Vin. Femme. Droit romain antique.

Qu’est-ce que le ius osculi ?

Sera évoquée ici l’interdiction faite aux matrones romaines (c’est-à-dire les femmes mariées en âge de procréer) à l’époque archaïque et à date historique de boire du vin.

Ce sera l’occasion de développer la notion de ius osculi (01) et les considérations connexes relatives à la famille (gens), l’adultère et le châtiment.

La référence nostalgique aux pseudo-lois de Romulus et de Numa est inévitable.

C’est le second roi légendaire Numa Pompilius qui, selon le philosophe et biographe Plutarque (circa 40-50 – 119-125 après Jésus-Christ), aurait introduit l’interdiction faite aux femmes de boire du vin, évoquant au passage le rapt des Sabines (Les Vies des Hommes illustres, Numa-Lycurgue, Parallèle, 3-10) : « Numa sut conserver aux femmes romaines la dignité et les honneurs dont elles avaient joui sous Romulus, quand les maris cherchaient, à force de bons procédés, à leur faire oublier l’enlèvement. Il les environna de pudeur, leur interdit toute curiosité, leur enseigna la sobriété et le silence, leur défendit absolument l’usage du vin, et ne leur permit de parler des choses même les plus nécessaires qu’en présence de leurs maris ».

On notera le caractère absolu de l’interdit relatif au vin parmi les autres règles restrictives de bonne conduite, caractère qui évoluera.

Plutarque (Questions Romaines, 6) évoque ici aussi le sujet : « Pourquoi les femmes baisent-elles à la bouche leurs proches, quand elles les saluent ? Est-ce, comme on le dit assez généralement, parce que l’usage du vin était défendu aux femmes, et que, pour reconnaître celles qui en auraient bu, on les obligeait de baiser leurs parents sur la bouche ? ». Mais la question est ici abordée par Plutarque dans un cadre plus large qu’est le cercle familial, notion que l’on retrouvera plus loin.

Quelle est la base de cette interdiction ?

Pour l’historien grec Denys d’Halicarnasse (Antiquités romaines, livre II, 25) cette défense du vin pour les femmes mariées est une des composantes d’une loi sur le mariage du roi légendaire qu’est Romulus, fondateur de Rome : « D’autres délits (…) étaient jugés par les membres de la famille en même temps que le mari : parmi ceux-ci (…) si on trouvait la femme ayant bu du vin (…) Romulus autorisa de punir (cet acte) par la peine de mort, considérant que c’était (un délit parmi) les plus graves que des femmes pouvaient commettre puisqu’il considérait (…) l’ivresse comme cause d’adultère. (Ce délit a) continué pendant longtemps à être puni par les Romains avec une sévérité impitoyable. La sagesse de cette loi sur les épouses est attestée par la durée pendant laquelle elle fut en vigueur… ».

Précisons que dans cet ouvrage, l’auteur qui enseigna à Rome entre 30 et 8 avant Jésus-Christ célébrait la grandeur de Rome.

Selon le moraliste romain du I° siècle après Jésus-Christ Valère Maxime (02) (Actions et Paroles Mémorables, livre II, 1-5) : « Autrefois l’usage du vin était inconnu des femmes. On craignait sans doute qu’elles ne se laissassent aller à quelque action honteuse, car il n’y a d’ordinaire qu’un pas de l’intempérance de Liber Pater (03) aux désordres de Vénus ».

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Cet interdiction est donc renvoyée dans un lointain passé, aux premiers temps de Rome, présentée comme une spécificité romaine.

Les groupes humains sont alors organisés en clans, en familles, et non encore en cité : certaines conceptions religieuses et les pratiques y relatives sont le support du bon ordre.

Consommation de vin, ivresse d’une part et adultère d’autre part sont couramment rapprochés par les moralistes romains et rangés sous un régime identique de fautes : le vin favoriserait l’intempérance sexuelle et, à terme, l’adultère.

Or, il s’agit ici de fautes religieuses contre le mari, le mariage, la famille, qui transgressent les tabous.

En effet, cet interdit est à mettre en relation avec le statut marital de la femme et ne semble concerner que les femmes mariées en âge de procréer (matrones), et non les personnes âgées, les courtisanes, les affranchies ou les esclaves de sexe féminin.

