Plaisance cuvée « l’Ahumat » I.G.P. Comté Tolosan blanc 2017.

Un sauvignon qui ne sent pas le «buis buis » de chat.

La zone géographique de l’Indication Géographique Protégée «Comté Tolosan» s’étale sur douze départements du Sud-Ouest de la France :

  • Ariège,
  • Aveyron,
  • Cantal,
  • Gers,
  • Haute-Garonne,
  • Hautes-Pyrénées,
  • Landes,
  • Lot,
  • Lot-et-Garonne,
  • Pyrénées-Atlantiques,
  • Tarn et
  • Tarn-et- Garonne.

 

On y produit :

  • des vins tranquilles, rouges, rosés et blancs,
  • des vins mousseux de qualité rosés et blancs ainsi que
  • des vins de raisins surmûris blancs.

 

Ils sont élaborés à partir de l’ensemble des cépages classés en tant que variétés de vigne de raisins de cuve conformément à la réglementation communautaire et nationale en vigueur. Il n’en demeure pas moins que les principaux cépages entrant dans la production des vins blancs sont :

  • chardonnay,
  • chenin,
  • colombard,
  • gros manseng,
  • len de l’el,
  • mauzac blanc,
  • muscadelle,
  • petit manseng,
  • sauvignon blanc,
  • sémillon,
  • ugni blanc.

 

Nous revenons au domaine Plaisance, déjà évoqué ici via le cépage négret (ou negret) pounjut décliné en vin de France dans le millésime 2017.

 

Ahumat en gascon signifie « enfumé », « fumé ».

Quel est donc ce cépage ? Aucune certitude…

Soit c’est le synonyme dans le Béarn du sauvignon blanc, renseigné comme un vieux plant de Jurançon.

Soit il s’agit d’une variante. Du sauvignon gris ?

 

Quoi qu’il en soit, « Ahumat » est une cuvée 100 % sauvignon.

Et l’on sort ici des sentiers battus.

Robe peu soutenue.

Nez opulent, évolutif : jus de poire, amande, pèche blanche, citron, un peu de végétal.

Annoncé comme sec, la bouche se déroule douce, fruitée mais pas dénuée d’acidité.

Ce serait idiot de ne pas en profiter pleinement dès maintenant.

 

Que mange-t-on ?  Ici, pas (trop) de fioritures. Saumon à l’unilatérale, purée fine de pommes de terre terminée à l’huile d’olive arômatisée au citron, asperges blanches de Blaye.

 

Que demander de plus ?

 

Olivier Mercier.

 

Données techniques :

  • 12,5°
  • Les vignes sont situées sur la plus haute terrasse du Tarn à environ 200 mètres d’altitude. Les sols d’alluvions anciennes très érodées reposent sur un socle calcaire et argileux. Selon l’altitude ou la pente, la couche d’alluvions composée de cailloux, sables ou limons est plus ou moins épaisse.
  • Vendanges manuelles.
  • Ni engrais ni désherbant ; produits naturels privilégiés.
  • Pressés lentement et à basse pression, les moûts sont ensuite très légèrement débourbés.
  • Fermentation en levures indigènes.
  • Vinification sans intrants.
  • Elevage sur lies fine.

N.B. : le vin a été goûté et acheté chez Paul et Patricia Sirvent du ‘Gré du Vin’ à Lille, déjà évoqué par mes soins par ailleurs et en d’autres temps.

Coordonnées :

Château Plaisance
Louis et Marc Penavayre
Adresse : place de la Mairie, 102 à 31340 Vacquiers
Téléphone : 00 33 (0) 5 61 84 97 41
Téléfax : 00 33 (0) 5 61 84 11 26
Site : http://chateau-plaisance.fr/accueil
Courriel : chateau-plaisance@wanadoo.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/chateau.plaisance/

 

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Salon-dégustation des 22 ans des Fruits de la Passion les 27 et 28 avril 2019 (Thorembais-les-Béguines – Belgique).

Seront proposés 84 vins en agriculture biologique, biodynamique et naturelle.

Ancien graphiste, Vincent Damien a toujours aimé parcourir le vignoble, ramenant du vin pour sa famille, ensuite pour ses amis. Il déniche des bouteilles « authentiques « .
De fil en aiguille, en avril 2007, Il s’installe comme caviste dans une ancienne ferme. Besoin de s’agrandir, les Fruits de la Passion déménagent en novembre 2010 dans une ancienne et vaste maison de maître où Vincent Damien et son équipe vous accueilleront les 27 et 28 avril 2019 pour une dégustation de vins biodynamiques, bio et naturels, et ce en présence des vignerons.

 

Seront proposés 84 vins.

 

Les vignerons qui vous accueilleront sont :

Languedoc :

Loire :

Provence :

Roussillon :

Sud-Ouest :

 

L’entrée (8 euros) est valable les deux jours, le verre de dégustation Spiegelau étant offert.

Les vins proposés à l’occasion de ce salon-dégustation seront en vente sur place.

Ajoutons que seront également présents :

 

Pendant les deux jours, vous bénéficierez :

  • d’animations équestres de l’Académie Leroy-Reda,
  • d’un bar à vins,
  • d’un bar à bières artisanales,
  • de petites restaurations.

