Cave à manger Le Bonheur poursuit son cours (Vaison-la-Romaine).

Simplicité. Générosité. Qualité.

Le Bonheur… s’offre à vous depuis trois ans, au centre de Vaison-la-Romaine, à côte de l’hôtel de ville.

Martine et Jean Pierre Magand dirigent ce restaurant d’une vingtaine de couverts, également bistro-cave à vins. Deux constantes : bouteilles à tout le moins en agriculture raisonnée et produits frais.

La cuisine française se détaille à l’ardoise : courte (une dizaine de plats faits maison, logo à l’appui), simple, goûteuse et copieuse.

S’associent bons conseils et échanges intéressants quant aux vins vendus au verre ou à la bouteille. Le couple travaille d’ailleurs en direct avec les vignerons pour une centaine de références axées sur la vallée du Rhône bien entendu (cela tombe bien car on est là pour découvrir un peu plus cette région !), la France pour le surplus. Et un seul vin italien un peu perdu.

Le service s’avère accueillant, souriant et attentionné.

 

Retour en arrière et première visite en 2017 avec alors déjà un goût de reviens-y…

 

Sur la table : côte de veau (20 euros), omelette (12 euros) et saveurs de fraises (12 euros).

Mais aussi – et surtout – dans les verres un vigneron dont j’avais entendu bien souvent parler – il travaille en cosmoculture – mais jamais dégusté : domaine Philippe Viret (Saint-Maurice-sur-Eygues) ‘Dolia Le Paradis’ vin de France rouge 2012 (55 euros). L’assemblage ?  50 % grenache, 20 % syrah, 20 % mourvèdre et 10 % carignan. Le nom de la cuvée le laisse entendre : macération de plus de 3 mois et demi en amphore suivie d’une préparation à la mise bouteille un an après la récolte en contenant béton neutre. Un vin profond, extrait, opulent. Délectation !

 

14656301_212223105856207_6909770688330375950_n2018 : nous posons à nouveau nos valises à Vaison-la-Romaine. Sans hésiter : direction Le Bonheur…

 

Omelette au parmesan (11 euros), buratta, tomates et pancetta chaude (15 euros).

Le dévolu se porte sur le domaine la Luminaille (Rasteau) Côtes-du-Rhône blanc ‘2ème Né(z)’ 2016 (12 euros). Une clairette en agriculture raisonnée fraîche et délicate. Récemment repris, un domaine à suivre.

Je lorgne sur le verre de ma voisine et me laisse tenter par le domaine A. Berthet-Rayne  (Cairanne) ‘Calliope Vendange de Novembre ‘ vin de France blanc 2015 (6 euros le verre). Marsanne et roussanne par moitié en agriculture biologique avec un rendement moyen de 15 hectolitres à l’hectare. De type vendanges tardives bien entendu, une cuvée originale, sans excès de sucre.

 

Et comme on ne s’en lasse pas, on prolonge son séjour pour y retourner car l’expression ‘Ma langue me dit vas-y vas-y’ n’a jamais été aussi juste !

Onglet à l’échalote (20 euros), omelette à la truffe (14 euros), assiette de cinq fromages (11 euros).

Le domaine Wilfried ‘Septentrion’ Rasteau 2015 (19 euros) s’avère tout simplement savoureux !

L’un ou l’autre extra ?  Qui soit ! L’on n’a que le plaisir que l’on se donne…

Domaine de l’Anglore ‘Rocher d’Amande’ vin de France rouge 2017. Vinifiés et élevés par Eric Pffiferling avec les raisins de Thierry Forestier (Mont de Marie), carignan et aramon mènent à un jus fruité et gourmand.

Domaine Henri Milan ‘La Saco Noble Irago’ vin de France 2011. Un grenache blanc quelque peu botrytisé qui a connu un parcours particulier… Oxydatif. Salin. Sapide. Splendide !

 

Quittons le vin pour la bière et plus précisément la brasserie bio la Vieille Mule en Drôme provençale dont la blonde ‘Mule tombée du ciel’ s’apprécie grandement sous la touffeur vauclusienne.

 

Qu’en conclure ?  Simplicité. Générosité. Qualité.

On n’est pas bien là ??? O que si !!!

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visites des 14 juillet 2017, 06 et 10 juillet 2018.

 

N.B. : les prix s’entendent hors droit de bouchon. Comptez quelques sept euros en plus.

 

Mais aussi :

Pline l’Ancien dans son ‘Histoire naturelle’ (XIV, 83) écrivait : « L’ aigleucos des Grecs (ce qui signifie toujours moût) tient le milieu entre les substances douces et le vin ; il est dû au soin qu’on prend pour l’empêcher de fermenter (on appelle fermentation la transformation du moût en vin) : le moût tiré de la cuve et mis dans les pièces est plongé immédiatement dans l’eau, jusqu’à ce que le solstice d’hiver ait passé et que la saison des gelées soit venue.

