà ! Rouge pétillant en sus !! Sucraillon qui plus est !!! C’est tout dire…

Passez votre chemin.

 

Nous voila en Emilia-Romagna, dans le sud de la région de Modena.

Lambrusco Grasparossa di Castelvetro y bénéficie d’une Denominazione di Origine Controllata (D.O.P., soit une A.O.C.) uniquement pour les vins rosso (rouge) et rosato (rosé) élaborés soit comme frizzante, soit comme spumante. (01)

Le cépage lambrusco grasparossa intervient dans sa composition à raison de 85 % minimum.  Les raisins des autres lambruschi (02) et le malbo gentile, seuls ou conjointement, jusqu’à un maximum de 15%, peuvent contribuer à la production.

Les vins doivent être obtenus en utilisant soit :

  • la fermentazione/rifermentazione naturale in bottiglia (fermentation / refermentation naturelle en bouteille) ou encore
  • la fermentazione/rifermentazione nature in autoclave (fermentation / refermentation naturelle en autoclave). (03)

En 2015, 913 hectares produisaient 108.274 hectolitres.

 

La fattoria Moretto s’établit en 1971. La troisième génération œuvre actuellement.

Les premières démarches en agriculture biologique sont entreprises dès 1995. Actuellement, l’ensemble du domaine est en bio (certification ICEA).

A l’origine était utilisé pour la prise de mousse la fermentation naturelle en bouteille. Fin des années ’90 succéda la méthode Charmat ou Martinotti et ce désormais pour l’ensemble de la production.

 

Deux cuvées non millésimées nous ont été proposées : Semprebon (10,5 %) et Monovitigno (14 %).

Voici leurs points communs :

  • Cépage : 100 % lambrusco grasparossa,
  • Vendanges : manuelles,
  • Levures : indigènes,
  • Prise de mousse : longue (2 mois),
  • Fermentation : à température contrôlée pendant 6 à 8 jours,
  • Effervescence : frizzante.

Pour les distinguer, commençons par Semprebon :

  • Type : rosso amabile (rouge doux),
  • Parcelles : trois distinctes,
  • Sol : calcaire, argile et grès,
  • Altitude : 150 mètres.

Quant à Monovitigno :

  • Type : rosso secco (rouge sec),
  • Age des vignes : plus de 45 ans,
  • Parcelle : unique,
  • Sol : 30 % limon et 70 % argile légère,
  • Altitude : 230 mètres.

 

Reste à goûter.

Semprebon, à la robe cassis, se montre bien équilibré, avec des notes de fruits rouges et noirs finalisées par une longueur inattendue.

Monovitigno affiche une robe noire à la mousse violette persistante. Elle se révèle au nez d’un fruité délicat, discret, aux nuances de mûres. Le palais sans excès de douceur, voire vif, se livre avec juste ce qu’il faut de sécheresse végétale pour conférer de la tonicité. Ma foi, tout ceci devrait bien accompagner un plat de charcuterie.

 

Pour me faire boire de tels Lambruscos (05), il ne faudra pas me brusquer ! Acquis d’avance.

 

Olivier Mercier.

 

N.B. : les vins ont été dégustés notamment à l’occasion du salon ‘Gastronomia Italia’ organisé par Roberto et Lorena d’Annunzio le 27 janvier 2018. A été à cette occasion, goûté du même domaine la cuvée non millésimée pignoletto (04) bianco secco frizzante (blanc sec pétillant). Frais, délicatement fruité, il est lui aussi d’un excellent niveau.

 

Coordonnées :

Azienda vitivinicola Fattoria Moretto (fattoria Moretto Società Semplice Agricola)
Altariva Fausto et Fabio
Adresse : via Tiberia 13/B à 41014 Castelvetro di Modena
Téléphone : +39 059 790183
Téléfax :  +39 059 790183
Site : http://www.fattoriamoretto.it/it/home/
Courriel : info@fattoriamoretto.it
FaceBook : https://www.facebook.com/cantinafattoriamoretto/

 

(01) Un vin frizzante est finalisé par une surpression en bouteille entre 1,5 à 2,5 bars (c’est donc un vin pétillant), alors que le spumante  l’est par une surpression supérieure à 3 bars (soit un vin mousseux).

