Palerme (Sicile).

Ce serait bien le diable si je n’y retourne pas un jour…

Arrivé à Palerme, mes pas me guident, sans but précis, vers le quartier populaire du Borgo Vecchio. Un marché. Quelques échoppes dans la rue. Un bar à vins sans prétention. Où l’on vous accueille avec le sourire sans dévisager le touriste que vous êtes. Où le patron vous sert dans un verre sa meilleure bouteille alors que les habitués sirotent dans un gobelet en plastique un vin servi depuis une bouteille en plastique de récupération où il a été préalablement transvasé. Où le patron demande à un client de bien vouloir se déplacer afin que nous ayons les meilleures places à la meilleure table. Et le vin est bon. On en redemande.

 

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Telles sont les prometteuses prémices.

 

Les marchés ?

Il en est tant.

Il y a celui entre le Teatro Massimo et le Palazzo di Giustizia (Palais de Justice) où je n’ai pu malheureusement flâner.

 

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Faite le détour : aux abords du Palazzo sont gravés divers noms, dont celui de Giovanni Falcone. Devoir de mémoire.

Entre la via Roma et la Cala, le mercato della Vucciria (marché de la Vucciria) est le plus vieux de Palerme.

 

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La modeste Taverna Azzura voit sa fréquentation évoluer au fil des heures : la clientèle d’habitués du quartier cède progressivement la place  aux jeunes qui y ont font la fête jusque tard. Je me suis contenté d’y siroter à l’une ou l’autre occasion d’agréables crus locaux.

 

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C’est à la piazza Caracciolo que je me suis délecté à diverses reprises en toute simplicité : chez Da Jolly (I stigghiulari Tanino e Angelo). La spécialité ? Arrosto alla griglia (cuit au barbecue).

 

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Le stigghiola  (01) – également connu sous le nom de stigghiuola – est un plat de rue, populaire, cuit sur la braise par le stigghiularu : des intestins d’agneau (agnello) – mais aussi de chèvre ou de poulet –  lavés avec de l’eau et du sel, assaisonnés avec du persil ou autres fines herbes, avec ou sans oignon (cipolle) et embrochés, ou encore enroulés autour d’un poireau, cuits directement sur le grill, consommés chauds, assaisonnés de sel et citron.

 

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Dans le même ordre d’idée, mangia e bevi (02) est un autre plat de rue très facile à préparer et très bon marché que l’on peut également se procurer auprès des vendeurs de rue qui les grillent : la tige de jeunes oignons est  enrobée de lard (lardo) agrémenté le cas échéant d’un filet de citron.

 

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Incontournable : le vaste et bigarré mercato Ballarò à l’ombre de la torre di San Nicolò di Bari, dans le quartier populeux de l’Albergheria.

 

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S’y sustenter au bord de la rue auprès d’un vendeur, appelé  meusari, d’un pane con (la) milza : un sandwich à base d’un pain – vastedda ou vastella – parsemé de graines de sésame, fourré de poumon de veau, de panse de porc, de rate (milza) hachés préalablement bouillis et frits dans du saindoux. Et l’usuel filet de citron si telle est votre envie.

 

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Mais tout ceci ne nourrit pas son homme (encore que…).

Restons dans le mercato Ballarò.

Va pour la spaghetteria-panineria Mangiamoci sù (03). L’établissement ne paie certainement pas de mine, mais on n’a pas boudé son plaisir.

Pour se rafraîchir : Semedorato Premium. Une bière sicilienne blonde,  légère, de soif.

Pour elle : trinacria  composé de gamberi, pesce spada, scorza di limone,  bottarga (écrevisses, espadon, zeste de citron, poutargue).

Pour moi : pâtes façon Mangiamoci sù  soit pesto, gamberi, panna, farina di pistacchi (pesto, écrevisses, crème, farine de pistache).

Plats simples, goûtus. Des prix riquiqui. Un soleil radieux. Un personnel sympa. Que demander de plus ?  Le vin ! Cantine Pellegrino ‘Tareni’ Denominazione di Origine Controllata Alcamo (04) blanc 2017. Un mono-cépage catarratto des plus corrects.

 

 

Des restaurants palermitains, il en est pléthore. Et de tous ordres. Vous en trouverez une sélection in fine du présent article.

 

Quittons Palerme.

 

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Monreale. Pour y accéder, vous traverserez la Conca d’Oro – la ‘coquille d’or ‘ – une petite plaine entourant Palerme et son arrière-pays, laquelle était, avant l’extension urbaine, une terre très fertile et y visiterez inéluctablement la magnificente cattedrale  (cathédrale) Santa Maria Nuova, fondée en 1172  par le Normand Guillaume II, roi de Sicile, érigée dans le style arabo-normand, bordée par le lumineux chiostro (cloître) (05).

 

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Derrière la cattedrale – côté abside – le Barrique.

Avec ses allures d’ancienne épicerie, l’endroit ne manque pas de charme.

 

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Autant boire local, la D.O.C. Monreale se déclinant dans les trois couleurs.

Fattorie Azzolino ‘Natturno’ cépage nero d’Avola 2016. Robe quasi noire. Massif. Long.

Du coin de l’œil, je regarde – amusé – la vidéo que diffuse la télévision : « Come musica » de Jovanotti.

 

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Pour faire trempette, nous avons rejoint non pas Cefalù mais Mondello, plus proche. Cet ancien village de pêcheur devenu station balnéaire présente un cachet quelque  peu désuet.

Du côté de la capitaneria di porto (capitainerie du port), la Trattoria Simpaty se montre avenante. On se laisse tenter

Involtini di spada (rouleaux d’espadon) en entrée.

Pesce pescato del giorno (pêche du jour) en l’occurrence du mérou (cernia).

Triglie (rouget).

 

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Pour accompagner : Alessandro di Camporeale ‘Benedè’ D.O.C. Sicilia blanc cépage catarratto 2017 (06) (07). Fleurs blanches, amande au nez. De la vivacité. De la fraîcheur.

Vue superbe et cuisine de qualité. On s’y attarde. Farniente.

 

Revenons à Palerme.

D’abord et à nouveau dans le quartier de la Vucciria.

 

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Sardina Pasta Bar. Pimpant. On s’installe en terrasse.

Pour l’un : cantine Florio ‘Oxydia’ cépage blanc zibibbo Indicazione Geografica Tipica Terre Siciliane : un vin ‘fortifié’ à la fois doux et amer.

Pour l’autre : cantine Pellegrino cépage malvasia (08) I.G.T. Terre Siciliane : autre vin ‘fortifié’ tout en délicatesse.

Les deux verres sont accompagnés de douceurs de qualité.

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Tout cela est bel et bon ! On échange ? « Jeune homme, remettez-nous la même chose, S.V.P. ».

 

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Enotequa. Implanté pas bien loin des Quattro Canti, sa devanture m’avait accroché l’œil à diverses reprises.

Endroit cosy, intimiste : lumières tamisées et décoration que l’on croirait issue d’une brocante. Service amène.