 

Et le dimanche 28 avril 2019 :

  • apéro offert de 11:00 à 13:00,
  • spectacle équestre Leroy-Reda à 11:30,
  • ambiance musicale

 

On ne saurait en terminer sans évoquer le couscous des vignerons le samedi 27 avril 2019 de 19:30 à 22:30, toujours agrémenté d’un spectacle équestre Leroy-Reda.
Le repas consiste en un menu trois services pour 25 euros – sur réservation :

  • assiette de crudités aux herbes fraîches – salade croquante,
  • couscous poulet fermier et merguez marocaines aux légumes de saison (tous produits régionaux) par Agnès Martin (de la vitrine de producteurs locaux Slowly),
  • mousse au chocolat noir maison

Le tout sans oublier le grand choix de vins bio et de bières artisanales au bar.
Réservation pour le couscous par courriel : fruitsdelapassion@skynet.be
Confirmation par virement sur le compte renseigné ci-dessous.

 

On ne sera pas bien là ?

 

Olivier Mercier.

 

Coordonnées :

Les Fruits de la Passion
Chaussée de Charleroi (R.N. 29), 6 à B-1360 Thorembais-les-Béguines
Organisateur : Vincent Damien
Téléphone : 00 32 (0)10 88 08 06
Mobile : 00 32 (0) 476 60 31 77
Site : http://www.fruitsdelapassion.be/
Courriel : fruitsdelapassion@skynet.be
Ouverture :

  • samedi 27 avril 2019 de 14:00 à 19:30,
  • dimanche 28 avril 2019 de 11:00 à 17:00.

Entrée : 8 euros (valable les 2 jours)
Verre de dégustation Spiegelau offert
Réservation du repas en présence des vignerons : BE04 7000 2406 4431 (Vincent Damien).

 

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Ténarèze de Ladevèze – Armagnac cépage Folle Blanche 2002 (seconde partie).

Un plaisir flamboyant.

Poursuivons si vous le voulez bien cette approche de l’Armagnac.

 

La culture de la vigne dans l’actuelle Gascogne remonte indéniablement à l’époque romaine.

Au XIVème siècle apparaissent les premières preuves irréfutables de la distillation des vins blancs en eau-de-vie, de sa consommation, de sa commercialisation et… de sa taxation.

En 1310, Maitre Vital Dufour, prieur d’Eauze, décrit les « 40 vertus de l’aygue ardente » : à l’époque l’eau-de-vie était surtout connue comme substance médicinale – l’alambic étant instrument d’apothicaire – passant pour prolonger la vie.

1373 :  le « Privilège de Bordeaux » édicté par le roi d’Angleterre Edouard III interdit aux vins du « Haut Pays » dont la Gascogne, d’accéder au port de Bordeaux via la Garonne et ce avant Noël, réduisant ainsi drastiquement leur commercialisation. Les Hollandais ont ainsi l’idée de développer la distillation des vins qu’ils achètent en Gascogne pour éviter l’embargo lequel ne concernait pas les eaux-de-vie.

La distillation des vins blancs se développe également car permettant une réduction des coûts de transport.

C’est aussi un moyen d’éliminer les excédents de production.

Qui plus est, le commerce avec les Hollandais, amateurs de ces eaux-de-vie que l’on consomme également pour elles-mêmes, est non seulement l’élément déclencheur mais aussi accélérateur de l’augmentation de la production aux XVIIème et XVIIIème siècles. Ils achètent en Armagnac de grandes quantités d’eaux-de-vie qui servent à enrichir et à stabiliser les vins dont ils fournissent les peuples des mers Baltique et du Nord par le biais de leur puissante marine commerciale :

  • enrichir : les Hollandais demandent à la viticulture des vins – majoritairement blancs doux, le plus souvent de piètre qualité – tolérant des additions d’alcool afin de les rendre plus agréables aux goûts des consommateurs septentrionaux, et donc à forte valeur ajoutée. L’on « remontait » ainsi de petits vins, l’on « pommadait » d’autres…
  • stabiliser : afin de mieux conserver les vins durant leur transport.

Les techniques de vieillissement sous bois apparaissent progressivement, les fûts (dits « pièces ») étant alors utilisés pour la commodité du transport et le stockage : l’élevage – très complexe : même la place des « pièces » dans le chai de vieillissement importe – des eaux-de-vie bénéficie de savoir-faire développés depuis le XVIIIème siècle.

A cette époque, la guerre d’indépendance des Etats-Unis donne un essor supplémentaire au commerce de l’Armagnac, la consommation d’eau-de-vie des armées étant en général importante.

Autre apogée pendant les guerres napoléoniennes.

De plus, de par son succès au XIXème auprès des consommateurs, la zone de production augmente jusqu’à l’apparition du phylloxera dont je vous ai entretenu dans la première partie.

