Restaurant l’Essentiel (Petit Attiches – Lille).

L’établissement a indubitablement pris de l’assurance.

Direction : le sud de l’agglomération lilloise, dans la région dite « la Pévèle ».

Je garde un très bon souvenir de notre première visite le 14 février 2017. Cadre rustique, service un peu gauche sans doute mais plein de bonne volonté, et surtout une déjà très belle cuisine que l’on sentait susceptible d’amélioration . Sans oublier une carte des vins digne des propos élogieux que l’on m’avait alors tenus. Nous nous étions régalés avec dans les verres d’une part Alexandre Bain « Pierre Précieuse » Pouilly-Fumé 2012 et d’autre part Yvon Métras Moulin-à-Vent 2011.

Bref : le genre d’adresse que l’on conserve dans un coin de sa mémoire…

Retour quelque deux années après. Bien des choses ont évoluées. Locaux réaménagés, cadre classieux, plus cosy, service assuré, sommelier attentif.

Pour se détendre, qui une coupe de champagne, qui une « Hoppy Yuzu » de la brasserie Célestin. Une bière blonde – déjà appréciée à diverses reprises – de type India Pale Ale (alcool : 5.8 %. ; amertume : 66 E.B.U.) enrichie de l’agrume dit yuzu.

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Les quatre amuse-bouches sont de bon présage :  tartelette au chou-fleur, welsh croustillant, hareng travaillé à l’encre de seiche outre un moules frites revisité !

A noter le beurre aux noix torréfiées.

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Notre choix se pose sur le « Menu Plaisir » en quatre services (entrée, poisson, viande et dessert) mâtiné de l’un ou l’autre « Produit d’Exception » travaillé avec la truffe noire melanosporum

En entrée, le ris de veau braisé et croustillant, céleri, livèche, crème de cresson sera le seul bémol de la soirée pour cause de panelure trop épaisse et trop cuite, le ris étant par ailleurs en lui même excellemment cuisiné.

Suivent Saint-Jacques, tagliatelles de céleri, truffe, ainsi que pavé de lotte rôti et salé au guanciale, sarrasin, panais aux agrumes, graine de fenouil. Tous deux parfaits.

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Viennent le retour de pêche en habit d’algues, salsifis, crémeux truffé, fumet à la chartreuse, truffe, outre le bœuf d’Aubrac, pressé de pommes de terre, champignons de Paris truffés, foie gras, truffe. Tous deux se caractérisent par une belle persistance en bouche.

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La pomme du Quesnoy Natyra, rôtie, mousse, compote fumée, sorbet, biscuit blé soufflé apportera une touche finale toute en fraîcheur.

La carte des vins présente une belle et large sélection de bouteilles de tous types de production : conventionnelle, biologique ou – surtout de Loire – ‘nature’.

Autant découvrir une cuvée qui m’est inconnue de Sébastien Riffault : « Skeveldra » Sancerre blanc 2014 (agriculture biologique FR-BIO-10). Un vin évolutif. Robe bronze. Une bouche où se mélangent sucres résiduels et minéralité. A mes yeux, très loin des canons de l’A.O.C., en tous cas des Sancerre de type pierre à fusil !

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Je n’aurai su quitter les lieux sans découvrir un domaine que je guignais tout au long de la soirée : les Arpents du Soleil (Gérard Samson) « Pinot gris » I.G.P. vin du pays de Calvados-Gris 2014. Vous avez bien lu : Calvados. Ma foi, mention fort honorable. Vin qui fut l’occasion d’une discussion enrichissante avec le sommelier. Si vous voulez en savoir un tout petit peu plus à sur le sujet, je vous renvoie ci-dessous.

Bref, plus qu’une confirmation : on s’est véritablement régalé d’une cuisine désormais de très belle facture. Quant à la carte des vins, elle ne peut que satisfaire les amateurs.

Et tout cela dans un contexte sans chichi.

Olivier Mercier.

Compte-rendu de visite du 13 février 2019.

 

Coordonnées :

S.A.R.L. l’Essentiel
Adresse : 19 rue de Neuville à 59551 Petit Attiches
Téléphone : +33 (0) 3 20 90 06 97
Site : http://www.essentiel-restaurant.fr/
Courriel : essentiel-restaurant@orange.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/LEssentiel-Restaurant-203293256436965/

Heures d’ouverture :

Du mardi au samedi : le midi de 12h00 à 13h30 et le soir de 19h30 à 21h00.
Fermé le dimanche et le lundi.

Les prix T.V.A.C. :

  • Bière : 7,50 €
  • Coupe de Champagne : 14 €
  • Menu Plaisir : 56 € hors extra de 25 €
  • Sébastien Riffault : 58 €
  • Arpents du Soleil : 8 €

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Très brève approche du vignoble normand :

Sauf erreur – les historiens me détromperont s’il y a lieu – la première mention d’un vignoble normand se trouve sous la plume de Grégoire de Tours (538-594) lequel signale une vigne autour de Lisieux appartenant à l’évêque Ethérius. Jusqu’au XVI° siècle, la limite nord du vignoble passe près des côtes de la Manche, de la Bretagne (Dol) au Nord (Valenciennes) en passant par la Normandie (Argences). A partir du milieu du XVI° siècle, le vignoble normand décline, ne subsistant plus qu’à l’état de traces.

