Le Bistrot de la Place (Saumur).

Restaurant – Bistrot gourmand – Bar à vins.

Nous voici au cœur de la ville de Saumur. Je ne vais pas vous faire l’article : le château classé en 2000 « »Patrimoine mondial de l’humanité »,  le Cadre Noir ou encore les berges de la Loire.

 

L’établissement – où je me rends quasi à chaque de mes visites dans le Saumurois – borde la jolie place Saint-Pierre entièrement piétonne, ceinte de ses maisons à colombages et de son église.

Il vous propose soit sa terrasse (chauffée l’hiver), soit au rez son zinc ou ses banquettes et tables, ou encore son étage cosy aux poutres apparentes et murs de tuffeau.

Pour les plats : carte ou ardoise.

On annonce des produits issus du marché, des producteurs locaux, une cuisine respectueuse du terroir et des saisons.

 

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En entrée : œuf bio poché sur courges, champignons des bois (7,80 €) de bon aloi.

Ensuite : savoureuse poitrine de cochon confite à la sauge (12,90 €) et – à l’ardoise – tartare de poisson fumé au yuzu (16,00 €) accompagné d’une salade de blé (3,20 €).

 

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Le Bistrot de la Place est lauréat du Concours du Tour des Cartes 2018, figurant ainsi parmi les cent meilleures cartes des vins de France dans la catégorie brasseries, bistrots, restaurants bistronomiques.

Sont proposés des vins traditionnel, bio et naturel. Une très belle sélection de pas moins de 400 références dont quelques 45 au verre.

Beaucoup de vins ligériens bien entendu, complétés d’un beau tour de la France, dans une large gamme de prix, outre quelques propositions hors hexagone.

Toutes les références sont disponibles à la vente à emporter, et ce au prix caviste.

 

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C’est l’occasion de découvrir la Folie Lucé (Loïc Terquem) « L’Ecart » 2012 Saumur blanc (13°).  Ce 100 % chenin (ou pineau de Loire) sur argilo-calcaire, cultivé sans apports chimiques, vendangé manuellement, élevé en barriques se montre évolutif, gourmand, aux notes beurrées, végétales et miellées (39 €).

 

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Pour les desserts : belle déclinaison de chocolat Guanaja à 70 % (9,20 € à et un délicat Armoricain – moelleux et crème pralinée du Pays Nantais (8,40 €)

 

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On ne saurait quitter les lieux sans une eau-de-vie de poires williams (j’avoue : j’en suis un inconditionnel) de la distillerie artisanale Cazottes (9,00 €).

 

l y a indéniablement du savoir-faire. Sans oublier le service sans prise de tête.

Confirmation donc : une belle adresse.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 01 février 2019.

 

Coordonnées :

Adresse : 16, place Saint-Pierre à 49400 Saumur

Téléphone : +33 (0) 2 41 51 13 27

Site : https://www.bistrotdelaplace-saumur.com/fr/

Courriel : contact@bistrotdelaplace-saumur.com

Page FaceBook : https://www.facebook.com/lebistrotdelaplace.saumur/

 

Horaires :

Du lundi au vendredi et le dimanche : de 10.00 à 15.00 et de 18.00 à 23.30

Le samedi : de 08.30 à 15.00 et de 18.00 à 23.30

 

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Bar à vins-restaurant AOC (Avignon).

Jolie découverte dans le coeur historique d’Avignon.

Depuis 2006, intra muros, pas bien loin de la place Pie, un peu en retrait d’une placette où se déploie la terrasse, l’établissement offre un large éventail de services :

  • bar,
  • caviste,
  • restaurant,
  • formule déjeuner,
  • plat du jour,
  • tapas, grignotage…

 

L’accueil est éminemment sympathique.

 

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Pour la partie solide, le choix est effectué à partir de l’ardoise. Cabillaud en croûte de parmesan, risotto crémeux et champignon en fricassée. Burger de bœuf,  pommes de terre frites, Saint-Nectaire, jambon cru, oignons confits, confiture de cerise noire. Rien à redire.

Pour la partie liquide, coup d’oeil sur les bouteilles exposées.Va pour un Côtes du Rhône Villages (01) Cairanne 2015 du domaine Wilfried (agriculture biologique FR-BIO-01 – cépages grenache, mourvèdre, syrah).

 

 

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Du pur plaisir immédiat ! Nez très soutenu. Charnu, tanins soyeux, élégants.

 

La carte des vins consultée ultérieurement s’affiche clairement orientée bio.