L’adultère introduit un élément étranger, illégal, dissimulé, dans la cellule familiale, base de la communauté archaïque dont il convient de préserver l’intégrité (a fortiori en cas de grossesse) et la perpétuation.

La souillure de la femme contre sa famille porte atteinte aux droits de l’époux.

Succinctement : c’est moins une faute personnelle qu’une atteinte à l’ordre qui est censé assurer la préservation et la perpétuation du groupe.

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Mais comment découvrir chez la femme la consommation de vin ?

Par le biais du ius osculi déjà évoqué.

Selon Pline l’Ancien (Histoire Naturelle, livre XIV-89) citant Caton l’Ancien appelé aussi le Censeur (234-149 avant Jésus-Christ) : « Marcus Caton dit que les parents embrassaient les femmes pour savoir si elles sentaient le temetum (04), c’était alors le nom du vin ; d’où vient le mot temulentia (ivresse) ».

L’historien Polybe (Histoire Générale, livre VI, fragment 11a4) écrit : « chez les Romains, l’usage du vin est interdit aux femmes ; mais il leur est permis de boire du vin dit passum (05) ; on le fait avec du raisin cuit… Lorsque la soif les presse, c’est donc avec cette boisson qu’elles l’apaisent. Mais si l’une d’elles a bu du vin, elle ne peut cacher ce fait ; d’abord parce que la femme n’a pas à sa disposition le cellier où l’on met le vin ; ensuite parce qu’il faut qu’elle baise sur la bouche ses parents et ceux de son mari, jusqu’aux fils de ses cousins, et cela tous les jours, et aussitôt qu’elle les aperçoit. Aussi, ne sachant pas qui doit lui parler, ou qui elle doit rencontrer, elle se tient sur ses gardes. En effet, si elle avait seulement goûté à du vin, il n’y aurait pas besoin d’autre indice pour le faire découvrir ».

L’antiquaire Aulu-Gelle mentionne également cette pratique (Les Nuits Attiques, livre X, 23,1-2) : « (…) A Rome et dans le Latium, les femmes ont vécu abstèmes, c’est-à-dire qu’elles se sont abstenues en tout temps de boire du vin – ce que dans la langue d’autrefois on appelait temetum, et qu’en vertu d’une loi elles devaient embrasser sur la bouche les membres de leur famille pour être prise sur le fait, dans le cas où l’odeur trahirait le fait qu’elles avaient bu. On rapporte cependant qu’elles avaient coutume de boire de la lorea (06), du passum, de la murrina (07), et autres boissons douces du même genre ».

On reviendra sur cette nuance

Qui dit faute dit expiation, sanction.

Le moraliste et rhéteur chrétien qu’est Tertullien (Apologétique, VI-4) rappelle et précise que : « (…) Au temps de Romulus, une femme n’avait fait que goûter du vin et Metennius, son mari, la tua impunément ».

Selon Pline l’Ancien (Histoire Naturelle, livre XIV-89) : « A Rome il n’était pas permis aux femmes d’en boire (…) La femme d’Egnatius Metennius fut tuée par son mari à coups de bâton parce qu’elle avait bu du vin au dolium (08), et qu’il fut absous de ce meurtre par Romulus ».

Valère Maxime se montre plus précis (Actions et Paroles Mémorables, livre VI, 3-9) au titre d’exemplum de la sévérité des Romains : « (…) Egnatius Mecenius fit (…) mourir son épouse sous les coups de bâton pour avoir bu du vin. Ce meurtre ne donna lieu à aucune accusation ; il n’y eu même personne pour le blâmer. Chacun pensait qu’elle avait justement expié par une punition exemplaire un manquement aux règles de la sobriété. Il est bien vrai que toute femme qui aime à l’excès l’usage du vin, ferme son cœur à toutes les vertus et l’ouvre à tous les vices ».

L’impunité (absence dans ces deux extraits de poursuite judiciaire et dans le dernier absence de jugement moral) est clairement mise en exergue.

Et l’on retrouve en finale de la citation de Valère Maxime à nouveau l’illustration de la conception ancestrale de la société d’autrefois.