 

L’Armagnac relève des premières productions viticoles françaises objets d’un ensemble de règles d’élaboration et d’organisation afin de protéger leurs usages et structurer leur production. Très brièvement :

  • c’est un décret (dit Fallières) (02) du 25 mai 1909 qui délimite la zone de production des appellations régionales Armagnac, eau-de-vie d’Armagnac et de ses appellations spéciales que sont Bas-Armagnac, Tenarèze et Haut-Armagnac, afin de protéger celles-ci contre les fraudes,
  • la reconnaissance en appellation contrôlée est obtenue par le décret du 6 aout 1936 (01), la mention Blanche Armagnac par décret du 27 mai 2005.

 

La production est assurée à 70 % par des vignerons indépendants ou des coopératives et à 30 % par des négociants.

La majorité des vignerons producteurs indépendants font appel à des distillateurs professionnels ambulants (« brûleurs »), pratique traditionnelle en Armagnac qui voit les alambics circuler de propriété en propriété durant l’automne après les vendanges et tout ou partie de l’hiver.

 

 

Les Armagnacs commercialisés sont fréquemment le fruit d’assemblages d’eaux-de-vie d’âges ou de cépages différents. Il revient au vigneron, au maître de chai, à partir de la dégustation et des pratiques de la maison, de procéder aux sélections.

Ils sont parfois millésimés selon un usage ancien et courant, correspondant alors à une seule année de récolte.

 

 

Il est temps d’évoquer le Ténarèze de Ladevèze – Armagnac cépage Folle Blanche Brut de Fût (distillation : 2002, mise : 06/03/2019, fût n° 8, volume : 700 litres, degré : 57 %.

Robe brun doré. Nez puissant mais délicat évoquant la noix puis le fruit confit, le santal. Intense, ample. Un ‘gras’ enrobant. Sucré. Boisé. Très long. Très très long. Le verre vide révèle d’infimes notes de praline cerise-chocolat-noisette. Subtil.

Un plaisir flamboyant qui s’apprécie d’autant plus lors de la digestion d’une plantureuse garbure.

 

Et si vous voulez approfondir le sujet, je vous invite à visionner le reportage consacré au domaine Ladevèze père et fils par l’émission « Des Racines et des Ailes » le 16 janvier 2013. Au domaine, mais aussi son patrimoine. Sans oublier la tonnellerie et la distillation ambulante (03).

 

Olivier Mercier.

 

N.B. : le vignoble de l’Armagnac s’intègre dans une production plus large de vins de France et surtout de vins de pays des Côtes de Gascogne. Il sert également de base à l’élaboration de l’apéritif qu’est l’A.O.C. Floc de Gascogne (04).

 

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Coordonnées :

Alexandre Ladevèze
S.C.E.A. vignobles Ladevèze
Adresse : lieu-dit la Boubée à 32250 Montréal-du-Gers
Téléphone : 00 33 (0) 5 62 29 41 85
Mobile : 00 33 (0) 6 10 12 23 10
Téléfax. : 00 33 (0) 5 62 29 49 49
Site : http://www.armagnac-tenareze.com/
Courriel : alexladeveze@aol.com
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Armagnac-Tenar%C3%A8ze-de-Ladev%C3%A8ze-1656626664612175/

 

  1. Soit très rapidement dès lors que la création du Comité national des Appellations d’Origine pour les vins et eaux-de-vie intervient le 30 juillet 1935 par décret-loi sur la défense du marché des vins et le régime économique de l’alcool.
  2. Armand Fallières, né dans le Lot-et-Garonne – et ceci explique cela – a été président de la République française de 1906 à 1913.
  3. Avec une brève apparition de Dominique Andiran, vigneron voisin dont il est fort probable que je l’évoque un de ces quatre.
  4. Vins de liqueur blanc ou rosé élaborés par mutage du moût de raisins par de l’Armagnac provenant de la même exploitation que les moûts.

 

 

 

 

 

 

Ténarèze de Ladevèze – Armagnac cépage Folle Blanche 2002 (première partie).

Un Armagnac sans artifice.

Ladevèze : un domaine ancien parmi : « Les Grands Noms de l’Armagnac (…) un grand nombre de propriétés appartiennent aux mêmes familles depuis plus d’un siècle (…) Mme Vve Jean Ladevèze et fils, domaines de la Boubée et de la Salle-Puissant à Montréal (1882)… 20 ha de vignes ; sol de boulbène. Cépages : Ugni-blanc, Plant de graisse, Folle Blanche, Colombard. Distillation armagnaçaise. Millésimes : 1942, 1956, 1961. Médailles aux concours d’Eauze, Toulouse, Paris… » (01).

 

L’A.O.C. Armagnac est réservée aux eaux-de-vie de vin (02) au titre alcoométrique volumique minimum (dit « marchand ») de 40° :

  • vieillies (« logées ») sous bois ou
  • maturées en récipients inertes.

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Au XIXème siècle, les principaux cépages utilisés sont la folle blanche suivie par le colombard. Après l’invasion du phylloxera (1878) seule la moitié du vignoble sera replantée. L’encépagement s’en trouvera bouleversé. Un cépage telle la folle blanche (03) désormais sur porte-greffe devient plus sensible et est donc peu replanté. L’ugni blanc (04) est dès lors introduit au début du XXème siècle. D’autre part, en 1898, un hybrideur landais – François Baco – réussit à sélectionner un nouveau cépage, très résistant aux maladies et très bien adapté aux sols de sables et de boulbènes : le baco blanc (05).