 

Pour terminer : un généreux baba au rhum.

 

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Nous serions bien revenus mais les horaires inhérents à la trêve des confiseurs en ont décidé autrement. Ce ne devrait être que partie remise.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 22 décembre 2018.

 

Les prix :

Cabillaud : 16 euros
Burger : 15 euros
Cairanne : 34 euros
Baba : 6 euros

 

Coordonnées :

Adresse : 5, place Jérusalem (plaço Jerusalèn) à 84.000 Avignon
Téléphone : +33 4 90 25 21 04
Site : http://www.aoc-restaurant-avignon.com
Courriel : aocavignon@gmail.com
Page FaceBook :
https://www.facebook.com/aoc.avignon/
https://www.facebook.com/AOC-486040268184434/

Ouvert :

  • le mardi et le dimanche de 18h00 à 23h00,
  • du mercredi au samedi de 12h00 à 14h00 et de 18h00 à 23h00.

Fermé le lundi.

 

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(01) Cairanne a quitté le giron des Côtes du Rhône villages complétés par une dénomination géographique complémentaire pour devenir – après quelques péripéties judiciaires – une Appellation d’Origine Contrôlée ‘autonome’ en 2018.

 

Cave à manger le Présentoir (Lille).

« Caviste nature Comptoir vivant » : telle est l’accroche.

Ouvert depuis le 01 septembre 2017, l’on me dit régulièrement du bien de la cuisine traditionnelle du Présentoir et de sa sélection de vins « propres » (pas bar à vins, l’établissement est également caviste).

On ne peut pas le rater : menu écrit à la main sur une vitre et bouteilles en devanture attirent le regard.

Implanté dans une rue animée du centre-ville, je suis passé devant maintes fois sans jamais avoir l’occasion d’en franchir le seuil. Voilà désormais chose faite.

Pour vous installer, vous avez le choix : terrasse si le temps s’y prête, salle au rez et ses quatre tables, comptoir prolongé de la cuisine ouverte, salle à l’étage.

Commençons par nous rincer les papilles : « Wal » bière triple de la micro-brasserie du Vieux-Lille Célestin. Une bière artisanale brassée avec du houblon de la variété strisselpalt cultivée dans un village du Nord – et plus précisément Berthen – et de la variété saaz. Non filtrée, non pasteurisée. Aromatisée avec des graines de coriandre et du poivron long d’Afrique du Sud, elle ravira les amateurs du genre.

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La carte des mets est concise. Idem en ce qui concerne les boissons (et pour les vins dont la sélection est pointue, n’hésitez pas à regarder autour de vous ou à vous renseigner).

« Tous nos produits sont non traités. Ils proviennent de producteurs locaux soucieux de leurs enfants d’abord et de nous ensuite. » annonce-t-on.

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Va pour une douzaine d’huîtres naturelles de Benoît le Joubiou, ostréiculteur installé dans le village de Pénerf à l’embouchure de la rivière du même nom où l’on produit un des douze grands crus de Bretagne (01).

Ma convive se délecte et en profite largement.

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Raviolis de boeuf maison au bouillon.

Suivent pour qui un œuf sur le nid, crème et duxelle de champignon, pour qui des raviolis de boeuf maison au bouillon. Ici aussi, de bons produits frais, joliment travaillés, présentés sans esbroufe.

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Oeuf sur le nid, crème et duxelle de champignon,

Le tout est parfaitement accompagné par la simplicité rafraîchissante d’un Bourgogne aligoté 2015 de Fanny Sabre.

Je lorgne en direction du comptoir sur le Comté 12 mois. Fruité au palais, il a été classiquement mais bellement accordé avec les flaveurs de sous-bois humide, de mousse d’un chardonnay du Jura « Autrement » de Jérôme Arnoux.

Au moment de mettre la grand-voile, un flacon attire mon attention parmi d’autres bouteilles en exposition : « Ah ! Ramon » des frères Tortul (la Sorga) 2015. Bien !  On va se rasseoir car j’avoue un faible pour ce cépage, cette cuvée, ces négociants-éleveurs !  Un vin avec une coquetterie dans l’œil, comme je les aime.

Petit plus : le cadre et le service sont décontractés. A la bonne franquette. Rien de guindé.

Bref : une belle adresse dans un Lille culinaire qui s’étoffe en qualité depuis quelques années.

Promis : je tarderai moins à franchir à nouveau le seuil de ce qui tient plus de la cave à manger gourmande – oscillant entre tapas et assiettes – que du restaurant, et ce d’autant plus que la carte est très régulièrement renouvelée qu’il s’agisse des plats ou des vins.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 01 décembre 2018.