Il y a aussi une espèce d’aigleukos naturel, qui est nommé doux par les habitants de la province de Narbonnaise et spécialement par les Vocontiens. Pour le faire on conserve longtemps le raisin sur pied, en tordant le pédicule de la grappe. D’autres fendent les sarments même jusqu’à la moelle ; d’autres font sécher le raisin sur des tuiles. Il n’y a que la vigne helvénaque qui soit employée à cet usage ».

Les Voconces forment une confédération de peuples gaulois entre Alpes et Rhône dont une des capitales fût l’antique Vasio devenue Vaison. Ceci pour signaler – au-delà de l’ancienneté de la présence du vignoble – que pas bien loin du Bonheur… vous pourrez visiter deux magnifiques sites archéologiques gallo- romains : Puymin (et son théâtre hémicycle du 1° siècle) et la Villasse.

 

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Coordonnées :

Adresse : 20, cours Taulignan à 84110 Vaison-la-Romaine
Téléphone : + 33 (0) 490 46 45 27
Portable : + 33 (0) 675 08 30 30
Site : http://www.lebonheurpoursuitsoncours.fr/
Courriel : lebonheurpoursuitsoncours@orange.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/pg/Le-bonheur-suit-son-cours-1468599103357056/about/?ref=page_internal

 

Horaires : les lieux sont ouverts du mardi au samedi midi et soir.

Conseil : mieux vaut téléphoner et réserver.

 

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L’A.O.C. Côtes du Rhône Villages Sablet (première partie).

Particularité géologique : Sablet doit son nom à des terrains sableux, des collines de safre.

Commençons par quelques dates clés :

– 1937 : un décret définit l’appellation contrôlée Côtes du Rhône.

– 1965 : le nom d’une commune peut être adjoint à celui de Côtes du Rhône, suivant conditions.

– 1966 : une première liste de communes est retenue.

– 1967 : elles ont le droit de s’adjoindre la dénomination Côtes-du-Rhône-Villages.

– 1974 : ajout de Sablet à la liste (01).

– 1999 : refonte de l’A.O.C. Côtes du Rhône Villages.

– 2009 : homologation du cahier des charges.

– 2011 : homologation du nouveau cahier des charges.

 

La dénomination géographique complémentaire « Sablet » est réservée aux vins tranquilles blancs, rosés ou rouges produits sur la seule commune de Sablet (nord du département du Vaucluse).

Les vins blancs sont issus des cépages suivants :

– cépages principaux : bourboulenc, clairette, grenache blanc, marsanne, roussanne, viognier,

– cépages accessoires : piquepoul blanc, ugni blanc.

Les vins rouges et rosés sont quant à eux élaborés au moyen des cépages ci-après :

– cépages principaux : grenache noir, mourvèdre, syrah,

– cépages accessoires : bourboulenc, brun argenté (02), carignan, cinsaut, clairette, clairette rosé, counoise, grenache blanc, grenache gris,  marsanne, muscardin, piquepoul blanc, piquepoul noir, roussanne, terret noir, ugni blanc, viognier.

Les vins rouges relèvent de l’assemblage d’au moins deux des cépages principaux, dont obligatoirement le cépage grenache, la proportion des cépages principaux devant être supérieure ou égale à 66 % de l’assemblage. Autrement dit : le cépage grenache est présent dans les assemblages en association avec les cépages syrah et/ou mourvèdre, l’ensemble des deux ou trois cépages principaux représentant au minimum 66 %.

Les vins blancs proviennent de l’assemblage de raisins issus majoritairement des cépages principaux.

 

La production ?  92 à 97 % en rouge, 2 à 7 % en blanc, 1% en rosé.

 

Le village de Sablet – au sud de Vaison-la-Romaine – domine la vallée de l’Ouvèze coulant à l’ouest. Au loin, le sommet de la montagne de Cheval Long (culminant à 428 mètres) annonçant les Dentelles de Montmirail dont les arêtes calcaires se dressent à moins de cinq kilomètres à l’est.

Le vignoble est contigu à Gigondas, séparés par le ruisseau Trignon, ainsi qu’à la Côte du Rhône Villages Séguret délimités par le vallat de la Grand Font.

Particularité géologique : Sablet doit son nom à des terrains sableux, des collines de safre (03). Sablet est d’ailleurs implanté sur tel dôme.

Sont par ailleurs considérées comme qualitatives les parcelles suivantes : ‘les Briguières’ et ‘Chevalong’ adossées à la montagne de Cheval Long surplombant le quiet village.

 

A suivre… Car il est temps de parler vignerons et cuvées.

 

Olivier Mercier.