 

Les vins destinés à l’élaboration des eaux-de-vie sont actuellement issus de cépages blancs (avec une exception) :

  • baco blanc (depuis1958),
  • blanc dame (06),
  • colombard,
  • folle blanche,
  • graisse (07),
  • jurançon blanc,
  • mauzac (ancienne graphie : mozac) blanc,
  • mauzac (mozac) rose,
  • meslier/meslier saint-françois,
  • ugni blanc.

 

Parmi les dix (08) cépages actuellement autorisés, l’ugni blanc, le baco blanc et dans une moindre mesure la folle blanche et le colombard constituent la quasi-totalité des vignes destinées à la distillation.

 

Le choix des cépages a pour objectif l’obtention de raisins pour l’élaborer des vins aptes à la distillation et sa conservation – naturelle – durant les mois d’hiver jusqu’à la distillation.

Leur diversité est exploitée en fonction des différents sols présents dans chacune des régions de l’appellation et des objectifs envisagés pour l’élevage du produit. On y reviendra.

 

Lorsque j’ai fait la connaissance d’Alexandre Ladevèze, ce qui m’a marqué c’est la forte détermination avec laquelle il parle de son métier. Puis ce fût la dégustation d’échantillons : plant de graisse 2001 et 2002, ugni blanc 1999 et 2004, folle blanche brut de fût (09) colombard 2012. Le tout suivi le lendemain par un colombard brut de fût 2012 (mise 06/08/2015 – 55,1°) et une folle blanche brut de fût 2002 (mise 26/10/2015 – 57,9°)

Superbes découvertes, belles perspectives !

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Seuls les vins issus de la même récolte résultant de la fermentation de tout le jus de goutte, complété ou non par le seul jus de presse correspondant, peuvent être destinés à l’élaboration des eaux-de-vie.

 

L’enrichissement et l’ajout d’anhydride sulfureux qu’il s’agisse des vendanges, moûts et vins de distillation sont interdits, et ce pour préserver la qualité des futures eaux-de-vie.

De ce fait, la distillation – précoce – doit être achevée au plus tard le 31 mars de l’année qui suit la récolte, gage de bonne conservation des vins et de qualité des eaux-de-vie à venir.

 

Les vins sont distillés selon deux méthodes :

  • distillation au moyen d’alambics dits « armagnacais », de type principal,
  • distillation « à la charentaise », au moyen d’alambics de type accessoire.

Je n’entrerai pas dans les détails, n’étant pas certain de les avoir bien perçus…

 

 

L’A.O.C. Armagnac peut être complétée sous conditions par les dénominations géographiques complémentaires que sont :

  • Bas Armagnac,
  • Armagnac Ténarèze ou
  • Haut Armagnac.

Les Armagnac, complétées ou non des trois dénominations géographiques complémentaires susdites sont vieillis pendant une période minimale d’un an, décomptée à partir du 1er avril suivant la mise en vieillissement, dans des contenants en bois de chêne (10).

Telles eaux-de-vie évoluent au cours du vieillissement. Ainsi, une partie s’évapore lentement à raison de plus ou moins 0,5° par an : la « part des anges »

Précisons que les eaux-de-vie sont mises en fûts (dites « pièces ») d’un volume de 400 à 420 litres, fabriqués à partir de bois de chêne traditionnellement issu des forêts de Gascogne.
En ce qui concerne cette étape de finition, les méthodes traditionnelles – coloration par utilisation de caramel (caramel ordinaire) et/ou adjonction d’infusion aqueuse de copeaux de chêne stabilisée ou non par de l’Armagnac et/ou ajout de produits tels que sucre caramélisé – sont autorisées. D’autres vignerons vendent leur eau-de-vie sans apprêt ni coloration autre que celle communiquée par le chêne.

 

D’autre part, l’A.O.C. peut être complétée sous conditions par la mention Blanche Armagnac.

Il y va d’eaux-de-vie maturées pendant une période minimale de trois mois à compter de la distillation du lot concerné, conservées en contenant inerte pour la couleur, et qui ne présentent donc aucune coloration.

 

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La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée Armagnac recoupe partiellement trois départements (11) : Gers, Landes et Lot-et-Garonne.

Elle se situe en Gascogne, ancienne province du sud-ouest de la France, sise entre Garonne au nord, océan Atlantique à l’ouest et chaîne des Pyrénées au sud.

Elle est découpée – rappelons-le – en trois appellations adjacentes : Bas-Armagnac à l’ouest, Armagnac-Ténarèze au centre, et Haut-Armagnac à l’est et au sud.

 

Le climat tempéré de type océanique évolue d’ouest en est, passant d’une influence océanique dominante (pluviométrie régulière et abondante) à un climat plus continental (sécheresse estivale) voire méditerranéen.

 

Evolution toujours au niveau géologique : à l’ouest, les Sables Fauves (sols limoneux à limono-sableux dits localement « boulbènes ») dominent, remplacés progressivement vers l’est par de la molasse (formation argileuse avec bancs calcaires).