 

(01) L’huître de Pénerf constitue l’un des douze crus de la Bretagne avec l’ « Aven Belon », la « Ria d’Etel », la « Quiberon », la « Golfe du Morbihan » et la « Croisicaise ». Pour le reste de la Bretagne, il en est six autres : la « Cancale », la « Paimpol », la « Rivière de Tréguier », la « Morlaix-Penzé », la « Nacre des Abers » et la « Rade de Brest ».

Les huîtres de Pénerf sont disponibles au Présentoir jusqu’à la fin de la saison, c’est à dire mars/avril.

 

Coordonnées :

24, rue Pierre Mauroy à 59800 Lille.
Téléphone : +33 (0) 6 44 64 43 29
Courriel : lepresentoirlille@gmail.com
Site : http://www.lepresentoirlille.fr
Possibilité de réservation via le site ou par sms via le +33 (0) 6 44 64 43 29

 

Fermeture :

  • lundi soir
  • mardi soir

Ouverture :

  • lundi et mardi de 00’ à 14.30’
  • mardi, mercredi et jeudi de 00’ à 14.30’ et de 19.00’ à 22.30’
  • vendredi de 00’ à 14.30’ et de 19.00’ à 23.00’
  • dimanche de 00’ à 15.00’ (brunch)

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Voir Naples et discourir (seconde partie).

Et tout doucettement appréhender l’âme napolitaine…

Et toujours pas l’ombre d’une pizza écrivais-je.

 

Une adresse conseillée à diverses reprises pas bien loin de la piazza Cavour : Lombardi 1892 (06).

Le personnel parle français et nombre de consommateurs le parlent aussi. Fort heureusement, peu à peu, la clientèle italienne prend le dessus.

Pour entamer le repas, une bonne cuivrée de caractère de la micro-brasserie napolitaine K-Birr. Renseignée comme de type american pale ale, elle arbore le logo Cuore di Napoli soit – si j’ai bien compris – un mouvement multiforme essentiellement socio-artistique visant à mettre en valeur l’appartenance à la ville parténopéenne.

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Et deux pizze, deux !

Pour elle : à la morue marinée (baccalà), délicate tomate aigre (pomodoro in agro), olives noires (olive nere) et rucola.

Pour moi : ripieno fritto farcie à la crème fleurette (fior di latte), ricotta, porc (cicoli), tomate (pomodoro), piment (pepe). Certes gustativement déroutant de par le mode de cuisson, visuellement guère aguichant, mais succulent.

Une constante : la fraîcheur des produits.

Le biancolella de la cantine Antonio Mazzella ‘Vigna del Lumé’ Denominazione di Origine Controllata Ischia 2017 a pour seul mérite de m’avoir fait connaître ce cépage blanc.

Pour la petite histoire, Ischia fait partie des quatre premières D.O.C. dont le cahier des charges a été officialisé en 1936 (07).

Service peu amène au début, plus souriant au fil de la soirée.  Cadre neutre, sans âme. Mais ici aussi, l’on chante en salle pendant le service. Et l’on en apprécie d’autant plus les mets.

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A proximité de la piazza del Plebiscito, la trattoria e pizzeria da Umberto (09) offre une terrasse qui, les beaux jours, doit offrir une belle vue sur la baie (plus précisément, les docks et les imposants bateaux de croisière) et le Vesuvio. En pénétrant dans la guère spacieuse salle carrelée de bleu, aux murs de pierre, où s’ouvre la cuisine et jacasse la télévision, l’on se sent directement dans son élément.

Quelques délicieux amuse-bouches à l’entame (pain grillé aillé et tomaté).

Le choix porte sur une entrée de la mer (primi di mare) composée de linguine, petites tomates (pomodorini), petits poulpes (polipetti) et aubergine (melanzana)

Il s’est porté également sur une pizza du pêcheur (alla pescatora) :  moules (cozze), palourdes (vongole) et calamar (calamaro).

On s’est tout simplement régalé tout en clôturant sur une superbe panna cotta à la fraise (fragola).

A propos de moules, le séjour a permis d’apprendre que celles-ci sont considérées comme un plat de pauvre…

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Pas de carte des vins :  les bouteilles sont exposées dans une niche murale. Malheureusement, une falanghina de la D.O.C. Campi Flegrei que j’avais pressentie ne nous sera pas servie pour cause de température inadéquate. Ayant de la suite dans les idées, je me rabats sur un flacon de la casa d’Ambra ‘Biancolella’ D.O.C. Ischia 2017. De par sa fraîcheur, il me réconcilie avec ce cépage (en réalité 85 % biancolella, 15 % forastera, san lunardo et uva rilla).