A noter chez Valère Maxime le décalage entre les mœurs réelles et l’idéal : est désormais seule condamnée l’appétence immodérée.

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Qui sanctionne ? Qui exécute la sanction ?

Toutes les peines et leur exécution sont confiées aux proches : mari ou membres de la famille.

Plutarque (Vie de Romulus, 22) énonce : « Entre les lois que fit Romulus, il y en a une qui paraît très dure : c’est celle qui (…) autorise les maris à répudier leurs femmes, pour (…) possession de fausses clefs, et pour adultère… ».

La fabrication de fausses clés ou le vol des clés était considérée comme une juste cause de répudiation pour l’époux parce que dans la Rome traditionnelle, la femme n’a pas les clés de la cave, du cellier.

Aulu-Gelle (Les Nuits Attiques, livre X, 23, 3-4) confirme : « Caton nous apprend que (les femmes de Rome et du Latium) n’étaient pas seulement réprimandées pour avoir pris du vin, mais punies aussi sévèrement que si elles avaient commis un adultère. L’homme (…) est le juge de sa femme à la place du censeur (09). Il a sur elle un pouvoir absolu (…) Si elle a bu du vin, si elle a manqué à la foi conjugale, c’est lui qui la condamne et la punit».

Ce passage est extrait d’un chapitre sur les mœurs des femmes dans l’ancienne Rome et les droits du mari sur la femme surprise en adultère. Encore et toujours cette association vin-ivresse/adultère.

Pline l’Ancien (Histoires Naturelles, livre XIV-89) cite les Annales de Fabius Pictor (10) : (…) Une dame ayant descellé la bourse dans laquelle étaient les clés du cellier, ses parents la firent mourir de faim ».

Si la justice, pour la femme, n’était pas dans la cité, elle était dans la maison (domus) : son juge était le chef de famille, en vertu de son autorité maritale, au nom de la famille et sous les yeux des divinités domestiques (lare familiaris, penates, mânes). Cette forme de justice privée évolua de par les mœurs : le mari consultait dorénavant la famille entière et l’érigea en tribunal qu’il présidait. Ce droit que le chef de famille exerçait était complet et sans appel : aucune autorité n’avait le droit de modifier ses sentences. Il pouvait condamner à mort, comme le faisait le magistrat public.

Quelle était la sanction ?

La mort (en vertu du ius occidendi) : par bastonnade ou par privation d’aliment (11).
La répudiation.
La perte de la dot (voir ci-après).
La réprimande.

Faut-il croire ces auteurs ?

Les témoignages archéologiques du matériel des tombes des femmes romaines tendent à accréditer une consommation féminine du vin à une très haute époque, ce qui induit une incohérence, voire une contradiction flagrante d’avec les auteurs.

Tout ceci ne serait donc qu’une manipulation dans le cadre d’un discours moralisateur des annalistes visant à opposer les femmes romaines des origines, vertueuse et sobre, d’avec celles qui leur succédèrent ?

Trois explications ont été fournies

A été évoquée la possibilité donnée aux femmes de boire du vin pour se soigner (valetudinis causa), comme le mentionne divers auteurs.

Il s’agirait par ailleurs de boissons moins alcoolisées, plus faciles à supporter, ce qui n’apparaît guère évident et que rien n’atteste.

La réponse se trouve vraisemblablement plutôt dans la diversité des vins évoqués.

Car ce ne sont pas tous les types de boissons à base de vin qui sont interdits aux femmes, mais seulement une catégorie désignée comme temetum, c’est-à-dire du vin pur, non trafiqué. D’autres boissons à base de vin, les dulcia, restent ainsi autorisées, licites, pour les matrones romaines.

Pourquoi ?

Le vin pur (temetum) est le vin destiné aux libations (vinum inferium), contacts sacrificiels entre les seuls hommes et les dieux, les femmes étant – à l’instar d’autres interdits – marginalisées religieusement (et donc politiquement) dans la cité antique. Le vin pur est le seul apte aux sacrifices et les femmes ne peuvent en faire usage. En corollaire, sont exclus de la libation tous les vins ‘trafiqués’, dénaturés (vina spurca).