Le temps de choisir la bouteille, la barmaid change de C.D. et prend la commande. Mais qui est donc ce chanteur français ? Pas moyen de mettre un nom sur cette voie qui m’est pourtant connue…

Cantine Russo ‘Luce di Lava’ D.O.C. Etna rosso 2013. 80 % nerello mascalese, 20 % nerello cappuccio sur le versant volcanique nord de l’Etna. Robe évoluée. Nez délicat. Bouche fluide, avec une touche boisée.

Et cette voix qui me turlupine. Et entonne « Ma Vie ». Alain Barrière ! Qui s’en souvient ? Suivra Gilbert Bécaud.

 

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Le lendemain, le centre historique traversé par la procession du Vendredi Saint ne favorise pas les déplacements pédestres. Retour dès lors dans le même bar à vins. J’ouvre la porte et … « Ma vie  – J’en ai vu des amants  – Ma vie – L’amour ça fout le camp… » Alain Barrière encore et toujours !

Terre di Gratia ‘Dama Rossa’ D.O.C. Sicilia rosato 2018 cépage perricone : l’Italie et les vins rosés, c’est à mes yeux une histoire difficile…

Suivront Gilbert Bécaud et Aznavour.

 

On ne peut finir l’évocation de Palerme sans mentionner les pâtisseries que l’on retrouve à tous les coins de rue.

Bar Santoro se cache dans un parc du quartier de la Porta Nuova, derrière le palazzo dei Normanni (palais des Normands) et la cappella palatina (chapelle palatine).

Des douceurs à profusion. Non seulement les incontournables canolli (09) mais aussi les spécialités de Pâques que sont la cassata (10),  l’agnello pasquale/pecorelle (11) ou encore la colom(bi)na pascale/di Pasqua (colombe pascale/de Pâques).

 

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Dans cette ville saupoudrée d’églises, chapelles, clochers, niches votives… ce serait bien le diable si je n’y retourne pas un jour…

 

Olivier Mercier.

 

Et si vous voulez en apprendre plus sur Palerme, ce vous conseille ce documentaire de la Rai 1.

 

 

N.B. : en restauration, le couvert (coperto) est facturé quasi toujours en sus, ce qui est en principe annoncé.

 

Taverna Azzura

Adresse : via Maccheronai, 15 à 90100 Palerme.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Taverna-Azzurra-833715610046416/

Spaghetteria-panineria Mangiamoci sù

Adresse : via Nunzio Nasi, 12 à 90128 Palerme.
Bière : 2 euros.
Trinacria : 10 euros.
Mangiamoci sù : 8 euro.
Cantine Pellegrino : 15 euros.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Mangiamoci-s%C3%B9-1814951758792774/?utm_source=tripadvisor&utm_medium=referral
Visite du 14 avril 2019.

 

Le Barrique

Adresse : via Arcivescovado, 4 à 90046 Monreale.
Fattorie Azzolino : 18 euros.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Le-Barrique-Monreale-597275537096165/
Visite du 19 avril 2019.

 

Trattoria Simpaty

Adresse : via Piano di Gallo, 18 à 90151 Mondello.
Coperto : 2 euros par personne.
Involtini di spada : 13 euros.
Pesce pescato del giorno : 50 euros le kilo.
Cernia : 15 euros.
Alessandro di Camporeale : 18 euros.
Site : http://www.simpatymondello.com
Page FaceBook : https://www.facebook.com/pages/Sympaty/167652643293718?__tn__=%2CdkC-R-R&eid=ARBTII-e2VUWJojSXihVPFRziLpb5USj62Qd9Zb4C9KliELFGAgKJ6qOu2O9i-8yhXgcPTa5NowxKWfX&hc_ref=ARTy5ExxdS_hxpoNnZoT99MFYOCU2hUf3sgyuF-seBwplCqQqZwH2Fh7dd4feKT5SkY&fref=tag&rf=155900767764115
Visite du 18 avril 2019.

 

Sardina Pasta Bar

Adresse : via Cassari, 41/43 à 90133 Palerme.
Site : http://www.sardinapastabar.it/
Page FaceBook ; https://www.facebook.com/SardinaPastabar/
Visite du 17 avril 2019.

 

Enotequa

Adresse : via Maqueda, 274 à 90134 Palerme.
Cantine Russo : 35 euros.
Terre di Gratia : 35 euros.
Visites des 18 et 19 avril 2019.

 

Bar Santoro

Adresse ; piazza Indipendenza à 90129 Palerme.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/Bar-Santoro-284390882209204/
Visite du 19 avril 2019.

 

SELECTION TOUTE ALEATOIRE DE RESTAURANTS.

 

Trattoria Al Cancelletto Verde

Etablissement proche du teatro Politeama, dont nous avons franchi le seuil par hasard. Globalement, le rapport qualité-prix est correct. Mais le service est d’une telle lenteur… Et comme la cuisine est de type ouverte, nous avons été gratifiés de la prise de tête entre le serveur et le chef.

Donnafugata cuvée ‘Prio’ Lucido (12) D.O.C. Sicilia blanc 2018. Joliment fruité. A maturité.

Adresse : via Riccardo Wagner, 14 à 90139 Palerme.
Coperto : 3 euros par personne.
Donnafugata : 25 euros.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/pages/Al-Cancelletto-Verde/162970367047570
Visite du 12 avril 2019.

 

Fly Café

Toujours du côté du Teatro Politeama. Tout à la fois caffetteria, rosticceria, gelateria, pasticceria (café, snack, glacier, pâtissier). Prix tout doux pour deux taboulés bons et copieux, vin compris. Ou une erreur dans l’addition…

Feudi Branciforti dei Bordonaro ‘Syrah’ I.G.T. Terre Siciliane 2016. Gouleyant mais pas sans corps. Sans chichi et correctement vinifié.

Adresse : via Mazzini, 2/2A -/piazza Nascè 7/8 à 90100 à Palerme.
Total : 18 euros.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/pages/category/Bar/Fly-Caf%C3%A9-183560438512129/
Visite du 13 avril 2019.

 

La Brace Polleria

Pas bien loin des installations portuaires, un établissement qui, comme son nom l’indique,  est principalement dédié au poulet grillé. Du niveau d’une bonne brasserie.

Principe di Corleone ‘Miaterra’ I.G.T. Terre Siciliane 2018 cépage grecanico. Vin blanc sans intérêt.

Adresse : via Principe di Scordia, 105/107 à  90139 Palerme.
Coperto : un euro par personne.
Spaghetti con vongole : 10 euros.
Coscia disossata con patatine fritte (cuisse desossée et frites) : 4 euros.
Bière Peroni Gran Riserva puro malto : 4 euros. Bof…
Principe di Corleone : 15 euros.
Site : https://www.labracepalermo.com/
Page FaceBook : https://www.facebook.com/pg/pollerialabrace/about/?ref=page_internal
Visite du 17 avril 2019.

 

 

Casa del Brodo dal Dottore

Si vous souhaitez absolument y aller, il est conseillé de réserver. Lieu qui m’a été recommandé, mais… Parmi d’autres reproches, l’accueil et le service hautains. Heureusement, c’est ici l’exception qui confirme la règle, tant le Palermitain est accueillant.