Gran Gusto (10) se déploie le long de l’axe routier qui sépare les docks de la ville, dans un cadre moderne, à la fois bar et épicerie au rez, cave et restaurant-pizzeria à l’étage.

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Est suggéré le poisson pêché du jour que l’on présente vendu au poids, en l’occurrence une baudroie (rana pescatrice) accompagnées de pâtes (pasta) napolitaines. Proposition acceptée sans regret car on s’en pourlèche encore les doigts !

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Baudroie (rana pescatrice).

Pas de carte des vins, et lorsque je demande un vin blanc en agriculture biologique – car tel était le but de ma visite en ces lieux car conseillés par l’application Raisin – l’on proposera sans précision aucune soit un greco soit un fiano. Et vous n’aurez pas plus d’explication si vous demandez en fin de repas un vin doux (vino dolce).

Le cantine di Marzo ‘Colle Serrone’ D.O.C.G. Greco di Tufo 2016 – en agriculture conventionnelle – s’est avéré loyal et marchand.

Je ne saurai en terminer sans évoquer le bar 7Bello (10) proche de la piazza Dante, pour y avoir siroté qui une Peroni qui un spritz à la saveur originale.

Aux tables, les habitants du quartier devisent. Au piano droit, la clientèle prend ou donne des cours. Et à qui viendrait l’idée de vocaliser, un C.D. de bel canto lui coupera la chique illico presto sous les lazzi du patron !

Et l’on se dit alors que – passé les premiers moments d’appréhension – on commence alors tout doucettement à appréhender l’âme napolitaine…

Olivier Mercier.

P.S. : en lisant les prix ci-dessous, n’oubliez pas qu’en restauration le couvert (coperto) est facturé quasi toujours en sus, ce qui est en principe annoncé. Quant au pourboire (servizio), il peut vous être facturé d’office.

(06)  Lombardi 1892

Via Foria, 12-14 à 80137 Naples.
Téléphone : +39 081 45 62 20
Coperto : 1 euro
K-Birr (33 cl) : 5 euros
Pizza baccalà : 9,5 euros
Ripieno fritto : 7,5 euros
Vigna del Lumé : 24 euros

(07) Conjointement avec Vernacchia di San Gimignano, Est !  Est !!  Est !!! di Montefiascone et Frascati.

(08) Trattoria e pizzeria da Umberto Primo

Via Cesario Console, 23 à 80132 Naples.
Coperto : 3 euros
Pizza  : 8 euros
Primi mare : 14 euros
Panna cotta : 4 euros
Casa d’Ambra : 25 euros
Pas de carte bancaire.

(09) Gran Gusto.

Via Marina, 5 à 80133 Naples.
Téléphone : +39 081 19 37 68 32
Coperto : 2 euros
Pâtes : 2 x 2,5 euros soit 5 euros
Baudroie : 31,90 euros le kilo/1,23 kilo soit 42,93 euros
Cantine di Marzo : 18 euros

(10) Bar 7Bello

Via Benedetto Croce, 8 à 80134 Naples.

Voir Naples et discourir (première partie).

Des produits frais, de qualité, travaillés simplement avec savoir-faire.

Rassurez-vous, je serai – relativement – concis.

 

Avant que d’embarquer, un Belge d’origine napolitaine confiait que la ville ne pouvait laisser indifférent, difficile à appréhender (et c’est peu dire) : soit on aime, soit on n’aime pas. Qu’en est-il de la cuisine, des produits locaux ?

 

La pizza naquit à Naples et seules la margherita et la marinara peuvent être considérées comme locales.

Depuis 2009, la pizza napolitaine (pizza napoletana) bénéficie d’ailleurs d’un statut (S.T.G.) reconnu de spécialité traditionnelle garantie (specialità tradizionali garantite) qui, pour sa confection, contraint les fabricants à en respecter un très strict cahier des charges.

Quant à l’art du pizzaiolo napolitain, il est inscrit depuis 2017 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La pizza fritta est quant à elle particulière à la Campanie : une pizza calzone passée dans un bain d’huile bouillant.

 

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Caffé Mexico.

 

On commence par l’incontournable Caffè Mexico (01), celui implanté face à la station de trains Napoli Centrale et par lequel un passage s’impose pour commencer sa journée.