Très brièvement :

  • Bas Armagnac : dominante de Sables Fauves, dont leur couleur provient de l’oxydation du fer. Ces sables donnent des sols variés allant d’une texture très sableuse à une texture à dominante limoneuse (appelée localement boulbène),
  • Armagnac Ténarèze : zone de transition de molasses et de calcaire, sols associés variés (sols argilo-calcaires, sols sableux sur sables fauves, boulbènes),
  • Haut Armagnac : alternance de molasses et de bancs calcaires (sols calcaires et argilo-calcaires).

Aussi, la capacité des sols à retenir l’eau, en fonction de leur teneur en argile, augmente d’ouest en est.

 

Il est intéressant de rapprocher caractéristiques des sols et conditions climatiques : dans la Ténarèze, le caractère plus sec du climat est compensé par une meilleure capacité du sol à assurer l’approvisionnement en eau, alors que, dans le Bas Armagnac, la sensibilité naturelle des sols à la sécheresse est compensée par une pluviométrie plus abondante. D’où des rendements assez élevés (12).

 

On peut ici en terminer provisoirement : Bas Armagnac, Armagnac Ténarèze et Haut Armagnac correspondent à des pratiques différentes, adaptées à des milieux naturels distincts où dominent les bois (fournissant le combustible des alambics), et dans une moindre mesure une agriculture diversifiée de type polyculture et élevage, où la vigne est souvent minoritaire. D’autre part, la diversité des cépages est exploitée par chaque opérateur, en fonction des différents sols présents dans chacune des régions de l’appellation et des objectifs envisagés pour l’élevage.

 

(A suivre ici)

 

Olivier Mercier.

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Coordonnées :

Alexandre Ladevèze
S.C.E.A. vignobles Ladevèze
Lieu-dit la Boubée
32250 Montréal-du-Gers
Téléphone : 00 33 (0) 5 62 29 41 85
Mobile : 00 33 (0) 6 10 12 23 10
Téléfax. : 00 33 (0) 5 62 29 49 49
Site : http://www.armagnac-tenareze.com/
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Armagnac-Tenar%C3%A8ze-de-Ladev%C3%A8ze-1656626664612175/
Courriel : alexladeveze@aol.com

 

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  1. Dufor Henri et Daguin André, L’Armagnac, collection Le Goût de la Vie, éd. Nathan, Paris, 1989, pp. 88 et 114.
  2. Distillation de vin, et non de marc, faut-il le préciser.
  3. La folle blanche (ainsi dénommée également dans le Poitou, ou gros plant dans la région de Nantes, Vendée) correspond à l’enragea(t) (blanc) en Gironde. En Armagnac, le nom se décline en picpoul(e) blanc, pique-poule, piquepout…
  4. Que l’on ne peut plus appeler saint-émilion. D’origine italienne, il correspond au trebbiano toscano.
  5. Le baco blanc est un hybride (folle blanche européenne × noah américain) créé en 1898 par François Baco, instituteur dans les Landes, et qui constitue une originalité puisque c’est le seul hybride producteur direct cultivé en France en A.O.C. Appelé aussi baco 22 A, Maurice Baco, piquepoul(s) de/du pays (du Gers).
  6. Ou clairette de Gascogne.
  7. Ou plant-de-Grèce, plant de graisse. Ou encore blanquette (ce qui peut être aussi le synonyme de mauzac ou encore de plant de graisse….
  8. Exit depuis 1992 la folle blanche jaune.
  9. Les bruts de fût sont des eaux-de-vie non « réduites » : aucun ajout de « petites eaux » (mélange d’eau distillées et d’Armagnac) pour diminuer le degré d’alcool. Ils sont commercialisés à leur « degré naturel de vieillissement ». C’est la raison pour laquelle, il titre souvent à des degrés précis. Ni ajout de sucre ou de colorant pour le surplus.
  10. Mais uniquement d’espèces soit sessile soit pédonculé ou leur croisement.
  11. Le Gers : 245 communes, les Landes : 29 communes et le Lot-et-Garonne : 18 communes.
  12. Le rendement annuel maximum autorise est établi a 120 hectolitres de vin par hectare. Les quantités produites au-delà doivent être livrées et détruites par envoi aux usages industriels.

 

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Thierry Navarre cuvée « Ribeyrenc » vin de France rouge 2017.

Je vous invite à y goûter !

Thierry Navarre exerce le métier de vigneron à Roquebrun, village qui peut accoler sa dénomination géographique complémentaire à l’A.O.C. Saint-Chinian mais uniquement pour les vins rouges tranquilles.

C’est du cépage ribeyrenc (01) dans sa variété noire (02) dont je vais vous entretenir.

Il était autrefois consommé également – voire surtout – comme raisin de table, recherché pour ses fruits savoureux.

Vous vous doutez bien que c’est le raisin de cuve qui va retenir mon attention.

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Thierry Navarre a connu quelques pieds dans la propriété familiale de ses grands-parents.

Fin 1988, il reprend l’exploitation de son père.