La réponse se trouverait dans la marginalisation religieuse par l’interdiction d’un type de breuvage particulier.

L’homme peut quant à lui consommer les deux types de vin.

Les dieux dans la sphère du sacré. La femme en marge de la communauté civique. L’homme en position centrale.

 

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Le ius osculi a-t’il évolué ?

A date historique, même si les tabous archaïques survivent dans la religion romaine, la dernière mention d’une sanction d’une femme pour ivrognerie remonte au II° siècle avant Jésus-Christ.

Suivant Pline l’Ancien (Histoire Naturelle, livre XIV, 89-90) : « Le juge Cn. Domitius (12) prononça qu’une femme lui paraissait avoir bu plus que n’exigeait sa santé, à l’insu de son mari ; et il la condamna à la perte de sa dot ».

On notera ici que la sanction est prononcée par un magistrat de droit commun.

Evolution des mœurs et éducation ont joué un rôle. Cicéron en 54 avant Jésus-Christ fait l’éloge des mœurs des dames romaines de la haute société telles qu’elles ont évolué non plus par la contrainte d’une coutume archaïque disparue, mais par l’éducation. (De la République, livre IV – 6) : « Il ne faut pas qu’un fonctionnaire spécial soit préposé aux femmes, comme c’est la coutume chez les Grecs (13) ; mais il faut qu’un censeur (09) enseigne aux hommes à gouverner leurs femmes. L’éducation de la pudeur a une force telle que toutes les femmes s’abstiennent de boissons enivrantes. Et pour peu qu’elle fût soupçonnée de boire, ses parents par le sang ne supporteraient pas son baiser. ».

Par contre, Tertullien (Apologétique, VI – 4 à 7), tout à sa polémique anti-païenne, écrit en 197 après Jésus-Christ : « Au sujet des femmes, ils sont également tombés ces règlements de vos ancêtres qui protégeaient la modestie et la tempérance. Autrefois (…) les femmes s’abstenaient de vin, au point que ses proches firent mourir de faim une matrone, parce qu’elle avait descellé les loges d’un cellier. Au temps de Romulus, une femme n’avait fait que goûter du vin fut et Metennius, son mari, la tua impunément. C’est pourquoi on les obligeait à embrasser leurs proches parents, pour pouvoir juger à leur haleine de leur comportement ». Cette comparaison tourne au détriment de l’époque de Tertullien, en contrepied de l’analyse de Cicéron ci-dessus évoquée : l’auteur chrétien éprouve la nostalgie ‘réactionnaire’ d’un passé idéalisé.

Idéalisation du passé. Rapport droit/religion (ius/fas-nefas). Association vin/adultère. Ius osculi. Famille (gens). Pouvoir marital, familial. Droit de sanction du mari et de la famille sur la femme (ius occidendi). Variation et atténuation de la faute. Variation et atténuation de la sanction. Justice privé/justice publique.

Voici un bref aperçu de la problématique, laquelle mériterait d’être développée et nuancée. Mais le risque est de devenir abscons.

 

Olivier Mercier.

 

Passons de l’histoire de la Rome antique et du droit archaïque romain à la philosophie en citant Friedrich Wilhelm Nietzsche (Le Gai savoir, Paris, GF Flammarion, 2007, pp. 99 et 100, premier livre, chapitre 43 – Ce que révèlent les lois) : « On trouve ainsi chez les anciens Romains l’idée qu’une femme ne peut commettre un péché mortel que de deux manières : d’abord en se rendant coupable d’un adultère, ensuite – en buvant du vin. Caton l’Ancien était d’avis que l’on avait instauré la coutume du baiser entre parents dans le seul but d’exercer un contrôle sur les femmes à cet égard ; un baiser signifierait : sent-elle le vin ?  On a effectivement puni de mort des femmes surprises en train de boire du vin : et certainement pas pour cette seule raison que sous l’influence du vin, les femmes désapprennent  parfois à dire non ; les Romains craignaient avant tout l’orgiasme et le dionysisme qui s’emparait de temps en temps des femmes dans le sud de l’Europe à l’époque où le vin était encore une nouveauté en Europe, phénomène dans lequel ils voyaient une abomination étrangère qui renversait le fondement du sentiment romain ; cela leur paraissait une trahison de Rome, l’incorporation de l’étranger ».