Espresso. Cappuccino. Mais aussi et surtout la locale et omniprésente sfogliatella. Saupoudrée de sucre ou non, confectionnée avec de la ricotta fraîche, cannelle, vanille, écorce d’orange, en forme de coquillage (aragostina) ou non, quelle que soit la pâte (feuilletée ou brisée), ce délice cale l’estomac pour toute la matinée.

 

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Sfogliatella.

 

Quittons la piazza Garibaldi pour nous rendre pas bien loin de là : Mimmi alla ferrovia (02).

Un établissement demeuré dans son jus : cadre un peu ampoulé, fresques au plafond, photos de clients célèbres, serveurs en gilet,  patron attablé avec journal et café…

 

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Le dévolu se porte sur le menu tradition (menù tradizione), obligatoirement pour deux personnes.

En entrée, une promenade napolitaine (passeggiata napoletana) – dégustation de la tradition (assagi della tradizione) en quatre parties :

  • fleur de courgette frite (fior di zucca fritti), ricotta,
  • aubergine (melanzana), parmesan (parmigiana),
  • côtelette (braciole),
  • anchois (acciuga),mozzarella.

Tout cela est généreux et bien exécuté.

Ravioli au loup de mer et sauce citron aux crevettes et calamar (raviolo con spigola et limone in salsa di gamberetti et calamari), plat qui fleure bon, d’une fine acidité.

Pâtes de Gragnano et sauce à la viande et oignon (candele di Gragnano con salsa a la genovese), Gragnano étant une bourgade réputée pour la fabrication de pâtes artisanales.

Morue, crème de pois chiche et chicorée (baccalà crema di ceci e scarole).

En bref, deux plats aux saveurs joliment associées.

En dessert ? Babà bien sûr puisqu’il figure parmi les desserts (dolci) typiques.

Une très jolie découverte que le Terredora Di Paolo ‘Fatica Contadina’ Denominazione di Origine Controllata e Garantita Taurasi 2012, très odorant, opulent, rond, long.

Dommage que le service – avenant par ailleurs – se fasse au lance-pierre.

Quoi qu’il en soit, voilà un établissement d’un excellent rapport quantité-qualité-prix.

Deux éléments le confirment.

Il n’est que de voir la clientèle venue en famille remplir progressivement la salle.

 

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Flânant dans le même coin, nous pénétrons dans la Vinicola (03), épicerie de quartier qui ne paie pas de mine, où l’on débite à la pompe dans des gobelets en plastique de la falanghina ou encore de la guarnaccia. Bon, honnête, loyal et marchand, d’un prix plus que compétitif, on en redemande, occasion de lier connaissance avec le patron et les clients et de discuter de nos gastronomies respectives. Tout cela pour signaler que Mimi à la ferrovia fait l’unanimité.

 

Dans un quartier animé, la Stanza del Gusto (04) vous fera changer radicalement de style et d’ambiance. Jeunesse, dynamisme et modernité.

Au vu des murs, l’on ne saurait ignorer dans quelle ville l’on se situe, de par les références répétées à Parthénope. Une des trois sirènes qui ont tenté – en vain – de charmer Ulysse et son équipage par leur chant, de désespoir, elle se suicide et  échoue à Naples. Son corps – parmi d’autres versions – serait enterré sous l’église San Giovanni Maggiore. L’adjectif partenopeo est parfois utilisé en lieu et place de napolitain.

 

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Revenons à nos moutons. Pour commencer, une craftbeer ‘Ma Però, non Si Dice’ (30 I.B.U.) de la brasserie maison  Kuoko Mercante. Annoncée comme une Belgian Ale confectionnée à base de coriandre (coriandolo), écorces d’orange (bucce di arancia), anis (anice) et cannelle (cannella), elle m’a laissé… perplexe.

Deux entrées avec de beaux produits servis copieusement.

Cos-cos : plat mixte de diverses et savoureuses préparations maison.

Abbracciami meglio (que je vous laisse traduire) : boule (ciambella) de mozzarella di bufala, tomate séchée (pomodori secchi), câpre (capperi), olive, tomate jaune (pomodoro giallo) et anchois (acciughe)

 

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Abbracciami meglio.

 

Pour suivre : lombes de boeuf (lombattelo di manzo) rôtis,  bien relevés par des poivrons verts marinés et une sauce à la crème aigre.

Carbonada : pâtes linguine, porc (cicoli), blanc d’oeuf (uovo) et truffe (tartufo) noire.

 

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Carbonada.