On s’est néanmoins fait plaisir avec un  remarquable vin rouge : azienda agricola Cos Denominazione di Origine Controllata e Garantita Cerasuolo di Vittorio (13) Classico 2015 (14). Cépages nero d’Avola et frappato.

Adresse : Corso Vittorio Emanuele, 175 à 90133 Palerme.
Az. agr. Cos : 25 euros.
Site : http://www.casadelbrodo.it/
Visite du 14 avril 2019.

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Antica Birreria Moretti

En vis-à-vis du Teatro Politeama, un établissement de type brasserie tout ce qu’il y a de plus correct.

Adresse : piazza Castelnuovo, 34 à 90141 Palerme.
Page FaceBook : https://www.facebook.com/AnticaBirreriaMoretti/

 

Le tout sans oublier Trattoria di mare Aja Mola et Gagini social restaurant, déjà évoqués en ces pages.

 

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  1. Au pluriel : stigghiole.
  2. Soit ‘manger et boire’.
  3. La traduction deMangiamoci sù’ est ‘Mangeons là-haut’. En fait, l’établissement se situe dans le bas du mercato Ballarò.
  4. Cette O.C. est située au sud-ouest de Palerme.
  5. L’ensemble relève du patrimoine mondial de l’Unesco.
  6. Agriculture biologique IT-BIO -004.
  7. Plus précisément : cépages catarratto comune et lucido.
  8. La malvasia bianca n’a rien à voir avec le cépage malvoisie.
  9. Le cannolo siciliano est un rouleau de pâte frite remplie d’une farce sucrée et crémeuse – généralement – à base de ricotta, garni de fruits confits et saupoudré de sucre glace (mais il est des variantes).
  10. La cassata – gâteau de printemps traditionnellement servi à Pâques – se compose notamment d’un biscuit de type génoise garni de ricotta aux fruits confits. Rien à voir avec le dessert glacé.
  11. Cette spécialité sicilien qu’est l’agneau pascal se confectionne avec de l’amande (mandorla) et du sucre : roboratif.
  12. Lucido étant le nom historique du cépage catarratto. Encore que l’on distingue catarratto comune et cataratto extra lucido et catarratto lucido…
  13. Cerasuolo di Vittorio est sise au sud-est de l’île. C’est la seule D.O.C.G. sicilienne.
  14. Agriculture biologique IT-BIO-004.

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Gagini social restaurant (Palerme – Sicile).

Bluffant !

Palerme. Centre historique. Quartier de la Vucciria. Son  nom trouve son origine dans le mot français boucherie : à l’époque angevine il y avait là un abattoir.

Retour en arrière. En 1265, le pape Urbain IV attribue en fief  le royaume de Sicile (composé non seulement de l’île mais aussi du sud de la péninsule dont Naples) au capétien Charles I, comte d’Anjou et de Provence, le plus jeune des frères du roi de France Louis IX  (Saint-Louis). Son règne est très vite exécré des Siciliens. Le lundi de Pâques 30 mars 1282 survient la révolte des ‘vêpres siciliennes’. Une rixe à Palerme entre la foule et la soldatesque française (et les représentants de l’administration royale) s’étend le lendemain à Corleone puis à l’ensemble de l’île. De très nombreux Français sont massacrés. Fin de la période angevine (01).

 

Engagez-vous dans la via Cassari, en direction de la Cala (marina de Palermo). Vous y trouverez le restaurant Gagini, implanté dans un bâtiment du XVIe siècle.

Retour en arrière. Le sculpteur palermitain Antonio Gagini (1504-1537)  y avait installé son atelier.

 

Gagini a ouvert ses portes le 29 septembre 2013.

Ses lignes directrices ?  Une approche biologique des produits achetés en circuit court  :

  • saveurs authentiquement siciliennes,
  • produits issus en direct d’entreprises responsables de la nature et de ses rythmes.

 

Mais il est temps de franchir le pas de la porte.

 

Nous voilà plongés dans une ambiance feutrée, tamisée, intimiste, au cadre baroque, enveloppés d’une musique aux notes jazzy.

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Le choix est offert : menu ou à la carte ?

 

On commence par une bulle (bollicina) : Tasca Conti d’Almerita Tenuta Regaleali cuvée ‘Almerita Contessa  Franca’  chardonnay spumante extra brut  Denominazione di Origine Controllata Contea di Sclafani 2010. Issu d’une appellation située entre Palerme et Agrigente  ce pétillant en méthode classique pour la prise de mousse et élevage sur lies pendant 60 mois est remarquable. Le guide ‘Gambero Rosso‘ 2018  le décrit en ces termes (02):  » Crémeux et fin dans les notes de fruits tropicaux, ce vin se situe dans l’excellent niveau du reste de la production. » Que dire de plus ?

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Parmi les amuse-bouches, un étonnant et succulent macaron à la purée de tomate.

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On démarre donc sur les chapeaux de roue. Et ce n’est que le début.

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Deux poissons : un rouget (triglia di scoglio) et un sébaste (scorfano). Parfaits.

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A mettre en évidence : un service impeccable et attentif de et sous la surveillance de la responsable de salle.

Même l’huile d’olive vous est présentée.

 

Arrive un ‘pré-dessert ‘: yaourt, fruit, biscuit, le tout – harmonieux – jouant parfaitement son rôle : remettre les papilles à zéro.

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Voici le clou de la soirée, en l’occurrence le dessert intitulé Saveurs d’Italie (Sapori di Sicilia). Couscous doux, sorbets respectivement de céleri, tomate et câpre. Extraordinaire.

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Et l’on finit par quelques savoureuses mignardises.

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La carte des vins s’avère de haut vol : plusieurs centaines étiquettes, siciliennes bien sûr mais aussi françaises.

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Le choix se porte sur l’azienda agricola Barraco (03) cuvée ‘Bianco R.C.’ 2017 dont la particularité est d’être élaboré à base d’un cépage local blanc oublié puis  retrouvé (reliquia)  : le catanese bianca.

Premier contact  – comment dire… –  désarçonnant . Son manque de fruité sans doute. Mais il a judicieusement accompagné les plats. Il faut juste d’autre part lui laisser le temps de s’ouvrir et de s’exprimer.

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Bref : bluffant. Un grand moment de cuisine inventive et délicate. Chaque bouchée est un véritable plaisir visuel, olfactif, gustatif.

Le tout sous couvert d’un superbe rapport qualité-prix.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 19 avril 2019.

 

Coperto : 3 euros par personne.
Bollicina : 13 euros le verre.
Barraco : 35 euros.
Triglia di scoglio : 26 euros.
Scorfano : 26 euros.
Sapori di Sicilia : 12 euros.

 

  1. Evénement qui a inspiré Giuseppe Verdi pour son opéra en cinq actes : ‘Les Vêpres siciliennes’.
  2. « Cremoso e fine nelle note di frutti tropicali l’Extra Brut Contessa Franca ’10 e su livelli eccellenti il resto della produzione » (p. 929).
  3. Barraco Antonino est installé à Marsala

 

Coordonnées :

Gagini social restaurant
Adresse : via Cassai, 35 à 90133 Palerme
Téléphone : +39 091 589918
Site : http://www.gaginirestaurant.com
Courriel : info@gaginirestaurant.com ou gaginirestaurant@gmail.com
Page FaceBook : https://www.facebook.com/GaginiRestaurant/
Ouvert tous les jours : 12.30-15.00 et 19.30-23.30

 

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Agrigente (Sicile).