Les « Arpents du Soleil » sont créés en 1995 par Gérard Samson. Les vins d’abord reconnus en vin de pays du Calvados bénéficient actuellement de l’Indication Géographique Protégée Calvados-Grisy.

L’I.G.P. « Calvados » – réservée aux vins tranquilles rouges, rosés, gris et blancs – peut être complétée par le nom d’un ou de plusieurs cépages (01) ainsi que par le nom de l’unité géographique plus petite « Grisy ».

Elle couvre le département du Calvados, mais l’unité géographique « Grisy » se limite à la commune de Vendeuvre.

Elle se distingue par ses sols et son climat spécifiques à la zone de la moyenne vallée de la Dives, plus précisément la conjonction de facteurs naturels propices au développement de la vigne associant un sol argilo-calcaire très pierreux en situation de pente exposée sud-est et soumis à un microclimat sec à tendance océanique avec des nuances méridionales, exceptionnel en Normandie.

Plus spécifiquement, les vignes des Arpents du Soleil sont implantées uniquement sur le territoire de l’ancienne commune de Grisy (rattachée à celle de Vendeuvre). Un vignoble y existait déjà jusqu’à la fin du XVIII° siècle.

Le législateur joue franc jeu en 2011 dans le cahier des charges de l’I.G.T. sans doute taillé sur mesure : « Les vins répondent à une demande locale forte, et ils contribuent au maintien d’une activité économique, touristique et folklorique dans ce petit coin de Normandie. Tout ceci est donc propice au développement d’un petit vignoble permettant la production de vins à forte typicité recherchés par les consommateurs. »

(01) Les vins sont produits exclusivement à partir des cépages suivants :

– vins rouges, rosés : abouriou N, auxerrois B, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N, egiodola N, gamaret N, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay, N grolleau N, grolleau gris G, merlot N, meunier N, négrette N, pineau d’Aunis N, pinot noir N, pinot gris G, portugais bleu N, poulsard N.

– vins blancs : auxerrois B, chardonnay B, chasselas B, chasselas rose Rs, chenin B, folle blanche B, gewurztraminer Rs, grolleau gris G, melon B, müller-Thurgau B, muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rg, muscat à petits grains Rs, muscat cendré B, muscat Ottonel B, orbois B, pinot blanc B, pinot gris G, riesling B, sacy B, sauvignon B, sauvignon gris G, savagnin blanc B, savagnin rose Rs.

– vins gris : abouriou N, auxerrois B, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N, egiodola N, gamaret N, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay, N grolleau N, grolleau gris G, merlot N, meunier N, négrette N, pineau d’Aunis N, pinot noir N, pinot gris G, portugais bleu N, poulsard N.

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Comptoir de poche Archimède (Saint-Aignan sur Cher).

Une cuisine toujours aguichante et délicieuse. Sans oublier les vins !

Saint-Aignan ?  La cité médiévale de Saint-Aignan, classée site patrimonial remarquable ??

Je n’en évoquerai ni la proche A.O.P. fromagère Selles-sur-Cher, ni le très visité ZooParc de Beauval, ni le château Renaissance bâti à l’emplacement d’une ancienne forteresse du IXe siècle. Pas même la collégiale des XIe et XIIe siècles au pied de laquelle s’est installé « Archimède ».

 

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Les cours d’eau – faut-il le rappeler ? – ont joué un rôle important en tant que voies de communication pour le commerce du vin.

Au XVIIIe siècle, la basse vallée du Cher produisait des vins communs dont le débit principal était la capitale. Ils descendaient la rivière jusqu’à Savonnières (Villandry) pour remonter la Loire. Ultérieurement, le canal de jonction du Cher à la Loire (01) a relié à l’est de Tours ces deux cours d’eau, permettant d’éviter le confluent.

Les vins débarqués à Orléans, point le plus septentrional de la Loire proche de Paris, partaient par voie de terre vers le nord, voire empruntaient plus tard le canal d’Orléans (02) et le canal du Loing (03), rejoignant ainsi la Seine.

La Touraine et ses vins connaissent leur apogée au XIXe siècle.

En 1866, Jullien mentionnait (04) : « (…) les vignobles de la côte du Cher sont entièrement peuplés du cépage rouge nommé cahors ». Il évoquait ensuite les « vins rouges » de la « première classe » : « Les communes situées sur le Cher (dont) Saint-Aignan produisent des vins très-colorés, corsés, spiritueux et de bon goût… ». Puis précisait, dans une énonciation dégressive : « Ceux de Saint-Aignan sont encore de bonne qualité… » (05).