 

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(01) Le nom de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône Villages » peut être complété par une des dénominations géographiques complémentaires suivantes :

– Chusclan,

– Gadagne,

– Laudun,

– Massif d’Uchaux,

– Plan de Dieu,

– Puyméras,

– Roaix,

– Rochegude,

– Rousset-les-Vignes,

– Sablet,

– Saint-Andéol,

– Saint-Gervais,

– Saint-Maurice,

– Saint-Pantaléon-les-Vignes,

– Sainte-Cécile,

– Séguret,

– Signargues,

– Suze-la-Rousse,

– Vaison-la-Romaine,

– Valréas,

– Visan.

(02) Localement dénommé camarèse ou vaccarèse.

(03) Sable jaune à grésification irrégulière faiblement aggloméré qui peut se désagréger en sable/sable aggloméré en grès fin friable.

 

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Restaurant Chardon (Arles).

Belle expérience aux saveurs originales voire délicieusement déroutantes.

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L’initiative en revient à l’équipe du Pop Up Paris dont les membres ont voyagé sous forme de restaurant éphémère pendant plus de trois ans de par le monde à quelques trente emplacements. Le trio a désormais déposé ses valises : Chardon accueille des chefs en résidence pendant deux mois. Lignes directrices intégrale : utilisation maximisée de produits locaux (notamment de Camargue), bio, de saison.

 

 

Les lieux ne sont pas bien grands : une salle au décor sobre, un patio, deux tables en terrasse. Comme l’endroit est très en vogue et que les clients arrivent en vague, il vous faudra penser à réserver. A bon entendeur…

 

L’accueil s’avère sympa, sans façons.

 

Ce sera donc Feed Me’ (39 euros)(01), menu découverte  de sept assiettes suivant le principe du plat à partager, toutes cuisinées à l’instant et servies dès que  prêtes.

 

Au piano pour juillet et août :  Ruba Khoury (Palestine) laquelle a  fait ses armes à Paris dont Septime.

 

Le temps de patienter, il convient de se rafraîchir les papilles.

Pour moi, de la brasserie  Artisanale Arlésienne (BAA) : ‘La Vénus Ibiscus’. Une bière blanche aromatisée  à la fleur d’ibiscus (agriculture biologique FR-BIO-01 – 6 euros). Pour les amateurs du genre, mais elle a le mérite de l’originalité.

Pour elle : Frédéric Rivaton ‘Panoramix’ vin de France pétillant naturel rosé 2017 (Syrah – 6, 50 euros). Un classique toujours impeccable.

 

36649142_1859228034133928_601551792332865536_nIl est temps de se sustenter.

Artichaut, mélange d’épices et de plantes aromatiques zaatar, graines. Je n’ai guère d’accointance avec ce légume, mais je dois reconnaître avoir grandement apprécié la fraîcheur du plat.

Courgette, grenade, menthe, noisette torréfiée sans oublier le savoureux fromage fermenté qu’est le labneh.

Tartare de veau, sept épices, crème d’ail, radis, marjolaine. Rien à redire.

Mélange inattendu mais bon en diable que ces coques et harissa, basilic citron, oignon rouge en pickles !!!

Canard tendre et rosé, ragoût de lentilles noires cuisiné impeccablement, marinade chermoula, aneth.

Suivent deux desserts hauts en goût.

Fromage halloumi grillé savoureux, figue rôtie, abricot, pistache.

Cake au chocolat, crème de sésame tahini, poires marinée.

 

 

Et les vins ?  Est proposée une très large sélection au verre ou à la bouteille, en bio ou nature. Certes, le vignoble français est largement représenté et plus particulièrement dans ses composantes Rhône, Provence, Languedoc-Roussillon. A pointer quelques escapades vers l’Italie, l’Espagne ou la Grèce.

Opi d’Aqui ‘L’Elephant Blanc’ vin de France blanc 2017 (100 % vermentino – sans soufre ajouté – 48 euros) s’est livré tout en délicatesse.

La Roche Buissière ‘petit Jo’ vin de France rouge 2016. (75 % grenache, 25 % syrah – agriculture biologique FR-BIO-01 – 28 euros) a plu par sa fraîcheur.

 

En conclusion : belle expérience aux saveurs originales voire délicieusement déroutantes. Qui plus est dans une magnifique cité. Que demander de plus ?

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 04 juillet 2018.

 

P.S. : en septembre et octobre 2018 succéderont Jesse Kirkby et Christina Hartigan, équipe de chef et sommelière originaire de Vancouver (Canada).

 

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Artichaut, mélange d’épices et de plantes aromatiques zaatar, graines.

 

Coordonnées :

Adresse : 37, rue des Arènes à 13.200 Arles
Téléphone : +33 (0)9 72 86 72 04
Site : https://www.hellochardon.com/
Courriel : hello@hellochardon.com
FaceBook : https://www.facebook.com/chardonchefs/

 

Horaires :

  • du jeudi au lundi soir 19H30-22H30
  • du vendredi au lundi midi  12H30-14H30

 

(01) Possibilité d’un accord mets et vins (majoration de 36 euros).

 

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