 

Carte des vins au verre mais pas à la bouteille. Demandez et l’on vous répondra.

Villa Matilde ‘Rocca dei Leoni Terre Cerase’ Indicazione Geografica Protetta Campania 2017. Un rosé d’aglianico qui fait son job pendant qu’on écoute le personnel chanter. Ne sommes-nous pas dans la ville de Caruso (05) ?

 

Premières constatations : pas de cuisine compliquée. Des produits frais, de qualité, travaillés simplement avec savoir-faire.

Et je ne saurai suivre Edmond et Jules de Goncourt lorsqu’ils considéraient que « certains livres ressemblent à la cuisine italienne, ils bourrent mais ne remplissent pas ».

 

Et toujours pas l’ombre d’une pizza… Il y aura donc une suite.

 

Olivier Mercier.

 

P.S. : en lisant les prix ci-dessous, n’oubliez pas qu’en restauration le couvert (coperto) est facturé quasi toujours en sus, ce qui est en principe annoncé. Quant au pourboire (servizio), il peut vous être facturé d’office.

 

(01) Caffè Mexico
Piazza Giuseppe Garibaldi, 72 à  80142 Naples.
Téléphone : +39 081 28 31 21
Espresso : 1 euro
Cappuccino : 1,4 euros
Sfogliatella : 1,2 euros

(02) Mimi alla ferrovia
Via Alfonso d’Aragona,  19-21 à  80139 Naples.
Téléphone : +39 081 553 85 25
Coperti : 0 euro mais service (servizio) : 14 euros (ce surcoût de 15 % est annoncé).
Menù tradizione : 35 euros
Terredora : 40 euros

(03) La Marca Gennaro (La Vinicola)
Via Martiri d’Otranto, 47 à 80141 Naples.

(04) La Stanza del Gusto
Via Costantinopoli,  100 à 80135  Naples.
Téléphone : +39 081 40 15 78
Portable :  +39  348 33 96 161
Coperto : 0 euro
Servizio : 0 euro
Bière (33 cl.) : 7 euros
Cos-cos : 20 euros
Abbracciami : 10 euros
Lombatello : 18 euros
Carbonada : 16 euros
Terre Cerase : 16 euros

(05) Enrico Caruso. Né et mort à Naples (25 février 1873 – 02 août 1921).

Restaurant Souvenir (Gand – Belgique).

Souvenir demeure indéniablement un restaurant européen moderne de haut vol.

J’ai déjà évoqué en d’autres temps et en d’autres lieux Souvenir alors implanté à Ieper (Ypres).

Le chef islandais Vilhjalmur Sigurdarson et Joke Michiel ont éprouvé le besoin de franchir d’autres horizons pour s’installer à la lisière du centre-ville historique de Gent (Gand).

Est-ce dans cette optique qu’il faut comprendre que « le souvenir des joies perdues vaut mieux que les désirs inassouvis » ?

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Découvrons les lieux nouveaux : l’entrée mène au bar à manger d’où l’on accède à la salle (terminée par la cuisine ouverte) aux couleurs sobres (blanc, brun, ocre, gris) et à la lumineuse verrière. Qui plus est, le mobilier étant moderne et épuré, l’on soupçonne qu’en cuisine l’on opérera dans la continuité…

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Le service éminemment sympathique se déroule dans la bonne humeur.

On s’exprime et se comprend vaille que vaille en néerlandais, français, anglais (voire avec les mains…). Aussi j’espère que les ingrédients repris ci-dessous dans la composition des plats correspondent à la réalité !

Pas le choix : menu surprise dit « carte blanche » : sept plats et deux desserts (outre un plateau de fromages en supplément pour l’un ou l’autre convive).

On perçoit vite que Vilhjalmur Sigurdarson a pris de l’assurance tant en cuisine qu’en salle.

En amuse-bouches : gaspacho de concombre, huile de fenouil/carotte laquée, millet grillé, pain au levain, kimchi dip. De bon augure.

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Pour l’apéritif : la Staffa « Mai Sentito ! » Indicazione Geografica Tipica Marche bianco frizzante sur lie. Cet assemblage de verdicchio (80 %) et de trebbiano (20%) fait le job : mettre les papilles en alerte, car elles vont œuvrer…

Arrivent les tomates cerises au four, vinaigrette, fromage, paprika fumé, feuille de basilic.

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Que boit-on ? Toujours de la péninsule : vignaioli Contrà Soarda « Vespaiolo » Denominazione di Origine Controllata Breganze 2017. Le cépage vespaiolo s’apprécie dans toute sa simplicité.