En 1910, Proffit et Bureau écrivaient (06) : « Dans les coteaux renommés de la vallée du Cher (dont la commune) de (…) Saint-Aignan… Les vins récoltés sur ces terrains sont produits par le côt… acclimaté depuis longtemps dans le Centre… (Il) donne un vin coloré, ayant de la chair, du moelleux et un bouquet agréable très développé. Mis en bouteille après sa deuxième année, le vin de côt devient parfait».

 

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De nos jours, l’Appellation d’Origine Contrôlée « Touraine » se décline en vins tranquilles blancs, rouges et rosés et vins mousseux blancs et rosés.

L’aire géographique s’étend sur le territoire de communes des départements d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher dont Saint-Aignan.

La zone géographique se présente comme un plateau mollement ondulé, au sud-ouest du Bassin Parisien, zone de confluence où Cher, Indre et Vienne viennent rejoindre la Loire. Le vignoble s’organise le long des vallées, à l’exception à l’est de la Sologne dont le plateau repose entre Cher et rive gauche de la Loire.

L’on peut être plus précis sur la condition viticole de Saint-Aignan.

Le nom de l’A.O.C. « Touraine » peut être complété par la dénomination géographique complémentaire «Chenonceaux» quant à des vins tranquilles blancs (issus de sauvignon) et rouges (cabernet franc et cot principalement à 70 % maximum, gamay accessoirement).

La production est assurée sur le territoire d’un nombre plus restreint de communes d’Indre-et-Loire, dont Chenonceaux bien évidemment et du Loir-et-Cher dont Saint-Aignan-sur-Cher, soit les coteaux des deux rives du Cher en son aval.

 

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J’ai déjà évoqué ici ou là, en d’autres temps et en d’autres lieux, Sinem et Max.

Suite à un coup de cœur pour la Loire et la vallée du Cher, le couple quitte Bruxelles fin décembre 2017 dans l’optique d’y mener une vie paisible. Mais… l’idée fait insensiblement son chemin. Il prospecte la région – dont Loches – et pose ses valises dans un anciennement bar-snack-glace fermé depuis plusieurs années, appelé à l’époque… « Le Bergerac ».

Le temps de quelques travaux et « Archimède » ouvre ses portes le 13 août 2018 avec la volonté de mettre en avant le respect du terroir local (vins et fromages mais aussi charcuteries, pain de Sarah Bertin, produits maraîchers…).

Petit restaurant gastronomique d’une vingtaine de couverts disposés en vis-à-vis d’un comptoir en formica des années ’50 – on y débouche des vins « vivants » tous sélectionnés par la maison.

C’est aussi un comptoir de poche, un bistro pour boire un verre et grignoter la cuisine de marché, une assiette de salaisons et fromages.

Ce fut pour nous un réel plaisir de revoir Maxime. De tailler une bavette avec un vigneron auvergnat accoudé au comptoir. D’évoquer, entre autres, pour reprendre les termes même du maître des lieux, la région et son « océan de vignes ».

 

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Pour moi, histoire de se mettre les papilles en alerte, une blonde rafraîchissante « Drunk in Love » de la micro-brasserie Heima installée dans la proche localité de Pouillé (07).

Pour elle : clos du Tue-Bœuf (Jean-Marie et Thierry Puzelat) « Le Petit Buisson» sauvignon de Touraine 2017. Proposition qui ne se refuse pas (4 € le verre) !

La sélection se fera à la carte ou sur base des suggestions mentionnées sur le miroir.

Va pour une terrine maison pistachée, salade et confit d’endive (8 euros). Mais c’aurait pu être un Saint-Marcellin rôti au miel et thym (8 €).  Pour la convive : œuf cotte à la truite fumée et huile d’aneth, croûtons (7 €).

La carte des vins s’avère courte mais efficace. Loire évidemment avant tout, mais pas que. Et l’un ou l’autre flacon hors Hexagone. N’oubliez pas pour le surplus de vous enquérir des bouteilles exposées sur le comptoir.

Restons dans la région : domaine de l’R (Frédéric Sigonneau), Chinon rouge « Valdegrulla – La Familia » 2016 (29 euros).

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Pour suivre : pintade fermière au cidre et aux pommes (6 euros). En ce qui me concerne : gratin d’andouillette au vin de Vouvray (16 euros).

Et pour en terminer : assiette de fromages affinés et miel du pays (7 euros) et pannacotta à la vanille et coulis de mangue, meringue croquante (7 euros).

Un régal !

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L’accueil renseigné des jeunes et vieux du village, enthousiastes à la philosophie des lieux, est de bon augure. Il ne saurait en être autrement, Max concoctant toujours une cuisine aguichante et délicieuse. Et à des prix tous doux.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 02 février 2019.

 

  1. Ouvert en 1828.
  2. Inauguré en 1692.
  3. Fonctionnel en 1723.
  4. Jullien A., « Topographie de tous les vignobles connus ».
  5. Cot et cahors ici évoqués sont un seul et même cépage.
  6. Proffit A. et Bureau G. , « La Vallée de la Loire et ses vins : Orléanais, Sologne, Touraine, Saumurois et Anjou».
  7. 33 cl. 5 %.