Un plaisir de la table évident, généreux

Evoquer Agrigente (Agrigento) – où est né l’auteur Luigi Pirandello – c’est évoquer la célèbre vallée des Temples (valle dei Templi), colonie grecque construite au VI° siècle avant Jésus-Christ, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Il n’est cependant pas ici question d’un guide touristique quant à cette ville dont le centre historique ramassé sur lui-même est traversé par la via Atenea.

De là la force des jarrets vous amènera jusqu’à la cathédrale (cattedrale) fondée au XI° siècle par les Normands (01).

 

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Besoin de souffler ? Au bout de la via Duomo côté via delle Mura vous trouverez le bar-pâtisserie (pasticceria) Don Bosco et pourrez – si la période s’y prête – déguster une spécialité sicilien : un agneau pascal (pecorelle/agnello pasquale). Amande (mandorla) et sucre : roboratif certes mais vous redescendrez en vous perdant quelque peu par les ruelles tortueuses.

 

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Pas bien loin de la gare, en retrait de la piazzetta Vadalà : Pititto.

 

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Nécessité faisant loi, je me suis exceptionnellement laissé convaincre par un rabatteur. Pas déçu au bout du compte.

Cadre clair. Service agréable, sans être trop maniéré. Une quarantaine de couverts en salle, outre la terrasse.

 

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Qui des spaghetti aux oursins (spaghetti al ricci/riccio di mare) (14 euros), qui un espadon  en croûte de couscous, pistaches et légumes cuits (pesce spada in crosta di couscous con pistacchio e verdure lesse) (15 euros).

 

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La carte des vins ne sélectionne que des producteurs siciliens : des classiques surtout, tel Planeta ou Baglio del Cristo di Campobello. Cos – domaine que j’affectionne particulièrement – est représenté.

Autant partir à la découverte : va pour Firriato cuvée ‘Jasmin’ Zibbibo blanc sec (bianco secco) Indicazione Geografica TipicaTerre Siciliane 2017. Le zibibbo – un des cépages blancs phares de la Sicile – nous est plus connu sous le nom de muscat d’Alexandrie. J’ai plutôt l’habitude de le boire avec un sucre résiduel bien présent. Même ici vinifié en sec, il déroule sur la langue un peu de tendreté. Joliet.

Pour en terminer : le dessert sicilien qu’est le canollo (02).

 

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Tout cela étant de belle facture et à prix correct (03), on retourne donc.

Salade de poulpe et seiche (insalata di polpo e seppie) (12 euros).

 

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Timbale de pâtes de type cavatelli (04), sériole (05) à la mode d’Agrigente, artichaut (timballo di cavatelli con ricciola all’Agrigentina, carciofo) (14 euros).

 

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Filet du pêcheur (paranza di pesce) (14 euros).

 

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Pour le vin : Cusumano cuvée ‘Catarratto’ Denominazione di Origine Controllata Sicilia 2017(18 euros). Ce cépage blanc très répandu en Sicile fait montre d’un nez évolutif et d’une bouche évoquant le calcaire. Joliet également.

Dessert sicilien traditionnel encore et toujours, et de circonstance : la cassata (4,50 euros) (06).

 

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Confirmation donc.

 

Dirigeons nos pas vers la via Atenea : à droite, visible dans un coude de la via Porcello : àPutia Bottega Siciliana.

 

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Ambiance jeune au son des Black Eyed Peas.

Possibilité de petite restauration, mais on s’est contenté – doux euphémisme – d’une bouteille d’Arianna Occhipinti vigneronne incontournable de l’île pour son travail en agriculture biologique sans produits chimiques : cuvée ‘SP68’ bianco I.G.T. Terre Siciliane 2016. ‘SP68’ est le nom de la route (strada provinciale) qui longe la parcelle des vignes à l’origine de ce blanc composé à 40 % du peu connu (en ce qui me concerne) albanello et à 60 % de zibibbo. J’ai la chance de pouvoir régulièrement (re)découvrir les diverses cuvées d’Arianna Occhippinti et les ai toujours appréciées. De même ici : de très belle facture, le vin se livre en toute simplicité mais n’est pas exempt de nuances parfois originales tant au nez qu’au palais.

A été gracieusement mise à disposition notamment une plantureuse assiette de charcuterie, olives et fromage grignotée avec plaisir.

 

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En sortant tout droit d’àPutia, la via Vela et le restaurant (ristorante) Naif (07).

En apéritif, une bière sicilienne blonde Semedorato ‘Premium » (3 euros) des plus rafraîchissantes.

Friture de poisson (frittura di pesce) (14 euros).

Légumes grillés (verdure grigliate) (5 euros).

Poulpe à la Luciana (polpo alla Luciana), un plat simple originaire de Campanie (14 euros).

Tout cela est des plus corrects (06).

Sur la table également la coopérative locale Canicatti cuvée ‘Fileno’ D.O.C. Sicilia cépage grillo 2017 (16 euros), un des cépages blancs emblématiques de la Sicile.

J’ai déjà sur ce blog évoqué cette coopérative qui travaille essentiellement en viticulture traditionnelle. Mais perdu de vue avoir déjà goûté cette cuvée sur 2016. Mauvaise pioche pour accompagner les plats. Doucereux, il s’agit plutôt d’un vin d’apéro qui à ce titre fait le job.

 

Il est inconcevable de ne pas flâner le long de la viale della Vittoria, dont le belvédère offre une magnifique vue sur la vallée des Temples et la Méditerranée. Le bar tabac librairie (bar tabacchi edicola) del Viale vous accueille en toute simplicité, avec gentillesse. Et là aussi nombre d’en-cas vous seront proposé gracieusement. Les petits appétits en auront fait leur repas.

 

 

Bouclons doublement la boucle. A côté de Pititto évoqué ci dessus : enoteca ‘Nzolia sur la piazzetta San Calogero.

 

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Nous ne nous sommes pas restaurés dans cette établissement cosy proposant une large sélection de vins d’Italie et d’ailleurs.

Le dévolu se porte sur une flûte de pétillant (bollicine) blanc (4 euros) : Firriato cuvée ‘Charme’ bianco frizzante I.G.T. Terre Siciliane 2018. Cet assemblage de cépages autochtones avec prise de mousse en autoclave (08) s’avère plutôt perlant, quelque peu fruité sur le palais. Plaisant.

Et encore et toujours mise gracieusement à disposition une copieuse assiette de charcuterie et fromage.

 

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Telles sont les quelques adresses recueillies au hasard de mes pérégrinations. Mais il doit y en avoir bien d’autres.

Je retiens de ce séjour agrigentin un plaisir de la table évident, généreux. Et des gens souriants.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite des 15 et 16 avril 2019.