(02) Il y a pléthore de sous-variétés de ce plant. J’ai – sauf erreur ou omission – pointé pour la région de Modena : lambrusco barghi, lambrusco salamino, lambrusco di sorbara, lambrusco marani, lambrusco maestri, lambrusco montericco, lambrusco oliva, lambrusco viadanese, lambrusco a foglia frastagliata.

(03) La (ri)fermentazione naturale in bottiglia est aussi appelée fermentazione in bottiglia secondo il metodo tradizionale/(fermentation en bouteille selon la méthode traditionnelle), metodo tradizionale (méthode traditionnelle), metodo classico (méthode classique) ou encore metodo tradizionale classico (méthode traditionnelle classique) . Elle correspond à la méthode dite champenoise. Pour ce qui est de la cuve close, dite italienne ou Martinotti, la prise de mousse ne se réalise pas en bouteille mais dans une cuve sous pression (autoclave). Le vin tranquille déjà fermenté, auquel on a ajouté du sucre et des levures, est placé dans une cuve fermée, étanche à la pression et thermo-régulée pour y connaître une seconde fermentation. Le Piémontais Federico Martinotti inventa cette méthode en Italie en 1895. Elle est identique à celle mise au point en 1907 par Eugène Charmat.

(04) Le pignoletto correspond au cépage grechetto gentile.

(05) Lambrusci ?

 

26992006_821651778041653_1453644007580268237_n

 

 

 

 

 

 

Brasserie Nectar Bohème (Pottes – Belgique).

Une nouvelle micro-brasserie toute en promesse.

 

Nectar. Le plaisir.

Bohème. Le voyage. Celui des brasseurs. Vers d’autres lieux, certes. Mais aussi vers d’autres saveurs.

 

Les locaux sont implantés dans la campagne  de Celles-en-Hainaut (région wallonne).

 

Arnaud Rasson et Stéphane Renard firent connaissance sur les bancs de la première fournée de formation à la micro-brasserie organisée par la Foclam/Ifapme de Tournai. Ils suivent par ailleurs l’un et l’autre une multitude de formations dans les domaines les plus variés.

Leur projet lancé fin  de l’été 2015, la société voit le jour en janvier 2017.

Ils s’installent dans un ancien hangar à pomme de terre par eux essentiellement transformé, avec l’aide locale.

Il leur a fallu franchir bien des écueils que sont notamment les règles d’urbanisme, de sécurité, quant aux accises, la sécurité ou encore l’Afsca

L’intégralité du  matériel de brassage –  neuf –  importé d’Italie, la concrétisation intervient en mai 2018.

 

La volonté est là de travailler autant que faire se peut – tout étant une question de coût – dans une optique d’agriculture biologique, et ce en circuit court (voir ci-après).

 

Sont brassées (à raison de 900-950 litres) des bières à l’ancienne (élaborées uniquement avec des houblons européens) de haute fermentation avec garde minimum de trois semaines.

A défaut d’autre solution , est utilisée l’eau de distribution courante pompée sur la nappe phréatique locale.

Les malts d’orge et de froment  de cultures belge et française se voient transformés à la Malterie du Château (Beloeil).

Les houblons  cultivés en agriculture raisonnée chez Luc Lagache (Comines-Warneton). et conditionnés en pellet (et non en cône) sont mis sous vide pour éviter toute altération.

Les épices sont issues de préférence de l’agriculture biologique soit en Union Européenne soit hors Union.

Les levures lyophilisées sélectionnées pour les bières de haute fermentation  traversent la frontière franco-belge (Lesaffre à Marcq-en-Baroeul).

Pas de filtration. Pas de pasteurisation.

A la refermentation naturelle en bouteille de trois semaines en succèdent trois autres pour une maturation supplémentaire.

Les bouteilles sont fabriquées à Malines et les cartons auprès de Lammerant (Leuze-en-Hainaut).

 

DSCN1974.JPG

 

Trois bières composent  la gamme paysanne, en l’occurrence des bières typiquement belges, de ferme, de type « saison ». La brasserie se veut d’ailleurs la continuité d’une exploitation agricole.

Pour ce qui est du voyage, voilà d’où l’on vient.

Une seule bière rentre actuellement dans la gamme bohème. Elle ne  relève d’aucun style particulier. Cette création toute personnelle raconte des paysages, des séjours, des rencontres. Pour ce qui est du voyage :  voilà où  l’on est allé.