 

Coordonnées :

Comptoir de poche Archimède
S.A.R.L. Sinemax
8, rue Constant Ragot à 41110 Saint-Aignan-sur-Cher
Téléphone : +33 (0) 9.87.55.53.21 ou +33 6 18 47 84 19
Site : http://www.comptoirarchimede.fr/
Email : info@comptoirarchimede.fr
FaceBook : https://www.facebook.com/archimede.saintaignan.1

Heures d’ouverture :

Ouvert du mercredi au samedi soir ainsi que jeudi et vendredi midi.

 

 

 

 

 

Le Bistrot de la Place (Saumur).

Restaurant – Bistrot gourmand – Bar à vins.

Nous voici au cœur de la ville de Saumur. Je ne vais pas vous faire l’article : le château classé en 2000 « »Patrimoine mondial de l’humanité »,  le Cadre Noir ou encore les berges de la Loire.

 

L’établissement – où je me rends quasi à chaque de mes visites dans le Saumurois – borde la jolie place Saint-Pierre entièrement piétonne, ceinte de ses maisons à colombages et de son église.

Il vous propose soit sa terrasse (chauffée l’hiver), soit au rez son zinc ou ses banquettes et tables, ou encore son étage cosy aux poutres apparentes et murs de tuffeau.

Pour les plats : carte ou ardoise.

On annonce des produits issus du marché, des producteurs locaux, une cuisine respectueuse du terroir et des saisons.

 

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En entrée : œuf bio poché sur courges, champignons des bois (7,80 €) de bon aloi.

Ensuite : savoureuse poitrine de cochon confite à la sauge (12,90 €) et – à l’ardoise – tartare de poisson fumé au yuzu (16,00 €) accompagné d’une salade de blé (3,20 €).

 

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Le Bistrot de la Place est lauréat du Concours du Tour des Cartes 2018, figurant ainsi parmi les cent meilleures cartes des vins de France dans la catégorie brasseries, bistrots, restaurants bistronomiques.

Sont proposés des vins traditionnel, bio et naturel. Une très belle sélection de pas moins de 400 références dont quelques 45 au verre.

Beaucoup de vins ligériens bien entendu, complétés d’un beau tour de la France, dans une large gamme de prix, outre quelques propositions hors hexagone.

Toutes les références sont disponibles à la vente à emporter, et ce au prix caviste.

 

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C’est l’occasion de découvrir la Folie Lucé (Loïc Terquem) « L’Ecart » 2012 Saumur blanc (13°).  Ce 100 % chenin (ou pineau de Loire) sur argilo-calcaire, cultivé sans apports chimiques, vendangé manuellement, élevé en barriques se montre évolutif, gourmand, aux notes beurrées, végétales et miellées (39 €).

 

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Pour les desserts : belle déclinaison de chocolat Guanaja à 70 % (9,20 € à et un délicat Armoricain – moelleux et crème pralinée du Pays Nantais (8,40 €)

 

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On ne saurait quitter les lieux sans une eau-de-vie de poires williams (j’avoue : j’en suis un inconditionnel) de la distillerie artisanale Cazottes (9,00 €).

 

l y a indéniablement du savoir-faire. Sans oublier le service sans prise de tête.

Confirmation donc : une belle adresse.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 01 février 2019.

 

Coordonnées :

Adresse : 16, place Saint-Pierre à 49400 Saumur

Téléphone : +33 (0) 2 41 51 13 27

Site : https://www.bistrotdelaplace-saumur.com/fr/

Courriel : contact@bistrotdelaplace-saumur.com

Page FaceBook : https://www.facebook.com/lebistrotdelaplace.saumur/

 

Horaires :

Du lundi au vendredi et le dimanche : de 10.00 à 15.00 et de 18.00 à 23.30

Le samedi : de 08.30 à 15.00 et de 18.00 à 23.30

 

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Bar à vins-restaurant AOC (Avignon).

Jolie découverte dans le coeur historique d’Avignon.

Depuis 2006, intra muros, pas bien loin de la place Pie, un peu en retrait d’une placette où se déploie la terrasse, l’établissement offre un large éventail de services :

  • bar,
  • caviste,
  • restaurant,
  • formule déjeuner,
  • plat du jour,
  • tapas, grignotage…

 

L’accueil est éminemment sympathique.

 

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Pour la partie solide, le choix est effectué à partir de l’ardoise. Cabillaud en croûte de parmesan, risotto crémeux et champignon en fricassée. Burger de bœuf,  pommes de terre frites, Saint-Nectaire, jambon cru, oignons confits, confiture de cerise noire. Rien à redire.

Pour la partie liquide, coup d’oeil sur les bouteilles exposées.Va pour un Côtes du Rhône Villages (01) Cairanne 2015 du domaine Wilfried (agriculture biologique FR-BIO-01 – cépages grenache, mourvèdre, syrah).

 

 

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Du pur plaisir immédiat ! Nez très soutenu. Charnu, tanins soyeux, élégants.

 

La carte des vins consultée ultérieurement s’affiche clairement orientée bio.

 

Pour terminer : un généreux baba au rhum.