 

Adresses :

Pasticceria Don Bosco
Via Duomo, 32
92100 Agrigente

Pititto
Piazzetta Vadalà 2/3
92100 Agrigente

àPutia
Via Porcello, 18/20
92100 Agrigente

Naif
Via Vela, 8
92100 Agrigente

Bar del Viale
Viale della Vittoria
92100 Agrigente

‘Nzolia
Piazzetta San Calogero
92100 Agrigente

 

  1. Les Normands régnèrent sur le sud de l’Italie et la Sicile durant les XI° et XII° siècles.
  2. le cannolo siciliano consiste en un rouleau de pâte frite remplie d’une farce sucrée et crémeuse – généralement – à base de ricotta, garni de fruits confits et saupoudré de sucre glace (mais il est des variantes).
  3. 42,50 euros avec les à côtés (apéritifs et bouteille d’eau pétillante), incluant deux euros par personne au titre de couvert (coperto).
  4. Petites pâtes aux bords roulés.
  5. Une variété de poisson pêchée notamment en Méditerranée.
  6. La cassata – gâteau de printemps traditionnellement servi à Pâques – se compose notamment d’un biscuit de type génoise garni de ricotta aux fruits confits. Rien à voir avec le dessert glacé.
  7. L’addition s’alourdit de frais de service (servizio) de 10 %.
  8. Dans la méthode de la cuve close (dite italienne ou Martinotti), la prise de mousse ne se réalise pas en bouteille mais dans une cuve sous pression ou autoclave. Le vin blanc déjà fermenté, additionné de sucre et levures, est placé dans des cuves fermées, étanches à la pression et thermo-régulées pour y connaître une seconde fermentation. Le Piémontais Federico Martinotti inventa cette méthode en Italie en 1895, identique à celle d’Eugène Charmat mise au point en 1907.

Trattoria di mare Aja Mola (Palerme – Sicile).

Une cuisine italienne où poissons, fruits de mer et vins naturels se complètent.

Aja Mola – ouvert fin juin 2018 – puise son nom d’un chant ancien entonné par les pêcheurs siciliens pendant la mise à mort des thons.

La trattoria est implantée dans le centre historique (quartier Castellammare) et plus précisément dans la rue qui du marché de la Vucciria mène à la Cala (marina de Palermo).

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Quelques tables à l’extérieur. A l’entrée, la vitrine des poissons, crustacés, mollusques et fruits de mer du jour se prolonge par la cuisine ouverte. Un cadre contemporain, lumineux et épuré regroupe une dizaine de tables. Adossé à la cuisine ouverte, un comptoir et quelques tabourets. Nous y voilà installés.

Nous assisterons donc de visu aux prestations du chef Giuseppe Calvaruso (lequel nous décrira dans la mesure du possible les plats en français) épaulé de Johnny Di Fazio.

Ambiance relativement informelle, personnel amène : on se sent directement à son aise.

Pour me nettoyer les papilles, une bière blonde de la birrificio Menabrea (01) : « La 150 ». Implantée dans le nord de la botte, elle se renseigne comme étant la plus ancienne brasserie italienne en activité (1846) dans la péninsule.

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Pour elle un pétillant (bollicine) au verre (calice) : domaine Jo Landron « Atmosphères » 2015. Une méthode traditionnelle française de qualité (02).

Autant signaler ici dès à présent que la carte clairement orientée nature, bio, biodynamie fait la part belle aux vins siciliens, outre quelques bouteilles d’autres régions de l’Italie, et dans une moindre mesure de France, d’Allemagne, d’Autriche. Et la souriante sommelière Laura Carollo vous orientera si besoin est dans cette sélection bien fournie.

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Pour commencer (antipasti) : poulpe grillé (polpo grigliato/al carbone), citron de la variété verdello, olive de la variété nocellara et crémeux au raifort. (cremoso al rafano) (03). De très bon augure : belle cuisson avec un assaisonnement délicat.

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Délicieuse bouillabaisse de poisson (bouillabaisse di pesce) que j’apprécie pour ses saveurs terre-mer (04).

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Le poisson du jour au barbecue (il pescato/pesce del giorno al barbecue) au barbecue choisi à l’étal s’avère être un rouget accompagné d’une salade verte et d’une mayonnaise maison (05). Grillé à point : excellent.

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Pour accompagner : azienda agricola Rallo « Av01 » 2017 cataratto orange Indication Géographique Protégée (Indicazione Geografica Protteta) Terre Siciliane 2017 (06). Premier millésime de cette cuvée confectionnée avec le cépage blanc autochtone qu’est le cataratto. Coup d’essai, coup de maître : beaucoup de fraîcheur, de buvabilité pour ce vin sans sulfite ajouté (07).

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En dessert, je ne résiste pas à la copieuse mais succulente spécialité locale qu’est le cannolo siciliano (08) soit un rouleau de pâte frite remplie d’une farce sucrée et crémeuse – généralement – à base de ricotta, garni de fruits confits et saupoudré de sucre glace (mais il est des variantes).

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Histoire de terminer ce délicieux moment, un délicat Passito di Pantelleria (09) (10).

 

Comme nous avons été conquis, nous y sommes retournés. On n’a que le plaisir que l’on se donne. Mêmes tabourets.

L’entame de la soirée consiste en un verre de Ciro Picariello « Brut Contadino » vin mousseux de qualité (vino spumante di qualità) originaire de Campanie. Le cépage fiano di Avellino produit ici de jolies bulles aux notes citronnées.

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En confiance, on se laisse guider par le chef et ses suggestions.

Tartare de poisson : thon rouge, câpres (cucunci), wazabi. Parfaitement exécuté.

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Moules aux asperges. J’avoue que j’étais curieux de goûter cette association. Indéniablement conquis.

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Quant au vin : Aldo Viola « Krimiso » cataratto I.G.P. Terre Siciliane 2017 (11). A nouveau le cépage cataratto, soumis à une longue macération (quelques cinq mois) : Sec, très sec. Tendu. Un véritable blanc de repas.

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On sort des lieux avec la confirmation de tout le bien précédemment pensé.

 

Et le hasard fait bien les choses… Suite à une absence de réservation dans un autre établissement, nous voilà contraints de revenir à Aja Mola. Il est de ces douces violences !  Mêmes tabourets.

Va pour le menu à 50 euros dès lors que nous avons été séduits par nos deux premiers passages. Cinq plats suivant la libre inspiration du chef.

Ceviche de thon, céleri, caviar de truite (caviale di trota), menthe, pain toasté (pane atturato). Belle texture du poisson grâce à une très délicate marinade.

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Seiche (seppia), artichaut (carciofo), tuma persa (12), vinaigre, menthe. Très frais, bien équilibré, où le tuma persa tient son rôle : association étonnante mais réussie.

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Spaghetti, ail (aglio), piment (peperoncino), oursin. Joli touché de bouche pimenté : une véritable découverte. On en redemanderait !

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Thon à l’unilatérale, feuilles de bette, asperges vertes, citron caviar, soja, miel. Bellement exécuté, où le citron caviar apporte une touche de fraîcheur.

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Pour en terminer, qui un sorbet au fruit de la passion qui de rafraîchissantes billes de fruits de saison (frutti di stagione). Lesquels sont mis en valeur dont une poire savoureuse.