Pour suivre : un succulent loup de mer en demi cuisson à basse température, chou pointu, pickles d’oignon, ficoïde glaciale

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Succède une aubergine grillée et laquée, crème d’aubergine fumée accompagnées de surprenantes lentilles vertes germées, l’oxalys apportant de l’acidité.

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Que boit-on ? Encore et toujours dans la péninsule : azienda agricola Sandro de Bruno « Colli Scaligeri » Denominazione di Origine Controllata Soave 2008. Le cépage garganega s’exprime par une robe soutenue, des notes végétales, fumées.

Point d’orgue gustatif du repas à mes yeux : moules ouvertes et fumées au foin, sauce au bacon fumé, shitake, fèves des marais, feuilles de capucine. Odoriférant qui plus est !

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Joli travail sur l’acidité que le cannelloni de chou rave farci au potiron, crème et graine de potiron, jus de courgette, fenugrec.

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Que boit-on ? La péninsule encore et encore. Dario Prinčič « Rosso »  Indicazione Geografica Tipica Venezia Giulia 2009. Avec cet assemblage de merlot (70 %) et cabernet sauvignon (30 %), on monte dans les watts : nez très gourmand, bouche suave, fruitée, un peu compotée, long, très long. De toute beauté.

Arrive une betterave cuite à basse température snackée laquée dans du petit lait, jus de betterave, cerise confite, fleur d’aneth.

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Pour terminer la série de plats : plie cuite sur la peau, chou fleur laqué cuit au barbecue, fleur de colza, crème de brocoli, taboulé de chou fleur, crème au vinaigre de fenouil.

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Je fais l’impasse sur l’assiette de cinq fromages mais ne puis m’empêcher de grappiller dans l’assiette de mon voisin de table. Voilà qui est bel et bon.

Que boit-on ? Et si l’on quittait la péninsule pour l’Allemagne ? Weingut Kistenmacher & Hengerer « Feinherb cabernet franc » Qualitätswein rosé 2013. C’est doucereux et je ne suis pas particulièrement fana de type de rosé, mais en bouche un peu d’acidité apporte de la fraîcheur. S’en tire finalement bien.

Voici venu le temps des desserts.

Une variété ancienne de poire goûtant la pomme (dont j’ai oublié de noter le nom, honte sur moi), granité de menthe, crumble, confiture de fraise. Original.

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Figue confite au sirop de figue, fromage frais, graines de fenouil. Frais, bien équilibré.

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Encore faim ? Quelques succulentes bouchées pour terminer : ganache, cardamone, crémeux d’oseille à la livèche.

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Vous l’aurez remarqué : pas de viande.

Vous l’aurez également remarqué : un double travail :

  • sur les céréales, graines, légumes, végétaux,
  • sur le grillé, le toasté, le fumé.

Que boit-on ? De belle facture, une geuze à l’ancienne de la brasserie Boon parachève cet excellent moment.

La carte des vins guère étoffée (quelques 35 cols) fait montre d’une belle sélection diversifiée, couvrant la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche… Quelques verres ont pu en sus être dégustés car on n’a (pas) que le plaisir que l’on se donne :

  • une clairette blanche d’Eric Texier « adèle » Côtes du Rhône 2017,
  • en Slovénie, et plus précisément de la région de Goriška Brda un sauvignonasse (anciennement dénommé tokay friulano) de Vina Brandulin « Jordano » 2016,
  • pour l’Autriche dans la région de Burgenland un « Grauburgunder Réserve trocken » 2016 de weingut Michael Opitz, soit un pinot gris vinifié en sec.

Souvenir demeure indéniablement un restaurant européen moderne de haut vol.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 29 août 2018 en soirée.

 

Coordonnées :

Adresse : Brabantdam, 134 à 9000 Gent (Gand).
Téléphone : 00 33 (0) 9 335 60 73.
Site : http://souvenir.gent/
Courriel :

Page FaceBook : https://www.facebook.com/souvenirrestaurant/
Possibilité de réserver via le site.

Horaires :

Fermeture le week-end.
Ouvert le midi (arrivée entre 12.00 et 13.00) les lundi, mardi, jeudi et vendredi.

  • soit lunch 35 euros,

  • soit à la carte.

Ouvert le soir (arrivée entre 19.30 et 20.30) du lundi au vendredi :

  • soit carte blanche à 55, 75 ou 95 euros,

  • soit à la carte.