 

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Nous serions bien revenus mais les horaires inhérents à la trêve des confiseurs en ont décidé autrement. Ce ne devrait être que partie remise.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 22 décembre 2018.

 

Les prix :

Cabillaud : 16 euros
Burger : 15 euros
Cairanne : 34 euros
Baba : 6 euros

 

Coordonnées :

Adresse : 5, place Jérusalem (plaço Jerusalèn) à 84.000 Avignon
Téléphone : +33 4 90 25 21 04
Site : http://www.aoc-restaurant-avignon.com
Courriel : aocavignon@gmail.com
Page FaceBook :
https://www.facebook.com/aoc.avignon/
https://www.facebook.com/AOC-486040268184434/

Ouvert :

  • le mardi et le dimanche de 18h00 à 23h00,
  • du mercredi au samedi de 12h00 à 14h00 et de 18h00 à 23h00.

Fermé le lundi.

 

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(01) Cairanne a quitté le giron des Côtes du Rhône villages complétés par une dénomination géographique complémentaire pour devenir – après quelques péripéties judiciaires – une Appellation d’Origine Contrôlée ‘autonome’ en 2018.

 

Cave à manger le Présentoir (Lille).

« Caviste nature Comptoir vivant » : telle est l’accroche.

Ouvert depuis le 01 septembre 2017, l’on me dit régulièrement du bien de la cuisine traditionnelle du Présentoir et de sa sélection de vins « propres » (pas bar à vins, l’établissement est également caviste).

On ne peut pas le rater : menu écrit à la main sur une vitre et bouteilles en devanture attirent le regard.

Implanté dans une rue animée du centre-ville, je suis passé devant maintes fois sans jamais avoir l’occasion d’en franchir le seuil. Voilà désormais chose faite.

Pour vous installer, vous avez le choix : terrasse si le temps s’y prête, salle au rez et ses quatre tables, comptoir prolongé de la cuisine ouverte, salle à l’étage.

Commençons par nous rincer les papilles : « Wal » bière triple de la micro-brasserie du Vieux-Lille Célestin. Une bière artisanale brassée avec du houblon de la variété strisselpalt cultivée dans un village du Nord – et plus précisément Berthen – et de la variété saaz. Non filtrée, non pasteurisée. Aromatisée avec des graines de coriandre et du poivron long d’Afrique du Sud, elle ravira les amateurs du genre.

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La carte des mets est concise. Idem en ce qui concerne les boissons (et pour les vins dont la sélection est pointue, n’hésitez pas à regarder autour de vous ou à vous renseigner).

« Tous nos produits sont non traités. Ils proviennent de producteurs locaux soucieux de leurs enfants d’abord et de nous ensuite. » annonce-t-on.

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Va pour une douzaine d’huîtres naturelles de Benoît le Joubiou, ostréiculteur installé dans le village de Pénerf à l’embouchure de la rivière du même nom où l’on produit un des douze grands crus de Bretagne (01).

Ma convive se délecte et en profite largement.

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Raviolis de boeuf maison au bouillon.

Suivent pour qui un œuf sur le nid, crème et duxelle de champignon, pour qui des raviolis de boeuf maison au bouillon. Ici aussi, de bons produits frais, joliment travaillés, présentés sans esbroufe.

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Oeuf sur le nid, crème et duxelle de champignon,

Le tout est parfaitement accompagné par la simplicité rafraîchissante d’un Bourgogne aligoté 2015 de Fanny Sabre.

Je lorgne en direction du comptoir sur le Comté 12 mois. Fruité au palais, il a été classiquement mais bellement accordé avec les flaveurs de sous-bois humide, de mousse d’un chardonnay du Jura « Autrement » de Jérôme Arnoux.

Au moment de mettre la grand-voile, un flacon attire mon attention parmi d’autres bouteilles en exposition : « Ah ! Ramon » des frères Tortul (la Sorga) 2015. Bien !  On va se rasseoir car j’avoue un faible pour ce cépage, cette cuvée, ces négociants-éleveurs !  Un vin avec une coquetterie dans l’œil, comme je les aime.

Petit plus : le cadre et le service sont décontractés. A la bonne franquette. Rien de guindé.

Bref : une belle adresse dans un Lille culinaire qui s’étoffe en qualité depuis quelques années.

Promis : je tarderai moins à franchir à nouveau le seuil de ce qui tient plus de la cave à manger gourmande – oscillant entre tapas et assiettes – que du restaurant, et ce d’autant plus que la carte est très régulièrement renouvelée qu’il s’agisse des plats ou des vins.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 01 décembre 2018.

 

(01) L’huître de Pénerf constitue l’un des douze crus de la Bretagne avec l’ « Aven Belon », la « Ria d’Etel », la « Quiberon », la « Golfe du Morbihan » et la « Croisicaise ». Pour le reste de la Bretagne, il en est six autres : la « Cancale », la « Paimpol », la « Rivière de Tréguier », la « Morlaix-Penzé », la « Nacre des Abers » et la « Rade de Brest ».