Et ou l’on pourrait aller. Car à l ‘avenir, des bières qui pourraient être élaborées avec des houblons hors Union Européenne, s’ouvriront  vraisemblablement vers d’autres lieux, cultures voire personnes.

 

Cinq autres bières sont d’ailleurs en projet…

Mais quelles sont les brassins actuels aux étiquettes (qui sont autant de « fenêtres ») et noms évocateurs ?

 

DSCN2022

 

  • « la Rose des vents »

Bière blonde

Ingrédients : eau, malts d’orge, houblons, sucre, levure

4,5 % Vol. Alc.

I.B.U (01). : 20

Le point de départ de votre découverte : une bière d’appel. De soif, non élitiste, elle est brassée entre une pils et une « saison ».

 

  • « à la Belle Saison »

Bière blonde

Ingrédients : eau, malts d’orge, malts de froment, houblons, sucre, levure

5,5 % Vol. Alc.

I.B.U. : 30

A dominante herbacée. Printanière.

 

  • « Douceur Paysanne »

Bière blonde

Ingrédients : eau, malts d’orge, malts de froment, houblons, sucre, levure

6,5 % Vol. Alc.

I.B.U. : 10

Des notes délicates, miellées, qui devraient plaire à ceux que l’amertume rebute. Mesdames ? Mesdemoiselles ?

 

  • « Mémoire des Clans »

Bière ambrée

Ingrédients : eau, malts d’orge (dont malt d’orge fumé à la tourbe écossaise), houblons (dont un anglais), sucre, levure

6,5 % Vol. Alc.

I.B.U. : 25

Soit vous la siroterez devant votre feu ouvert le moment venu, soit elle accompagnera votre repas.

 

Voici un projet global  mûrement réfléchi, et ce dans les moindres détails.

Des bières qui ont un vécu à transmettre. Mais qui aussi – et sans doute surtout – vous invitent à effectuer  votre propre voyage. Voilà pourquoi les étiquettes ne portent aucune indication quant au  type de bière. Pas de catégorisation  renseignée. Dès lors, pas d’influence.  Juste le souhait d’un  ressenti spontané, propre au consommateur.

 

A découvrir donc, et dans tous les sens du terme.

 

 

Olivier Mercier.

 

32164435_1507073979419779_648918091832492032_o

 

Coordonnées :

Brasserie Nectar Bohème S.P.R.L.
Rue de la Gare, 3A à 7760 Pottes (Belgique).
Téléphone : +33 (0) 69.85.86.13.
Site : http://www.nectarboheme.be/
Courriel : nectarboheme@gmail.com
Page FaceBook  : https://www.facebook.com/Nectar-Boh%C3%A8me-1507057522754758/

Visite :

Magasin ouvert du lundi au mercredi de 10 h à 16 h 30 et le vendredi de 10 h à 12 h. Fermé les jeudi, samedi et dimanche.

 

Quelques considérations autres :

  • Breuvages à conserver en position verticale, dans un endroit frais et à l’abri de la lumière, si possible à température de cave.
  • A consommer de préférence dans les deux ans de la mise.
  • Conditionnement : bouteille de 75 cl. capsulée non consignée.
  • Service : verre dit « plat cul « , verre  » tulipe » ou verre à vin sauf « Mémoire des Clans » pour lequel  est préconisé  le verre « tulipe » ou verre à vin. Un verre à pied de type ballon est actuellement à disposition.
  • Température de service : 8 à 10° sauf « Mémoire des Clans  » : 10 à 12°.
  • A noter que de par les conditions climatiques influant sur les matières premières, le goût peut évoluer légèrement d’un brassin à l’autre.

 

DSCN1971

 

(01) C’est la partie centrale poudreuse jaune de la fleur (la lupuline) qui confère à la bière son amertume laquelle se calcule en International Bitterness Unit (ou Unités Internationales d’Amertume) : plus l’I.B.U. est élevé, plus l’amertume est importante.

 

Azienda agricola Pantaleone Marche cuvée « Passerina » blanc 2016.

Ce vin de printemps s’appréciera lors les premiers beaux jours.

Dès le Xe siècle avant notre ère existent des traces certaines de viticulture et de vinification dans la région des Marches, importées par les colons grecs qui fondèrent la ville d’Ancône (sans oublier que durant  la même période, l’action des Etrusques s’avère très importante).