 

Bibliographie :

  • Bayet Jean, la religion romaine – histoire politique et psychologique, petite bibliothèque Payot, Paris, Payot, 1976, 343 p.
  • De Cazanove Olivier, «Exesto » : L’incapacité Sacrificielle des Femmes à Rome (A Propos de Plutarque « Quaest. » 85) Phoenix vol. 41 n° 2, Classical Association of Canada, 1987, pp. 159 à 173.
  • Dumézil Georges, La religion romaine archaïque suivi d’un appendice sur la religion des Etrusques, Bibliothèque historique, Collection les religions de l’humanité, Paris, Payot, 1966, 680 p.
  • Fustel de Coulanges, La cité antique, Paris, Flammarion, 1984, 494 p.
  • Gras Michel, Vin et société à Rome et dans le Latium à l’époque archaïque, in Modes de contacts et processus de transformation dans les sociétés anciennes, actes du colloque de Cortone (24-30 mai 1984), Rome, Ecole Française de Rome, 1983, pp. 1067 à 1075.
  • Le Guennec Marie-Adeline,Les femmes et le vin dans la Rome antique. Bilan documentaire et historiographique, 27 p.
  • Noailles Pierre, Les tabous du mariage dans le droit primitif des Romains, libr. Félix Alcan, Vendôme-Paris, Presses Universitaires de France, 34 p. (extrait des Annales sociologiques – série C, fasc. 2).
  • Pailler Jean-Marie, Quand la femme sentait le vin. Variations sur une image antique et moderne, Pallas n° 53, Presses Universitaires du Midi, 2000, pp. 73 à 100.
  • Tchernia André, Brun Jean-Pierre, Le vin romain antique, Grenoble, Glénat, 1999, 160 p.
  • Turcan Robert, Rome et ses dieux, Paris, Hachette Littératures, 1998, 272 p.

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N.B. : Les Romains utilisaient trois mots pour qualifier le baiser :

osculum (ce qui signifier ‘petite bouche’) : pratiqué les lèvres fermées sur la bouche, la main ou la joue entre membres d’un même ordre social, d’une même corporation,

basium : empreint d’affection, de tendresse, pratiqué uniquement entre époux ou membres très proches de la famille. Ce terme est à l’origine de notre baiser,

suavium : sexuel, érotique, profond, pratiqué uniquement avec l’amoureux/amoureuse, ou plus exactement avec la courtisane, la prostituée. Il renvoie à la douceur, le délice, la suavité.

  1. Osculum/ius osculi : contrôler l’haleine de la femme par le baiser/droit de contrôler.
  2. Valère Maxime est un moraliste collectionneur d’exempla. C’est ici l’occasion de rappeler la puissance de l’exemplum dans la tradition littéraire romaine.
  3. Dieu du Latium ancien, Liber Pater présidait aux fonctions génératrices, séminales, protecteur des fécondités. Ce dieu agraire du vin a été progressivement assimilé à Dionysos-Bacchus.
  4. Temetum (ou merum, ou encore vinum merum) : vin de premier pressurage fermenté à base de raisons naturels, non passerillés.
  5. Passum : vin vraisemblablement passerillé.
  6. Lorea : piquette qui se fait en passant de l’eau sur le marc après pressurage.
  7. Il s’agirait d’une espèce particulière de raisin.
  8. Dolium : jarre.
  9. Parmi ses attributions, ce magistrat qu’est le censeur avait le pouvoir de décider ce qui est bien ou mal au sein de la République romaine. Il était en charge de la surveillance des comportements.
  10. Quintus Fabius Pictor, analyste né à Rome en 254 avant J.-C.
  11. La mort par faim dispense la famille de mettre la main sur la femme.
  12. Il s’agirait de Cn. Domitius Ahenobarbus, préteur urbain (et donc iudex c’est-à-dire juge) en 194 avant J.-C.
  13. Il existait à Athènes des gynécocosmes, surveillants des mœurs et des femmes.

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