 

A noter :

  • les vendredis et jours fériés : uniquement carte blanche à 95 euros.
  • il existe d’autres modalités tel le bar ou la réservation d’une pièce privatisée pour six à dix personnes (voir le site et la page FaceBook pour plus d’informations).

Prix :

Carte blanche : 95 euros.
Fromages : 30 euros
La Staffa : 40 euros.
Contrà Soarda : 42 euros
Sandro de Bruno : 42 euros.
Dario Prinčič : 82 euros.
Geuze : 6 euros.

Restaurant Jaïs (Paris 07).

Produits de qualité et savoir-faire.

J’ai déjà évoqué ici le restaurant de Marie-José Mimoun : « le Tagine ». Au tour de ses fils : derrière la vitre, Jaïs en cuisine ouverte, et Yanice en salle.

 

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Le restaurant est implanté dans le quartier chic du Gros-Cailloux (Invalides) pas bien loin des quais de la Seine.

 

Le chef a effectué son apprentissage chez Eric Frechon (« le Bristol ») et Rodolphe Paquin (« le Repaire de Cartouche ») pour travailler ensuite au « Petit Tonneau » avant de s’installer au « Petit Célestin » (01) pour – succès aidant – cumuler à partir de 2016 avec le restaurant portant son nom.

 

« Jaïs » se pare d’un décor classieux de bistro moderne avec son large comptoir en zinc, sa trancheuse, ses chaises et tables en bois brun, son carrelage, sa large baie vitrée, ses quelques tables en terrasse et ses plafonniers Art Déco. Mais en réalité, c’est un véritable restaurant dédié à – terme galvaudé mais pas ici – la bistronomie.

 

Ici se déploie une cuisine traditionnelle française, épicurienne mais avec de l’inventivité, sans fioriture (ce qui ne veut pas dire simple), sapide, aux plats généreux et maîtrisés.

 

Le service s’avère impeccable, souriant, attentionné comme je l’expliquerai ci-bas.

 

Le choix s’effectue soit à l’ardoise ou à la carte, le temps de croquer quelques radis beurre tout en sirotant une « Saison » de la brasserie Dupont.

Va pour une poêlée de girolles, ail et persil, œuf parfait, copeaux de parmesan et jus de viande d’une part, poêlée de cèpes de Lozère, jaune d’œuf confit, pistou de persil d’autre part.

Rien à redire ! De même quant au Macon-Villages 2015 de Philippe Valette. Voilà un chardonnay impeccablement vinifié.

 

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Suivent un fin tartare de bar aux huîtres, citron yuzu, huile d’olive de Kalamata et carpaccio de tomates Noires de Crimée et une copieuse entrecôte Simmental maturée poêlée, purée d’oignons roussis et frites maison.

Mon dévolu se porte sur une jeune vigneronne qui ne cesse de faire parler d’elle : Céline Oulié du « clos les Mets d’Ames » (02). On est réticent à me servir « Les Sens de la Vie » Madiran 2015 car – m’explique t’on – dans une phase ‘délicate’. Le temps d’expliquer que je connais le domaine et que s’il échet un carafage devrait convenir, voici le vin servi : rond, fruité, gazouillant certes quelque peu. Loin de toute austérité.

 

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Par pure gourmandise, je termine par de délicates mirabelles rôties au romarin, glace au thé « Soën », citron yuzu.

 

La carte des vins ne reprend que des vins à tout le moins en agriculture biologique avec quelques vins hors la France.

 

On y mange bien. Très bien. On y boit bon. Très bon. Que demander de plus ?

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 22 septembre 2018 en soirée.

 

 Coordonnées :

Adresse : 3, rue Surcouf à 75007 Paris.
Téléphone : +33 1 45 51 98 16
Page  FaceBook : https://www.facebook.com/Ja%C3%AFs-1751085658511376/
Métro(s) proche(s) : La Tour-Maubourg, Invalides.
Réservation conseillée.

 

Les prix :

Girolles : 19.00 euros
Cèpes : 17.00 euros
Entrecôte Simmental maturée : 41.00 euros
Tartare de bar : 28.00 euros
Mirabelles rôties : 12.00 euros
Vins : 48 et 39 euros.

 

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  1. Etablissement dont il se pourrait bien que je vous entretienne à l’occasion d’une prochaine visite à Paris…
  2. Ce domaine, dont le premier millésime a vu le jour en 2014 est labellisé en agriculture biologique depuis 2015 et biodynamie (Demeter) depuis 2016. 1° millésime : 2014. Tannat (70 %), Cabernet Sauvignon (20 %), Cabernet franc (10 %).