Le ribeyrenc, il rêve d’être le premier et à en replanter en parcelle isolée et à la vinifié seul, séparément, état de faits qui n’existaient plus depuis belle lurette.

Entre 1992 et 1994, il prépare le sol et complète les plants familiaux en recueillant quelques dizaines de pieds renseignés par les anciens dans les parcelles mélangées des communes de Berlou, Roquebrun et Vieussan. Voici désormais quelques centaines de ceps multipliés par sélection massale (03), plantés sur 30 ares de parcelles schisteuses du terroir de Saint-Chinian, exposées sud-est dans la vallée de l’Orb. Tel est le début de cette histoire qui comptabilise actuellement six plantations.

Le ribeyrenc – cépage oublié – est un des plus vieux du Languedoc, mentionné dès 1554 : Bonaventure Des Périers évoque alors les ‘bruns espirans’ dans son poème ‘Chant de Vendanges’.

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Il était considéré aux XVIII° et XIX° siècles comme un cépage fin de côte, de tout premier ordre, apte à produire des vins dits ‘de commerce’ (04).

Il n’a certes jamais été cultivé sur de grandes étendues bien que disséminé dans toute la région méditerranéenne. Peu répandu dans la Provence et le Roussillon, il n’est jamais remonté vers le Centre. Cépage local, il est resté confiné sur diverses communes de l’Hérault et du Gard, sans oublier l’Aude, tout en occupant 1/5 à 1/4 du vignoble gardois ou héraultais.

Très répandu donc avant le phylloxera (dont les premiers ravages ont été mentionnés en 1863 dans le Gard), il fut ensuite très peu replanté, devenant rare. Les causes sont diverses :

  • des rendements bas (30-35 hl/ha) alors que le vignoble était reconstruit avec des cépages fertiles tels l’aramon (replanté en priorité dans les plaines, son rendement « était de l’ordre de 150 hectolitres à l’hectare, voire certaines années 300 à 350) ou le carignan, ou encore en hybrides producteurs directs (05), dans une volonté productiviste,
  • trop de sensibilité aux maladies et autres,
  • des vins faibles en alcool (pas plus de 10°-11°) ne correspondant plus à l’air du temps,
  • des vins peu colorés alors que le consommateur recherche des vins de couleur produits par des cépages dits ‘teinturiers’.

Il est aujourd’hui quasi disparu :

1958 : 99 ha

1968 : 23 ha

1988 : 7 ha

2016 : 6,6 ha

On le retrouve comme cépage accessoire dans le cahier des charges des A.O.C. Minervois et Minervois la Livinière mais ne fut jamais repris pour Saint- Chinian soit lors de l’accession en Vin Délimité de Qualité Supérieure en 1951 soit lors du passage en A.O.C. en 1982. La question de son introduction officielle dans la liste des cépages autorisés en A.O.C. Saint-Chinian est néanmoins actuellement à l’ordre du jour. Qui vivra verra.

Le travail à la vigne et au chai du domaine Navarre ?

Culture respectueuse de la vigne. Pas de produits chimiques, pas d’herbicides. Fertilisation organique à base de compost. Taille courte en gobelet.

La baie se caractérisant par une peau fine et donc fragile, trois conséquences en découlent :

  • vendange manuelle,
  • pas d’égrappage,
  • pas de foulage (vinification en raisin entier).

Et donc une cuvée 100 % ribeyrenc (12°) déclinée en vin de France 2017.

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Robe peu colorée.
Nez salin, fumé.
Bouche souple, gouleyante, tendre, mais pas dénuée d’une structure délicate.
Gagne quelque peu à êtré aéré, mais pas à vieillir.

L’association avec un parmentier de boeuf et morilles n’est pas dénuée d’intérêt.

Rappelez-vous : était considéré comme un défaut le fait que le ribeyrenc atteigne sa maturité physiologique à faible degré (10°-11°). De nos jours, ce pourrait être un atout, soit qu’il fournisse un vin avec un faible taux d’alcool pour correspondre au souhait actuel du consommateur, soit qu’il le fasse baisser en assemblage.

Tout est une question de goût ! Et je vous invite à y goûter.

Olivier Mercier.

 

P.S. : bouteille achetée à la cave le Verre Volé (site d’Oberkampf – Paris XI°).

(01) Synonymes :

  • Rivairenc, ribeirenc, riveyrenc, riverain,
  • Piran, spiran, epiran, aspiran(t), espiran, espirau, esperan,
  • Verdal, verdaou.

(02) Existent aussi les variétés blanche, grise, rose.

(03) la sélection massale consiste à repérer sur parcelle les pieds paraissant les plus intéressants, à en prélever des fragments de sarment pour les multiplier et ensuite les replanter.

(04) Par opposition aux vins dits ‘de chaudière’, destinés à la distillation.

(05) Un hybride producteur direct est le résultat d’un croisement entre un cépage américain (Vitis labrusca, Vitis riparia, Vitis rupestris…). et un cépage européen (Vitis vinifera), le premier devant apporter sa résistance au phylloxéra et aux maladies cryptogamiques, le second son abondante productivité et/ou la qualité de ses produits.

