Brasserie-restaurant les Petits Bouchons (Uccle – Belgique).

Pas d’esbroufe. Partage et convivialité.

Ouvert en mai 2018, entre bistro, resto et bar à vins, voici l’établissement bruxellois incontournable.

 

Il se présente lui-même – si je puis dire – de plusieurs manières :

  • restaurant européen : certes.
  • restaurant belge : voila qui est plus précis.
  • cuisine et grignotages du marché : je fais confiance aux maîtres des lieux quant à ce.
  • vins et bières d’artisans : indubitablement.
  • bistro canaille : ô que oui !

 

Pendant que Sylvie prend soin de vous en salle, Thomas Algoet s’active dans la cuisine ouverte devant laquelle sont accoudés l’un ou l’autre habitué.

Ce couple originaire de Mouscron a roulé sa bosse dans le Finistère (Rennes : L’Arsouille ; Guilvinec : le Rabelais) et à Bruxelles (Les Brigittines ; le Café des Spores).

Il officie actuellement dans un vrai bistroquet à l’ancienne, à l’ambiance brusseleir. On y voit prendre plaisir les habitants du coin dont deux commères dont le faciès rosit de plus en plus tout au long de la soirée. Déjà, bien des choses sont dites…

 

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Un resto complet : de bon augure.

Pas de carte : à l’ardoise, le menu du jour change… tous les jours.

Le temps de poser nos choix respectifs, je découvre avec plaisir la blonde et rafraîchissante « Curieuse Neus » de la brasserie En Stoemelings.

Pour elle : une fondante cervelle de veau relevée d’un beurre blanc citronné aux salicornes. Pour moi : de délicats et goûtus couteaux, lardons, moultes crevettes grises et feuilles de basilic.

 

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Couteaux, lardons, moultes crevettes grises et feuilles de basilic.
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Cervelle de veau, beurre blanc citronné aux salicornes.

 

 

 

 

 

 

 

Que boit-on ? Sur conseil judicieux, un verre de chardonnay aux notes beurrées, de bouton d’or du Mas d’Intras 2017 I.G.P. Ardèche. Mais c’aurait pu être un efficace sauvignon « Le P’tit blanc » du Clos du Tue Bœuf vin de France 2017.

C’est tout bon. Et qui plus est, cela ne mégotte pas sur les quantités. La suite le confirmera.

Qui une savoureuse saucisse de canard et trompettes de la mort confectionnée maison, qui une andouillette de fraise de veau à se damner. Beau jus réduit.

 

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On se fait plaisir – on est bien là pour çà !?! – avec l’Anglore (Eric Pfifferling) Lirac rouge 2016. Gourmand en diable, fruité, velouté.

Le service est attentif : carafage et service à température idoine.

Pendant ce temps, passe sous mes narines un os à moelle rôti au thym qui fleure bon !

Ajoutez le pain et le beurre tous deux de qualité et nous voila gavés.
Encore que… Va quand même – il ne faudra pas trop insister – pour une onctueuse ganache au chocolat blanc soutenue par l’acidité du fromage blanc.

Repus.

 

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Ganache au chocolat blanc.

Les vins se vendent au verre ou à la bouteille.

La carte ne comporte que des cols français, mais d’une sélection de haut vol : pas de vins « conventionnels ».

A noter que l’on est attentif aux prix en s’approvisionnant en direct auprès du vigneron.
Pas d’esbroufe. Partage et convivialité. La soirée finit d’ailleurs au comptoir autour de – notamment… – une « Vieille Provision » de la brasserie de Ranke longuement évoquée en d’autres lieux mais voici quelques temps déjà, voire subrepticement déjà ici.

Ici, la cuisine a le meilleur goût qui soit : celui du « reviens-y » !

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 06 octobre 2018 en soirée.

 

Coordonnées :

Adresse : chaussée d’Alsemberg, 832 à 1180 Uccle
Téléphone : 00 32 (0) 2 378 09 90
Site : http://www.lespetitsbouchons.be/
Courriel : lespetitsbouchonsbxl@gmail.com
Page FaceBook : https://www.facebook.com/lespetitsbouchonsbxl

Fermeture :

  • Samedi midi,
  • Dimanche,
  • Lundi.

Transports en commun :

  • Tram 51 arrêt Rittweger,
  • Tram 4 arrêt Globe.