 

Passons de l’alpha à l’omega.

 

L’Indicazione Geografica Tipica (I.G.T., en l’occurence un vin avec Indication Géographique Protégée/I.G.P.) Marche voit le jour en 1995. Elle couvre l’ensemble du territoire administratif des provinces d’Ancône, Ascoli Piceno, Fermo, Macerata et Pesaro Urbino, et concerne une zone qui va de la zone côtière de la mer Adriatique jusqu’aux collines de moyenne altitude.

L’Italie a produit en 2014 44.200.000 hectolitres de vin. Dans les Marches, pour la même année, il s’agit de 915.000 hectolitres dont 169.000 en I.G.T. soit 18,5 %.

L’I.G.T. peut être suivie de la spécification de l’une des vignes ci-dessous pour autant que les vins soient composés d’au moins 85 % des dites vignes :

  • Alicante N.,
  • Barbera N.,
  • Cabernet franc N.,
  • Cabernet Sauvignon N.,
  • Chardonnay B.,
  • Ciliegiolo N.,
  • Fiano B.,
  • Grechetto B.,
  • Incrocio Bruni 54 B.,
  • Malvasia bianca di Candia B.,
  • Merlot N.,
  • Moscato bianco B.,
  • Passerina B.,
  • Pinot bianco B.,
  • Pinot grigio G.,
  • Rebo N.,
  • Riesling B.,
  • Sangiovese N.,
  • Sauvignon B.,
  • Syrah N.,
  • et Trebbiano toscano B.

 

Elles peuvent contribuer, seules ou conjointement, à la production des vins mentionnés ci-dessus, les cépages identiques cultivés dans la région des Marches pouvant être assemblés avec un maximum de 15 %.

 

D’un nom évoquant un petit oiseau, la passerina – d’origine par ailleurs incertaine – est considérée comme un cépage autochtone du centre-est de la péninsule (Abruzzes/Marches/Ombrie/Latium).

Ce raisin blanc – très fertile et productif — se caractérise donc par un rendement élevé. Aussi porte-t-il le sobriquet de « Pagadebiti » (qui paie les dettes), « Cacciadebiti » (qui chasse les dettes) ou encore « Scacciadebiti » (qui libère des dettes) (01).

 

L’azienda Pantaleone est une petite entreprise familiale située à 5 kilomètres d’Ascoli Piceno.

Les vignes (quelques 13 hectares) et la cave sont implantées dans une vallée à une altitude d’environ 450 mètres, sorte de petit amphithéâtre exposé sud-est.

Le choix de la gestion biologique a été ressenti dès le début comme primordial. La production porte d’ailleurs le label agriculture biologique IT-BIO-004.

 

C’est la cuvée I.G.T. Marche 2016 (13°) composée intégralement de la passerina qui retiendra notre attention.

La robe dorée incite à découvrir les senteurs qui s’avèrent délicates : florales essentiellement, elles sont évolutives : herbe, bois vert, abricot sec, angélique confite. Sapide, le vin émoustille par sa tendreté (si mes notes de dégustation sont exactes, les baies ont connu un passerillage) qui, longue, se termine sur une délicate minéralité.

 

Déjà à parfaite maturité, ce vin de printemps s’appréciera contemplant sur sa terrasse lors les premiers beaux jours.

 

Olivier Mercier.

 

(01) Il correspondrait au cépage connu en Corse sous le nom de « Pagadebito », « Pagadebitu ».

 

Extraits de l’un ou l’autre guide :

  • Gambero Rosso 2018 : mêlant vigueur et fluidité. Vin de très bon à excellent dans sa catégorie, outre un rapport qualité-prix particulièrement favorable.
  • Vinibuoni d’Italia 2018 : à boire pouvant quel que peu attendre. Vin d’une complète expression du cépage, avec un rapport élégance, finesse, consistance et équilibre digne d’intérêt. Un vin excellent, à conseiller dans l’absolu. Délicieux.