Coordonnées :

Domaine Thierry Navarre
Adresse : 34460 Roquebrun.
Téléphone : 00 33 4 67 89 53 58
Téléfax : 00 33 9 70 62 13 15
Site : http://www.thierrynavarre.com/
Courriel : thierry.navarre@orange.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Vins-Thierry-Navarre-339517736493704/

Domaine Guilhem et Jean-Hugues Goisot « Les Mazelots » Irancy 2014.

Dirigeons-nous vers le vignoble du Grand Auxerrois (Basse-Bourgogne).

Nous voilà sur la rive droite de la vallée de l’Yonne, à quinze kilomètres en amont de la ville d’Auxerre, au sud-ouest de Chablis, dans le département de l’Yonne.

 

Le poète français Eustache Deschamps (1340 – circa 1404-1405) décrivait par le détail dans « le Miroir de Mariage » un cellier garni de tous les vins alors renommés, mentionnant les vins d’Irancy.

Capture

Mais ce vignoble va peu à peu perdre son rang pour, au XX° siècle, remonter la pente.

 

En 1930, un jugement du tribunal civil d’Auxerre reconnaît l’appellation d’origine Bourgogne Irancy.

Mais le vignoble demeurera encore longtemps dans l’anonymat du vignoble bourguignon.

En 1977, Irancy peut adjoindre son nom à l’appellation Bourgogne (01).

Le millésime 1998 voit accéder Irancy au rang d’appellation communale.

 

Capture vignoble Basse-Bourgogne

 

L’actuelle Appellation d’Origine Contrôlée Irancy est réservée aux vins tranquilles rouges produits dans trois communes : Cravant, Irancy et Vincelottes.

Le cépage pinot noir, autochtone bourguignon, domine, mais il côtoie le proche pinot gris (nommé localement « beurot ») et le cépage rouge césar (dit aussi « romain ») (02).

Les vins sont en effet issus des cépages suivants :
– principal : pinot noir,
– accessoires : césar, pinot gris.

La proportion des cépages accessoires, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % dans l’assemblage. Notez que les cépages accessoires sont également autorisés en mélange de plants dans les vignes, leur proportion totale étant limitée à 10 % au sein de chaque parcelle et les vins produits à partir de parcelles complantées en mélange de plants vinifiés par assemblage de raisins (03).

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré (ou « climat »).

Quelques chiffres ?

  • 2009 : superficie en production de 170 hectares pour une récolte moyenne annuelle de 8.000 hectolitres,
  • 2010 : superficie en production de 164 hectares pour récolte moyenne annuelle de 7.600 hectolitres.

 

Le très ancien cépage césar fait partie du patrimoine historique irancyçois qu’il singularise, mais on ne connaît pas toutefois sa véritable région d’origine. Il est issu d’un croisement naturel entre le pinot noir et l’argant du Jura. Confiné à l’Yonne, il y représente actuellement une dizaine d’hectares dont quatre ou cinq en Irancy.

Sa présence apporte notablement au vin une intensité de robe, un caractère plus massif, une structure tannique.

 

Le domaine familial Goisot est certifié depuis 2001 en agriculture biologique (Ecocert – Fr-BIO-01) et depuis 2005 en biodynamie (Demeter).

 

Il cultive au lieu-dit « Mazelots » 0,5 hectare planté intégralement en vignes centenaires de pinot noir.

Ce climat réputé, situé sur le flanc nord de l’appellation, bénéficie d’une exposition sud permettant une meilleure maturité des raisins.

 

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Le millésime 2014 (13°) a connu un élevage en fûts de chêne, élevage bien présent au nez au moment de l’ouverture, pour ensuite quelque peu s’estomper.

La robe – peu soutenue – est un peu évoluée et laisse présager un vin à maturité. Le palais distingué se prolonge d’une finale délicate.

Un flacon qui s’est parfaitement exprimé sur des tagliatelles au saumon fumé, sauce au bleu et morilles.

 

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Les Mazelots ?  Mazette !

 

Olivier Mercier.

 

N.B. : bouteille acquise chez le caviste Delaby.

 

Coordonnées :

Société Civile d’Exploitation Agricole Goisot Guilhem et Jean-Hugues.
Adresse : 30, rue Bienvenu Martin à 89530 Saint-Bris-le-Vineux.
Téléphone : 00 33 (0) 3 86 53 35 15
Fax : 00 33 (0) 3 86 53 62 03
Site : http://www.goisot.fr/
Courriel : domaine.jhg@goisot.com
Page FaceBook : https://www.facebook.com/guilhem.goisot

 

(01) Bourgogne Irancy ne concernait que les vins rouge et rosé produits dans la seule commune d’Irancy. En 1991 seront ajoutées les communes de Cravant et Vincelottes pour les seuls rouges.

(02) Il est en réalité bien d’autres synonymes : célar, gros monsieur, lombard, saint romain, picar(g)niot ou picargniol ou picar(g)neau ou picarniau, gros noir, ronçain, hureau.

(03) La complantation – pratique ancienne et que l’on ne retrouve guère plus – est la conduite en même temps de différents cépages mêlés dans une parcelle de vigne jusqu’à pouvoir les récolter et vinifier ensemble.