Les huîtres de Pénerf sont disponibles au Présentoir jusqu’à la fin de la saison, c’est à dire mars/avril.

 

Coordonnées :

24, rue Pierre Mauroy à 59800 Lille.
Téléphone : +33 (0) 6 44 64 43 29
Courriel : lepresentoirlille@gmail.com
Site : http://www.lepresentoirlille.fr
Possibilité de réservation via le site ou par sms via le +33 (0) 6 44 64 43 29

 

Fermeture :

  • lundi soir
  • mardi soir

Ouverture :

  • lundi et mardi de 00’ à 14.30’
  • mardi, mercredi et jeudi de 00’ à 14.30’ et de 19.00’ à 22.30’
  • vendredi de 00’ à 14.30’ et de 19.00’ à 23.00’
  • dimanche de 00’ à 15.00’ (brunch)

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Voir Naples et discourir (seconde partie).

Et tout doucettement appréhender l’âme napolitaine…

Et toujours pas l’ombre d’une pizza écrivais-je.

 

Une adresse conseillée à diverses reprises pas bien loin de la piazza Cavour : Lombardi 1892 (06).

Le personnel parle français et nombre de consommateurs le parlent aussi. Fort heureusement, peu à peu, la clientèle italienne prend le dessus.

Pour entamer le repas, une bonne cuivrée de caractère de la micro-brasserie napolitaine K-Birr. Renseignée comme de type american pale ale, elle arbore le logo Cuore di Napoli soit – si j’ai bien compris – un mouvement multiforme essentiellement socio-artistique visant à mettre en valeur l’appartenance à la ville parténopéenne.

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Et deux pizze, deux !

Pour elle : à la morue marinée (baccalà), délicate tomate aigre (pomodoro in agro), olives noires (olive nere) et rucola.

Pour moi : ripieno fritto farcie à la crème fleurette (fior di latte), ricotta, porc (cicoli), tomate (pomodoro), piment (pepe). Certes gustativement déroutant de par le mode de cuisson, visuellement guère aguichant, mais succulent.

Une constante : la fraîcheur des produits.

Le biancolella de la cantine Antonio Mazzella ‘Vigna del Lumé’ Denominazione di Origine Controllata Ischia 2017 a pour seul mérite de m’avoir fait connaître ce cépage blanc.

Pour la petite histoire, Ischia fait partie des quatre premières D.O.C. dont le cahier des charges a été officialisé en 1936 (07).

Service peu amène au début, plus souriant au fil de la soirée.  Cadre neutre, sans âme. Mais ici aussi, l’on chante en salle pendant le service. Et l’on en apprécie d’autant plus les mets.

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A proximité de la piazza del Plebiscito, la trattoria e pizzeria da Umberto (09) offre une terrasse qui, les beaux jours, doit offrir une belle vue sur la baie (plus précisément, les docks et les imposants bateaux de croisière) et le Vesuvio. En pénétrant dans la guère spacieuse salle carrelée de bleu, aux murs de pierre, où s’ouvre la cuisine et jacasse la télévision, l’on se sent directement dans son élément.

Quelques délicieux amuse-bouches à l’entame (pain grillé aillé et tomaté).

Le choix porte sur une entrée de la mer (primi di mare) composée de linguine, petites tomates (pomodorini), petits poulpes (polipetti) et aubergine (melanzana)

Il s’est porté également sur une pizza du pêcheur (alla pescatora) :  moules (cozze), palourdes (vongole) et calamar (calamaro).

On s’est tout simplement régalé tout en clôturant sur une superbe panna cotta à la fraise (fragola).

A propos de moules, le séjour a permis d’apprendre que celles-ci sont considérées comme un plat de pauvre…

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Pas de carte des vins :  les bouteilles sont exposées dans une niche murale. Malheureusement, une falanghina de la D.O.C. Campi Flegrei que j’avais pressentie ne nous sera pas servie pour cause de température inadéquate. Ayant de la suite dans les idées, je me rabats sur un flacon de la casa d’Ambra ‘Biancolella’ D.O.C. Ischia 2017. De par sa fraîcheur, il me réconcilie avec ce cépage (en réalité 85 % biancolella, 15 % forastera, san lunardo et uva rilla).

Gran Gusto (10) se déploie le long de l’axe routier qui sépare les docks de la ville, dans un cadre moderne, à la fois bar et épicerie au rez, cave et restaurant-pizzeria à l’étage.

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Est suggéré le poisson pêché du jour que l’on présente vendu au poids, en l’occurrence une baudroie (rana pescatrice) accompagnées de pâtes (pasta) napolitaines. Proposition acceptée sans regret car on s’en pourlèche encore les doigts !

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Baudroie (rana pescatrice).

Pas de carte des vins, et lorsque je demande un vin blanc en agriculture biologique – car tel était le but de ma visite en ces lieux car conseillés par l’application Raisin – l’on proposera sans précision aucune soit un greco soit un fiano. Et vous n’aurez pas plus d’explication si vous demandez en fin de repas un vin doux (vino dolce).