 

P.S. :

Les vins ont été dégustés notamment à l’occasion du salon ‘Gastronomia Italia’ organisé par Roberto et Lorena d’Annunzio le 27 janvier 2018. On été à cette occasion, goûtés du même domaine :

  • Atto 1 : Marche Sangiovese 2015. Construit, mais sur la délicatesse.
  • Onirocep : Denominazione di Origine Controllata Falerio 2016 (pour le cépage : placez un miroir à côté de l’étiquette). Très plaisant.
  • Sipario : Marche rouge 2013 sans indication de cépage. Superbe.

 

Coordonnées :

Azienda vitivinicola Pantaleone (Federica Pantaloni)

Frazione Colonnata Alta, 118 à 63100 Ascoli Piceno.

Téléphone : + 39 (0)7 36 26 25 91

Mobiles : +39 347 87 57 476 – +39 320 83 11 560

Téléfax : +39 (0)7 36 26 25 91

Site : https://www.pantaleonewine.com/

Courriel : info@pantaleonewine.com

Page FaceBook : https://www.facebook.com/pg/Pantaleone-vini-159918080698680/about/

 

pantaleone-slider3

Bouchon le Mercière (Lyon).

Je ne pouvais pas ne pas y aller.  Je ne pouvais pas ne pas en parler.

Voici six ans que je me suis rendu pour la première fois à Lyon, et suis immédiatement tombé sous le charme.

Impensable de s’y rendre sans fréquenter un bouchon !

Conseil pris à l’époque sur les réseaux sociaux, l’on m’a renseigné le Mercière.

Situé dans une rue piétonne touristique dénommée rue… Mercière, l’établissement est un authentique bouchon lyonnais bénéficiant du label créé notamment par la Chambre de Commerce et d’Industrie locale afin de garantir une expérience authentique et de qualité.

 

L’ambiance est conviviale, affable. Le service s’avère optimal, professionnel et empressé.

 

La carte nous remise décline la mention cuisine ‘fait maison‘.

 

Pour patienter l’on apporte quatre raviers : pomme de terre moutarde et cervelas, haricots blancs coco moutarde, lentilles et terrine de porc, le tout accompagné de pain et d’un succulent beurre Bordier ‘Esprit de Beurre’ Beurre de baratte demi-sel.

En entrée : des œufs en meurette de Morgon (10 euros). Rien à redire : c’est plus que bon.

Pour elle : quenelle artisanale de brochet sauce Nantua, épinards (17,80 euros). Pour moi  : andouillette tirée à la ficelle (100 % fraise de veau de chez Bobosse) et pomme paillasson (18.50 euros. Pour nous deux : que du bonheur dans les assiettes.

Si la cuisine lyonnaise y tient le haut du pavé  (petit saucisson chaud, saucisson truffé, tablier de sapeur, cervelle de canut,…), on y décline également une cuisine traditionnelle française.

Le dessert sera donc une crème brûlée à la Chartreuse verte (5, 90 euros) parfaitement exécutée.

Une Chartreuse jaune finalisera le repas (8 euros).

 

La carte des vins – dédiée uniquement à la France et principalement aux appellations de la région – se dévoile éclectique. Essentiellement classique, elle reprend une belle sélection en agriculture raisonnée, biologique ou biodynamique. On y retrouve des flacons de Pierre et Catherine Breton ou de Jean-François Ganevat entre autres. J’ai le souvenir d’un excellent Morgon 2011 de feu Marcel Lapierre !

A noter : pas mal de fillettes.

L’apéritif s’est déroulé autour d’une demi-bouteille de Saint-Véran vieilles vignes ‘En Avonne’ de Jean Rijckaert 2014 (27 euros). Interlope. Dispensable.

Pour le surplus du repas, ce fut un délice que le Morgon P.U.R. ‘Les Charmes’ 2015 (25 euros). Tout en fruit mais avec de la structure. Glou !

 

Et donc, que conclure de tout cela ? Bon voire très bon rapport qualité/prix confirmé lors de chaque visite.

 

On sort de là en se pourléchant les babines. Que demander de plus ?

Ce n’est pas sans raison qu’on y retourne quasi à chaque déplacement dans  l’ancienne capitale des Gaules.

Incontournable en quelque sorte.

 

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 25 mars 2018.

 

Coordonnées :

Le Mercière
56, rue Mercière à 69002 Lyon
Téléphone : +33 (0) 4 78 37 67 35
Téléfax : +33(0)4 72 56 06 48
Page FaceBook : https://www.facebook.com/lemerciere/
Ouvert tous les jours.

 

logo