Galopinade : déambulation zytologique les 22, 23 et 24 mars 2019 (Tournai – Belgique).

Plus de quatorze bières de Flandre Occidentale vous seront proposées.

Huit établissements vous permettront de déguster des bières uniquement de Flandre Occidentale lors d’une promenade de 700 mètres dans le quartier de la cathédrale Notre-Dame (patrimoine mondial de l’Unesco), centre historique de Tournai.

Cité royale mérovingienne sous Childéric Ie (circa 436 – 481), Tournai sera sous Clovis (circa 466 – 511) la première capitale du royaume franc, et donc de la future France.

Mais, revenons à nos houblons.

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Cet événement brassicole se tiendra du 22 à partir de 17.30’ au 24 mars 2019 inclus.
La Galopinade sera accessible au départ de chacun des établissements détaillés ci dessous. Vous pourrez vous y procurer – même en prévente – un Pass (15 €) valable pendant les trois jours, le temps d’une dégustation intégrale composée de huits bières, ou passer commande à l’unité (2 €). Il vous sera servi – à une exception près – un galopin de 15 centilitres (à ne pas emporter lors de vos pérégrinations car chaque établissement vous servira dans un nouveau verre).

  • Bar au Vieux Tournay : deux brassins de brouwerij D’Oude Maalderij seront servis tout le week-end en l’occurrence ’Decem Dicipel projet Homo Beerectus’ (10°) et/ou ‘Charybdys’ (14°). La ‘Decem Dicipel projet Homo Beerectus’ est une brune proche d’une stout alors que ‘Charybdys’ est un barley wine vieilli 14 mois en barrique de cognac. A noter que la ‘Charybdys’ sera exceptionnellement servie en galopin de 7 centilitres vu son taux d’alcool. Toujours en provenance d’Oude Maalderij seront proposés au long du week-end d’autres brassins : la ‘Qantelaar‘ brune (8°), la ‘Redenaar’ blonde (8°) et la ‘Stoffoasje’ triple blonde (9°). Ve : 17-23. Sa : 12-23. Di : 12-22.
  • The Hopster : cet établissement spécialisé dans la dégustation de bières artisanales mettra en avant – au fût – la toute récente ‘Franc Belge’ (5,5°) de la brasserie De Ranke: une bière ambrée à la délicate et désaltérante amertume. Mais toutes les autres bières de la brasserie seront disponibles. Ve : 17-22. Sa : 14-22. Di : 14-22.
  • Le Dé Botté : coffee shop spécialisé dans les jeux d’adresse, les jeux en bois et de société, il proposera de la brouwerij ‘t Verzet la ‘Moose Blues’ (7,5°). Une bière brune aux notes de fruits secs, chocolat, malt fumé et caramel. Sans oublier le sirop d’érable qui entre dans sa composition. eV : 17-20. Sa : 14-02. Di : 14-20.
  • Decallonne Concept Store. Ce distributeur de livres et magazines sortira de son créneau et vous suggérera de la brouwerij de Halve Maan la ‘Straffe Hendrick Wild’ (9°) laquelle se caractérise par ses levures brettanomyces. En sus, vous pourrez bénéficier de 5 % de réduction sur les livres dédiés à la cuisine et aux alcools. Ve : 17-20. Sa : 15-20. Di : 14-18.
  • Vitrine Fraîche : un projet d’artiste (expo et spectacle vous seront proposés durant les trois jours) visant à redynamiser les vitrines commerciales orphelines du piétonnier ne pouvait qu’être présent en l’espèce via la brasserie Omer Vander Ghinste en mettant en exergue pas moins de trois brassins. ‘Roodbruin’ (5,5°). Classique : une bière rouge à base de cerises mûrie deux ans en foudres de chêne. ‘LeFort’ : brune foncée (9°). Ou encore la ‘Tripel LeFort’ à la robe blonde dorée (8,8°). Ve : 17-20. Sa : 15-20. Di : 15-19.
  • Le bar le Quai des Brumes lèvera le voile sur la brouwerij Alvinne avec une blonde ‘Sofie’ (8°) et une brune ‘Freddy’ (8°) qui, toutes deux, ont maturé en fût de Bordeaux rouge. Ve : 17-02. Sa : 11-02. Di : 17-02.
  • Le restaurant Tatie Danielle by Emma accueillera la brasserie De Leite avec sa récente ‘Fils à Papa 8’ second batch 2019/1 (8,2°), une blonde maturée en fût de vin jaune du Jura. Vous seront en outre proposés en parallèle deux plats mijotés à la bière brune de la brasserie locale Brunehaut, accompagnés de pommes de terre : joues de porc et carbonnades flamandes. Ve : 17-… Sa : 11-22. Di : 11-16.
  • Last but not least, le bar le Bouchon mettra à votre disposition la Rodenbach ‘Alexander’ (6°). Typique par son acidité : une bière de foudre (un mélange de bières qui mûrit jusqu’à deux ans dans des foudres de chêne), macérée au moyen de cerises acides. Ve : 17-22. Sa : 16-22. Di : 16-22.

Buvez curieux !

Olivier Mercier.

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