Le cantine di Marzo ‘Colle Serrone’ D.O.C.G. Greco di Tufo 2016 – en agriculture conventionnelle – s’est avéré loyal et marchand.

Je ne saurai en terminer sans évoquer le bar 7Bello (10) proche de la piazza Dante, pour y avoir siroté qui une Peroni qui un spritz à la saveur originale.

Aux tables, les habitants du quartier devisent. Au piano droit, la clientèle prend ou donne des cours. Et à qui viendrait l’idée de vocaliser, un C.D. de bel canto lui coupera la chique illico presto sous les lazzi du patron !

Et l’on se dit alors que – passé les premiers moments d’appréhension – on commence alors tout doucettement à appréhender l’âme napolitaine…

Olivier Mercier.

P.S. : en lisant les prix ci-dessous, n’oubliez pas qu’en restauration le couvert (coperto) est facturé quasi toujours en sus, ce qui est en principe annoncé. Quant au pourboire (servizio), il peut vous être facturé d’office.

(06)  Lombardi 1892

Via Foria, 12-14 à 80137 Naples.
Téléphone : +39 081 45 62 20
Coperto : 1 euro
K-Birr (33 cl) : 5 euros
Pizza baccalà : 9,5 euros
Ripieno fritto : 7,5 euros
Vigna del Lumé : 24 euros

(07) Conjointement avec Vernacchia di San Gimignano, Est !  Est !!  Est !!! di Montefiascone et Frascati.

(08) Trattoria e pizzeria da Umberto Primo

Via Cesario Console, 23 à 80132 Naples.
Coperto : 3 euros
Pizza  : 8 euros
Primi mare : 14 euros
Panna cotta : 4 euros
Casa d’Ambra : 25 euros
Pas de carte bancaire.

(09) Gran Gusto.

Via Marina, 5 à 80133 Naples.
Téléphone : +39 081 19 37 68 32
Coperto : 2 euros
Pâtes : 2 x 2,5 euros soit 5 euros
Baudroie : 31,90 euros le kilo/1,23 kilo soit 42,93 euros
Cantine di Marzo : 18 euros

(10) Bar 7Bello

Via Benedetto Croce, 8 à 80134 Naples.

Voir Naples et discourir (première partie).

Des produits frais, de qualité, travaillés simplement avec savoir-faire.

Rassurez-vous, je serai – relativement – concis.

 

Avant que d’embarquer, un Belge d’origine napolitaine confiait que la ville ne pouvait laisser indifférent, difficile à appréhender (et c’est peu dire) : soit on aime, soit on n’aime pas. Qu’en est-il de la cuisine, des produits locaux ?

 

La pizza naquit à Naples et seules la margherita et la marinara peuvent être considérées comme locales.

Depuis 2009, la pizza napolitaine (pizza napoletana) bénéficie d’ailleurs d’un statut (S.T.G.) reconnu de spécialité traditionnelle garantie (specialità tradizionali garantite) qui, pour sa confection, contraint les fabricants à en respecter un très strict cahier des charges.

Quant à l’art du pizzaiolo napolitain, il est inscrit depuis 2017 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La pizza fritta est quant à elle particulière à la Campanie : une pizza calzone passée dans un bain d’huile bouillant.

 

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Caffé Mexico.

 

On commence par l’incontournable Caffè Mexico (01), celui implanté face à la station de trains Napoli Centrale et par lequel un passage s’impose pour commencer sa journée.

Espresso. Cappuccino. Mais aussi et surtout la locale et omniprésente sfogliatella. Saupoudrée de sucre ou non, confectionnée avec de la ricotta fraîche, cannelle, vanille, écorce d’orange, en forme de coquillage (aragostina) ou non, quelle que soit la pâte (feuilletée ou brisée), ce délice cale l’estomac pour toute la matinée.

 

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Sfogliatella.

 

Quittons la piazza Garibaldi pour nous rendre pas bien loin de là : Mimmi alla ferrovia (02).

Un établissement demeuré dans son jus : cadre un peu ampoulé, fresques au plafond, photos de clients célèbres, serveurs en gilet,  patron attablé avec journal et café…

 

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Le dévolu se porte sur le menu tradition (menù tradizione), obligatoirement pour deux personnes.

En entrée, une promenade napolitaine (passeggiata napoletana) – dégustation de la tradition (assagi della tradizione) en quatre parties :

  • fleur de courgette frite (fior di zucca fritti), ricotta,
  • aubergine (melanzana), parmesan (parmigiana),
  • côtelette (braciole),
  • anchois (acciuga),mozzarella.

Tout cela est généreux et bien exécuté.

Ravioli au loup de mer et sauce citron aux crevettes et calamar (raviolo con spigola et limone in salsa di gamberetti et calamari), plat qui fleure bon, d’une fine acidité.

Pâtes de Gragnano et sauce à la viande et oignon (candele di Gragnano con salsa a la genovese), Gragnano étant une bourgade réputée pour la fabrication de pâtes artisanales.

Morue, crème de pois chiche et chicorée (baccalà crema di ceci e scarole).

En bref, deux plats aux saveurs joliment associées.