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Toujours un sans faute plein de saveurs.

A menu d’exception, vin d’exception : Francesco Guccione « BC » (13). Les étiquettes de ce domaine sont parfois, voire souvent évasives. Pas d’appellation revendiquée. « BC » signifie néanmoins « Bianco di Cerasa » (14). Est-ce un 2014 ? Bref, peu importe finalement… Car cet assemblage de trebbiano et cataratto attire et retient l’attention : nez évoluant entre orange et angélique confite. Sec en attaque et miellé en finale. Un superbe travail dans une optique biodynamique pour ce domaine membre de la « Renaissance des Appellations ».

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Vous l’avez compris : nous ne pouvons que vous recommander chaudement cette adresse de produits frais dont la cuisine peut paraître – faussement – simple au premier abord mais qui démontre un indéniable savoir-faire. Le tout à prix doux.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite des 13, 17 et 18 avril 2019.

P.S. : en lisant les prix ci-dessous, n’oubliez pas qu’en restauration le couvert (coperto) est facturé (en l’occurrence deux euros par personne) quasi toujours en sus, ce qui est en principe annoncé.

  1. Six euros.
  2. Huit euros.
  3. Seize euros.
  4. Quinze euros.
  5. Prix variable, au poids. En l’occurrence : 9 euros.
  6. 29 euros.
  7. Agriculture biologique IT-BIO-07. 13°. 29 euros.
  8. Cinq euros
  9. Un vin de raisins passerillés produit sur l’île sicilienne de Pantelleria en Dénomination d’Origine Protégée (Denominazione di Origine Protetta).
  10. Cinq euros.
  11. Agriculture biologique IT-BIO-04. 13°. 33 euros.
  12. Un fromage sicilien aux saveurs piquantes.
  13. 13,5°. 31 euros.
  14. Soit « Blanc de Cerasa ». Le lieu-dit Cerasa se situe à quelques 40 kilomètres au sud de Palerme à une altitude de 480 mètres, dans la D.O.P. Monreale.

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Coordonnées :

Adresse : via dei Cassari, 39 à 90133 Palerme
Téléphone : +39 33 41 50 83 35 ou +39 09 16 11 91 59 ou +39 09 17 29 65 99
Site : http://www.ajamolapalermo.it/en/
Courriel : info@ajamolapalermo.it
Page FaceBook : https://www.facebook.com/ajamola.trattoriadimare/
Horaires : du lundi au dimanche : 12.30-15.00 et 19.30-23.00.

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Restaurant l’Essentiel (Petit Attiches – Lille).

L’établissement a indubitablement pris de l’assurance.

Direction : le sud de l’agglomération lilloise, dans la région dite « la Pévèle ».

Je garde un très bon souvenir de notre première visite le 14 février 2017. Cadre rustique, service un peu gauche sans doute mais plein de bonne volonté, et surtout une déjà très belle cuisine que l’on sentait susceptible d’amélioration . Sans oublier une carte des vins digne des propos élogieux que l’on m’avait alors tenus. Nous nous étions régalés avec dans les verres d’une part Alexandre Bain « Pierre Précieuse » Pouilly-Fumé 2012 et d’autre part Yvon Métras Moulin-à-Vent 2011.

Bref : le genre d’adresse que l’on conserve dans un coin de sa mémoire…

Retour quelque deux années après. Bien des choses ont évoluées. Locaux réaménagés, cadre classieux, plus cosy, service assuré, sommelier attentif.

Pour se détendre, qui une coupe de champagne, qui une « Hoppy Yuzu » de la brasserie Célestin. Une bière blonde – déjà appréciée à diverses reprises – de type India Pale Ale (alcool : 5.8 %. ; amertume : 66 E.B.U.) enrichie de l’agrume dit yuzu.

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Les quatre amuse-bouches sont de bon présage :  tartelette au chou-fleur, welsh croustillant, hareng travaillé à l’encre de seiche outre un moules frites revisité !

A noter le beurre aux noix torréfiées.

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Notre choix se pose sur le « Menu Plaisir » en quatre services (entrée, poisson, viande et dessert) mâtiné de l’un ou l’autre « Produit d’Exception » travaillé avec la truffe noire melanosporum

En entrée, le ris de veau braisé et croustillant, céleri, livèche, crème de cresson sera le seul bémol de la soirée pour cause de panelure trop épaisse et trop cuite, le ris étant par ailleurs en lui même excellemment cuisiné.

Suivent Saint-Jacques, tagliatelles de céleri, truffe, ainsi que pavé de lotte rôti et salé au guanciale, sarrasin, panais aux agrumes, graine de fenouil. Tous deux parfaits.

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Viennent le retour de pêche en habit d’algues, salsifis, crémeux truffé, fumet à la chartreuse, truffe, outre le bœuf d’Aubrac, pressé de pommes de terre, champignons de Paris truffés, foie gras, truffe. Tous deux se caractérisent par une belle persistance en bouche.

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La pomme du Quesnoy Natyra, rôtie, mousse, compote fumée, sorbet, biscuit blé soufflé apportera une touche finale toute en fraîcheur.

La carte des vins présente une belle et large sélection de bouteilles de tous types de production : conventionnelle, biologique ou – surtout de Loire – ‘nature’.

Autant découvrir une cuvée qui m’est inconnue de Sébastien Riffault : « Skeveldra » Sancerre blanc 2014 (agriculture biologique FR-BIO-10). Un vin évolutif. Robe bronze. Une bouche où se mélangent sucres résiduels et minéralité. A mes yeux, très loin des canons de l’A.O.C., en tous cas des Sancerre de type pierre à fusil !

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Je n’aurai su quitter les lieux sans découvrir un domaine que je guignais tout au long de la soirée : les Arpents du Soleil (Gérard Samson) « Pinot gris » I.G.P. vin du pays de Calvados-Gris 2014. Vous avez bien lu : Calvados. Ma foi, mention fort honorable. Vin qui fut l’occasion d’une discussion enrichissante avec le sommelier. Si vous voulez en savoir un tout petit peu plus à sur le sujet, je vous renvoie ci-dessous.

Bref, plus qu’une confirmation : on s’est véritablement régalé d’une cuisine désormais de très belle facture. Quant à la carte des vins, elle ne peut que satisfaire les amateurs.

Et tout cela dans un contexte sans chichi.

Olivier Mercier.

Compte-rendu de visite du 13 février 2019.

 

Coordonnées :

S.A.R.L. l’Essentiel
Adresse : 19 rue de Neuville à 59551 Petit Attiches
Téléphone : +33 (0) 3 20 90 06 97
Site : http://www.essentiel-restaurant.fr/
Courriel : essentiel-restaurant@orange.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/LEssentiel-Restaurant-203293256436965/

Heures d’ouverture :

Du mardi au samedi : le midi de 12h00 à 13h30 et le soir de 19h30 à 21h00.
Fermé le dimanche et le lundi.