Les prix :

Curieuse Neus : 5.5 euros.
Mas d’Intrans : 5.5 euros.
L’Anglore : 55 euros.
Cervelle : 14.50 euros.
Couteaux : 12.50 euros.
Andouillette : 22.50 euros.
Saucisse de canard : 19.80 euros.
Ganache : 7.50 euros.

 

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Bar à vins-cave à manger Coinstot Vino (Paris 02).

Incontournable pour les amateurs de vins « natures ».

Je suis passé devant l’établissement nombre de fois sans jamais m’y arrêter nonobstant le fait qu’il m’ait été recommandé à de multiples reprises.

Cette fois, j’empoigne mon téléphone et réserve (ce qui est conseillé).

 

Coinstot Vino – ouvert depuis février 2010 – est niché dans l’angle de l’un des plus vieux passages couverts de Paris – si pas le premier car édifié en 1799 (01) – au charme suranné.

 

Caviste. Bistro. Bar à vins. Cave à manger. Pizzeria. Restaurant. Les lieux offrent plusieurs visages.

 

La décoration brute de décoffrage est réalisée de bric et de broc. Mais l’on n’est pas là pour tourner un épisode de la guerre des restos dans « Top Chef »…

 

L’accueil et le service chaleureux mettent en confiance.

A l’ardoise : soit les plats du jour (accompagnés de quelques suggestions) soit les pizze (lesquelles ont manifestement du succès).

 

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Le temps de poser son choix, c’est l’occasion de poursuivre la découverte des produits de la brasserie parisienne Deck et Donohue, en l’occurrence une blonde « Trouble # 6 ». De très bon aloi, elle est brassée dans l’esprit des bières de ferme d’antan (02).

 

Le choix est varié : planches, poissons fumés, plats cuisinés…

 

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Terrine maison de queue de bœuf campagnarde.

 

Le moment est venu de passer commande.

En entrée :

  • qui une terrine maison de queue de bœuf campagnarde : (8 euros) assaisonnée à point,
  • qui un savoureux tarama au corail d’oursin sur des tranches de pain qui le sont tout autant (8 euros).

 

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Tarama au corail d’oursin.

 

Quant au plat, l’unanimité se fait autour d’une goûteuse et copieuse souris d’agneau confite (22 euros).

Impasse en conséquence sur les desserts.

Va cependant pour le digestif (7 euros).

 

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Souris d’agneau confite. 

 

Mais on est là aussi – voire surtout – pour les vins dits « natures ». Voyons voir.

Pas de carte : soit l’on se laisse guider par le personnel et les vins au verre du jour, soit l’on se faufile entre deux tables pour scruter l’armoire vitrée servant de présentoir.

 

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Attention : au prix affiché s’ajoute un droit de bouchon (12 euros le col).

La sélection porte essentiellement sur l’ensemble du territoire français, mais le choix se dirigera vers la péninsule italienne : deux vins qui ont en commun de ne revendiquer aucune appellation et d’être vinifié sans SO2 ajouté.

  • Azienda Agricola Le Coste (Clémentine Bouvéron et Gian Marco Antonuzi) cuvée « alea jacta est » 2011 (12.5°). Vignerons dans le Lazio, ils produisent ce rouge 100 % aleatico. La robe est pâlichonne mais le vin est bourré de fruits. C’est rond, friand, gourmand. La finale m’évoque du guignolet kirsch ! Un pur bonheur (57 euros) qui confirme tout le bien que j’éprouvais quant à d’autres vins de ce domaine.
  • En blanc : Lamiddia (Davide Gentile et Marco Giuliani) cuvée « ceci n’est pas un bianchetto » 2016 (10.2°). Provenant des Abruzzes c’est donc – si j’ose dire – un 100 % trebbiano. Lequel se livre tout en retenue. Une robe trouble. Un nez de blanc d’œuf, de jaune d’œuf blanchi. En bouche, le sec est contrebalancé par le floral (35 euros).

 

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Côté cuisine, c’est plutôt simple, goûteux et efficace. Mais soyons honnête, nous étions là surtout le prétexte de s’enfiler de belles quilles. Mission accomplie ! Qui plus est à l’écart du brouhaha des Grands Boulevards.

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 21 septembre 2018 en soirée.

 

  1. Entrée notamment par le boulevard Montmartre, en face du musée Grévin.
  2. « Trouble #6 » est brassée à partir de quatre céréales (orge, froment, seigle, avoine) et de houblons d’Alsace.