En dessert ? Babà bien sûr puisqu’il figure parmi les desserts (dolci) typiques.

Une très jolie découverte que le Terredora Di Paolo ‘Fatica Contadina’ Denominazione di Origine Controllata e Garantita Taurasi 2012, très odorant, opulent, rond, long.

Dommage que le service – avenant par ailleurs – se fasse au lance-pierre.

Quoi qu’il en soit, voilà un établissement d’un excellent rapport quantité-qualité-prix.

Deux éléments le confirment.

Il n’est que de voir la clientèle venue en famille remplir progressivement la salle.

 

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Flânant dans le même coin, nous pénétrons dans la Vinicola (03), épicerie de quartier qui ne paie pas de mine, où l’on débite à la pompe dans des gobelets en plastique de la falanghina ou encore de la guarnaccia. Bon, honnête, loyal et marchand, d’un prix plus que compétitif, on en redemande, occasion de lier connaissance avec le patron et les clients et de discuter de nos gastronomies respectives. Tout cela pour signaler que Mimi à la ferrovia fait l’unanimité.

 

Dans un quartier animé, la Stanza del Gusto (04) vous fera changer radicalement de style et d’ambiance. Jeunesse, dynamisme et modernité.

Au vu des murs, l’on ne saurait ignorer dans quelle ville l’on se situe, de par les références répétées à Parthénope. Une des trois sirènes qui ont tenté – en vain – de charmer Ulysse et son équipage par leur chant, de désespoir, elle se suicide et  échoue à Naples. Son corps – parmi d’autres versions – serait enterré sous l’église San Giovanni Maggiore. L’adjectif partenopeo est parfois utilisé en lieu et place de napolitain.

 

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Revenons à nos moutons. Pour commencer, une craftbeer ‘Ma Però, non Si Dice’ (30 I.B.U.) de la brasserie maison  Kuoko Mercante. Annoncée comme une Belgian Ale confectionnée à base de coriandre (coriandolo), écorces d’orange (bucce di arancia), anis (anice) et cannelle (cannella), elle m’a laissé… perplexe.

Deux entrées avec de beaux produits servis copieusement.

Cos-cos : plat mixte de diverses et savoureuses préparations maison.

Abbracciami meglio (que je vous laisse traduire) : boule (ciambella) de mozzarella di bufala, tomate séchée (pomodori secchi), câpre (capperi), olive, tomate jaune (pomodoro giallo) et anchois (acciughe)

 

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Abbracciami meglio.

 

Pour suivre : lombes de boeuf (lombattelo di manzo) rôtis,  bien relevés par des poivrons verts marinés et une sauce à la crème aigre.

Carbonada : pâtes linguine, porc (cicoli), blanc d’oeuf (uovo) et truffe (tartufo) noire.

 

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Carbonada.

 

Carte des vins au verre mais pas à la bouteille. Demandez et l’on vous répondra.

Villa Matilde ‘Rocca dei Leoni Terre Cerase’ Indicazione Geografica Protetta Campania 2017. Un rosé d’aglianico qui fait son job pendant qu’on écoute le personnel chanter. Ne sommes-nous pas dans la ville de Caruso (05) ?

 

Premières constatations : pas de cuisine compliquée. Des produits frais, de qualité, travaillés simplement avec savoir-faire.

Et je ne saurai suivre Edmond et Jules de Goncourt lorsqu’ils considéraient que « certains livres ressemblent à la cuisine italienne, ils bourrent mais ne remplissent pas ».

 

Et toujours pas l’ombre d’une pizza… Il y aura donc une suite.

 

Olivier Mercier.

 

P.S. : en lisant les prix ci-dessous, n’oubliez pas qu’en restauration le couvert (coperto) est facturé quasi toujours en sus, ce qui est en principe annoncé. Quant au pourboire (servizio), il peut vous être facturé d’office.

 

(01) Caffè Mexico
Piazza Giuseppe Garibaldi, 72 à  80142 Naples.
Téléphone : +39 081 28 31 21
Espresso : 1 euro
Cappuccino : 1,4 euros
Sfogliatella : 1,2 euros

(02) Mimi alla ferrovia
Via Alfonso d’Aragona,  19-21 à  80139 Naples.
Téléphone : +39 081 553 85 25
Coperti : 0 euro mais service (servizio) : 14 euros (ce surcoût de 15 % est annoncé).
Menù tradizione : 35 euros
Terredora : 40 euros

(03) La Marca Gennaro (La Vinicola)
Via Martiri d’Otranto, 47 à 80141 Naples.

(04) La Stanza del Gusto
Via Costantinopoli,  100 à 80135  Naples.
Téléphone : +39 081 40 15 78
Portable :  +39  348 33 96 161
Coperto : 0 euro
Servizio : 0 euro
Bière (33 cl.) : 7 euros
Cos-cos : 20 euros
Abbracciami : 10 euros
Lombatello : 18 euros
Carbonada : 16 euros
Terre Cerase : 16 euros

(05) Enrico Caruso. Né et mort à Naples (25 février 1873 – 02 août 1921).