Les prix T.V.A.C. :

  • Bière : 7,50 €
  • Coupe de Champagne : 14 €
  • Menu Plaisir : 56 € hors extra de 25 €
  • Sébastien Riffault : 58 €
  • Arpents du Soleil : 8 €

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Très brève approche du vignoble normand :

Sauf erreur – les historiens me détromperont s’il y a lieu – la première mention d’un vignoble normand se trouve sous la plume de Grégoire de Tours (538-594) lequel signale une vigne autour de Lisieux appartenant à l’évêque Ethérius. Jusqu’au XVI° siècle, la limite nord du vignoble passe près des côtes de la Manche, de la Bretagne (Dol) au Nord (Valenciennes) en passant par la Normandie (Argences). A partir du milieu du XVI° siècle, le vignoble normand décline, ne subsistant plus qu’à l’état de traces.

Les « Arpents du Soleil » sont créés en 1995 par Gérard Samson. Les vins d’abord reconnus en vin de pays du Calvados bénéficient actuellement de l’Indication Géographique Protégée Calvados-Grisy.

L’I.G.P. « Calvados » – réservée aux vins tranquilles rouges, rosés, gris et blancs – peut être complétée par le nom d’un ou de plusieurs cépages (01) ainsi que par le nom de l’unité géographique plus petite « Grisy ».

Elle couvre le département du Calvados, mais l’unité géographique « Grisy » se limite à la commune de Vendeuvre.

Elle se distingue par ses sols et son climat spécifiques à la zone de la moyenne vallée de la Dives, plus précisément la conjonction de facteurs naturels propices au développement de la vigne associant un sol argilo-calcaire très pierreux en situation de pente exposée sud-est et soumis à un microclimat sec à tendance océanique avec des nuances méridionales, exceptionnel en Normandie.

Plus spécifiquement, les vignes des Arpents du Soleil sont implantées uniquement sur le territoire de l’ancienne commune de Grisy (rattachée à celle de Vendeuvre). Un vignoble y existait déjà jusqu’à la fin du XVIII° siècle.

Le législateur joue franc jeu en 2011 dans le cahier des charges de l’I.G.T. sans doute taillé sur mesure : « Les vins répondent à une demande locale forte, et ils contribuent au maintien d’une activité économique, touristique et folklorique dans ce petit coin de Normandie. Tout ceci est donc propice au développement d’un petit vignoble permettant la production de vins à forte typicité recherchés par les consommateurs. »

(01) Les vins sont produits exclusivement à partir des cépages suivants :

– vins rouges, rosés : abouriou N, auxerrois B, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N, egiodola N, gamaret N, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay, N grolleau N, grolleau gris G, merlot N, meunier N, négrette N, pineau d’Aunis N, pinot noir N, pinot gris G, portugais bleu N, poulsard N.

– vins blancs : auxerrois B, chardonnay B, chasselas B, chasselas rose Rs, chenin B, folle blanche B, gewurztraminer Rs, grolleau gris G, melon B, müller-Thurgau B, muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rg, muscat à petits grains Rs, muscat cendré B, muscat Ottonel B, orbois B, pinot blanc B, pinot gris G, riesling B, sacy B, sauvignon B, sauvignon gris G, savagnin blanc B, savagnin rose Rs.

– vins gris : abouriou N, auxerrois B, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N, egiodola N, gamaret N, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay, N grolleau N, grolleau gris G, merlot N, meunier N, négrette N, pineau d’Aunis N, pinot noir N, pinot gris G, portugais bleu N, poulsard N.

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Comptoir de poche Archimède (Saint-Aignan sur Cher).

Une cuisine toujours aguichante et délicieuse. Sans oublier les vins !

Saint-Aignan ?  La cité médiévale de Saint-Aignan, classée site patrimonial remarquable ??

Je n’en évoquerai ni la proche A.O.P. fromagère Selles-sur-Cher, ni le très visité ZooParc de Beauval, ni le château Renaissance bâti à l’emplacement d’une ancienne forteresse du IXe siècle. Pas même la collégiale des XIe et XIIe siècles au pied de laquelle s’est installé « Archimède ».

 

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Les cours d’eau – faut-il le rappeler ? – ont joué un rôle important en tant que voies de communication pour le commerce du vin.

Au XVIIIe siècle, la basse vallée du Cher produisait des vins communs dont le débit principal était la capitale. Ils descendaient la rivière jusqu’à Savonnières (Villandry) pour remonter la Loire. Ultérieurement, le canal de jonction du Cher à la Loire (01) a relié à l’est de Tours ces deux cours d’eau, permettant d’éviter le confluent.

Les vins débarqués à Orléans, point le plus septentrional de la Loire proche de Paris, partaient par voie de terre vers le nord, voire empruntaient plus tard le canal d’Orléans (02) et le canal du Loing (03), rejoignant ainsi la Seine.

La Touraine et ses vins connaissent leur apogée au XIXe siècle.

En 1866, Jullien mentionnait (04) : « (…) les vignobles de la côte du Cher sont entièrement peuplés du cépage rouge nommé cahors ». Il évoquait ensuite les « vins rouges » de la « première classe » : « Les communes situées sur le Cher (dont) Saint-Aignan produisent des vins très-colorés, corsés, spiritueux et de bon goût… ». Puis précisait, dans une énonciation dégressive : « Ceux de Saint-Aignan sont encore de bonne qualité… » (05).

En 1910, Proffit et Bureau écrivaient (06) : « Dans les coteaux renommés de la vallée du Cher (dont la commune) de (…) Saint-Aignan… Les vins récoltés sur ces terrains sont produits par le côt… acclimaté depuis longtemps dans le Centre… (Il) donne un vin coloré, ayant de la chair, du moelleux et un bouquet agréable très développé. Mis en bouteille après sa deuxième année, le vin de côt devient parfait».

 

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De nos jours, l’Appellation d’Origine Contrôlée « Touraine » se décline en vins tranquilles blancs, rouges et rosés et vins mousseux blancs et rosés.

L’aire géographique s’étend sur le territoire de communes des départements d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher dont Saint-Aignan.

La zone géographique se présente comme un plateau mollement ondulé, au sud-ouest du Bassin Parisien, zone de confluence où Cher, Indre et Vienne viennent rejoindre la Loire. Le vignoble s’organise le long des vallées, à l’exception à l’est de la Sologne dont le plateau repose entre Cher et rive gauche de la Loire.

L’on peut être plus précis sur la condition viticole de Saint-Aignan.

Le nom de l’A.O.C. « Touraine » peut être complété par la dénomination géographique complémentaire «Chenonceaux» quant à des vins tranquilles blancs (issus de sauvignon) et rouges (cabernet franc et cot principalement à 70 % maximum, gamay accessoirement).

La production est assurée sur le territoire d’un nombre plus restreint de communes d’Indre-et-Loire, dont Chenonceaux bien évidemment et du Loir-et-Cher dont Saint-Aignan-sur-Cher, soit les coteaux des deux rives du Cher en son aval.

 

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J’ai déjà évoqué ici ou là, en d’autres temps et en d’autres lieux, Sinem et Max.

Suite à un coup de cœur pour la Loire et la vallée du Cher, le couple quitte Bruxelles fin décembre 2017 dans l’optique d’y mener une vie paisible. Mais… l’idée fait insensiblement son chemin. Il prospecte la région – dont Loches – et pose ses valises dans un anciennement bar-snack-glace fermé depuis plusieurs années, appelé à l’époque… « Le Bergerac ».

Le temps de quelques travaux et « Archimède » ouvre ses portes le 13 août 2018 avec la volonté de mettre en avant le respect du terroir local (vins et fromages mais aussi charcuteries, pain de Sarah Bertin, produits maraîchers…).

Petit restaurant gastronomique d’une vingtaine de couverts disposés en vis-à-vis d’un comptoir en formica des années ’50 – on y débouche des vins « vivants » tous sélectionnés par la maison.

C’est aussi un comptoir de poche, un bistro pour boire un verre et grignoter la cuisine de marché, une assiette de salaisons et fromages.

Ce fut pour nous un réel plaisir de revoir Maxime. De tailler une bavette avec un vigneron auvergnat accoudé au comptoir. D’évoquer, entre autres, pour reprendre les termes même du maître des lieux, la région et son « océan de vignes ».

 

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Pour moi, histoire de se mettre les papilles en alerte, une blonde rafraîchissante « Drunk in Love » de la micro-brasserie Heima installée dans la proche localité de Pouillé (07).

Pour elle : clos du Tue-Bœuf (Jean-Marie et Thierry Puzelat) « Le Petit Buisson» sauvignon de Touraine 2017. Proposition qui ne se refuse pas (4 € le verre) !

La sélection se fera à la carte ou sur base des suggestions mentionnées sur le miroir.

Va pour une terrine maison pistachée, salade et confit d’endive (8 euros). Mais c’aurait pu être un Saint-Marcellin rôti au miel et thym (8 €).  Pour la convive : œuf cotte à la truite fumée et huile d’aneth, croûtons (7 €).

La carte des vins s’avère courte mais efficace. Loire évidemment avant tout, mais pas que. Et l’un ou l’autre flacon hors Hexagone. N’oubliez pas pour le surplus de vous enquérir des bouteilles exposées sur le comptoir.

Restons dans la région : domaine de l’R (Frédéric Sigonneau), Chinon rouge « Valdegrulla – La Familia » 2016 (29 euros).

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Pour suivre : pintade fermière au cidre et aux pommes (6 euros). En ce qui me concerne : gratin d’andouillette au vin de Vouvray (16 euros).

Et pour en terminer : assiette de fromages affinés et miel du pays (7 euros) et pannacotta à la vanille et coulis de mangue, meringue croquante (7 euros).

Un régal !

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L’accueil renseigné des jeunes et vieux du village, enthousiastes à la philosophie des lieux, est de bon augure. Il ne saurait en être autrement, Max concoctant toujours une cuisine aguichante et délicieuse. Et à des prix tous doux.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 02 février 2019.

 

  1. Ouvert en 1828.
  2. Inauguré en 1692.
  3. Fonctionnel en 1723.
  4. Jullien A., « Topographie de tous les vignobles connus ».
  5. Cot et cahors ici évoqués sont un seul et même cépage.
  6. Proffit A. et Bureau G. , « La Vallée de la Loire et ses vins : Orléanais, Sologne, Touraine, Saumurois et Anjou».
  7. 33 cl. 5 %.

 

Coordonnées :

Comptoir de poche Archimède
S.A.R.L. Sinemax
8, rue Constant Ragot à 41110 Saint-Aignan-sur-Cher
Téléphone : +33 (0) 9.87.55.53.21 ou +33 6 18 47 84 19
Site : http://www.comptoirarchimede.fr/
Email : info@comptoirarchimede.fr
FaceBook : https://www.facebook.com/archimede.saintaignan.1

Heures d’ouverture :

Ouvert du mercredi au samedi soir ainsi que jeudi et vendredi midi.

 

 

 

 

 

Le Bistrot de la Place (Saumur).

Restaurant – Bistrot gourmand – Bar à vins.

Nous voici au cœur de la ville de Saumur. Je ne vais pas vous faire l’article : le château classé en 2000 « »Patrimoine mondial de l’humanité »,  le Cadre Noir ou encore les berges de la Loire.

 

L’établissement – où je me rends quasi à chaque de mes visites dans le Saumurois – borde la jolie place Saint-Pierre entièrement piétonne, ceinte de ses maisons à colombages et de son église.

Il vous propose soit sa terrasse (chauffée l’hiver), soit au rez son zinc ou ses banquettes et tables, ou encore son étage cosy aux poutres apparentes et murs de tuffeau.

Pour les plats : carte ou ardoise.

On annonce des produits issus du marché, des producteurs locaux, une cuisine respectueuse du terroir et des saisons.

 

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En entrée : œuf bio poché sur courges, champignons des bois (7,80 €) de bon aloi.

Ensuite : savoureuse poitrine de cochon confite à la sauge (12,90 €) et – à l’ardoise – tartare de poisson fumé au yuzu (16,00 €) accompagné d’une salade de blé (3,20 €).

 

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Le Bistrot de la Place est lauréat du Concours du Tour des Cartes 2018, figurant ainsi parmi les cent meilleures cartes des vins de France dans la catégorie brasseries, bistrots, restaurants bistronomiques.

Sont proposés des vins traditionnel, bio et naturel. Une très belle sélection de pas moins de 400 références dont quelques 45 au verre.

Beaucoup de vins ligériens bien entendu, complétés d’un beau tour de la France, dans une large gamme de prix, outre quelques propositions hors hexagone.

Toutes les références sont disponibles à la vente à emporter, et ce au prix caviste.

 

Capture Bistrot place Saumur

 

C’est l’occasion de découvrir la Folie Lucé (Loïc Terquem) « L’Ecart » 2012 Saumur blanc (13°).  Ce 100 % chenin (ou pineau de Loire) sur argilo-calcaire, cultivé sans apports chimiques, vendangé manuellement, élevé en barriques se montre évolutif, gourmand, aux notes beurrées, végétales et miellées (39 €).

 

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Pour les desserts : belle déclinaison de chocolat Guanaja à 70 % (9,20 € à et un délicat Armoricain – moelleux et crème pralinée du Pays Nantais (8,40 €)

 

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On ne saurait quitter les lieux sans une eau-de-vie de poires williams (j’avoue : j’en suis un inconditionnel) de la distillerie artisanale Cazottes (9,00 €).

 

l y a indéniablement du savoir-faire. Sans oublier le service sans prise de tête.

Confirmation donc : une belle adresse.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 01 février 2019.

 

Coordonnées :

Adresse : 16, place Saint-Pierre à 49400 Saumur

Téléphone : +33 (0) 2 41 51 13 27

Site : https://www.bistrotdelaplace-saumur.com/fr/

Courriel : contact@bistrotdelaplace-saumur.com

Page FaceBook : https://www.facebook.com/lebistrotdelaplace.saumur/

 

Horaires :

Du lundi au vendredi et le dimanche : de 10.00 à 15.00 et de 18.00 à 23.30

Le samedi : de 08.30 à 15.00 et de 18.00 à 23.30

 

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