 

Coordonnées :

Adresse : 26-28, passage des Panoramas à 75002 Paris
Métro : Grands Boulevards ou Bourse
Téléphone : +33 (0) 1 44 82 08 54
Site : https://lecoinstotvino.com/
Page FaceBook : https://www.facebook.com/COINSTOTVINO/

 

Heures d’ouverture :

  • du lundi au vendredi : de 12h00 à 14h00 et de 18h00 à 00h00.
  • samedi : de 18h00 à 00h00.

 

Cave à manger Le Bonheur poursuit son cours (Vaison-la-Romaine).

Simplicité. Générosité. Qualité.

Le Bonheur… s’offre à vous depuis trois ans, au centre de Vaison-la-Romaine, à côte de l’hôtel de ville.

Martine et Jean Pierre Magand dirigent ce restaurant d’une vingtaine de couverts, également bistro-cave à vins. Deux constantes : bouteilles à tout le moins en agriculture raisonnée et produits frais.

La cuisine française se détaille à l’ardoise : courte (une dizaine de plats faits maison, logo à l’appui), simple, goûteuse et copieuse.

S’associent bons conseils et échanges intéressants quant aux vins vendus au verre ou à la bouteille. Le couple travaille d’ailleurs en direct avec les vignerons pour une centaine de références axées sur la vallée du Rhône bien entendu (cela tombe bien car on est là pour découvrir un peu plus cette région !), la France pour le surplus. Et un seul vin italien un peu perdu.

Le service s’avère accueillant, souriant et attentionné.

 

Retour en arrière et première visite en 2017 avec alors déjà un goût de reviens-y…

 

Sur la table : côte de veau (20 euros), omelette (12 euros) et saveurs de fraises (12 euros).

Mais aussi – et surtout – dans les verres un vigneron dont j’avais entendu bien souvent parler – il travaille en cosmoculture – mais jamais dégusté : domaine Philippe Viret (Saint-Maurice-sur-Eygues) ‘Dolia Le Paradis’ vin de France rouge 2012 (55 euros). L’assemblage ?  50 % grenache, 20 % syrah, 20 % mourvèdre et 10 % carignan. Le nom de la cuvée le laisse entendre : macération de plus de 3 mois et demi en amphore suivie d’une préparation à la mise bouteille un an après la récolte en contenant béton neutre. Un vin profond, extrait, opulent. Délectation !

 

14656301_212223105856207_6909770688330375950_n2018 : nous posons à nouveau nos valises à Vaison-la-Romaine. Sans hésiter : direction Le Bonheur…

 

Omelette au parmesan (11 euros), buratta, tomates et pancetta chaude (15 euros).

Le dévolu se porte sur le domaine la Luminaille (Rasteau) Côtes-du-Rhône blanc ‘2ème Né(z)’ 2016 (12 euros). Une clairette en agriculture raisonnée fraîche et délicate. Récemment repris, un domaine à suivre.

Je lorgne sur le verre de ma voisine et me laisse tenter par le domaine A. Berthet-Rayne  (Cairanne) ‘Calliope Vendange de Novembre ‘ vin de France blanc 2015 (6 euros le verre). Marsanne et roussanne par moitié en agriculture biologique avec un rendement moyen de 15 hectolitres à l’hectare. De type vendanges tardives bien entendu, une cuvée originale, sans excès de sucre.

 

Et comme on ne s’en lasse pas, on prolonge son séjour pour y retourner car l’expression ‘Ma langue me dit vas-y vas-y’ n’a jamais été aussi juste !

Onglet à l’échalote (20 euros), omelette à la truffe (14 euros), assiette de cinq fromages (11 euros).

Le domaine Wilfried ‘Septentrion’ Rasteau 2015 (19 euros) s’avère tout simplement savoureux !

L’un ou l’autre extra ?  Qui soit ! L’on n’a que le plaisir que l’on se donne…

Domaine de l’Anglore ‘Rocher d’Amande’ vin de France rouge 2017. Vinifiés et élevés par Eric Pffiferling avec les raisins de Thierry Forestier (Mont de Marie), carignan et aramon mènent à un jus fruité et gourmand.

Domaine Henri Milan ‘La Saco Noble Irago’ vin de France 2011. Un grenache blanc quelque peu botrytisé qui a connu un parcours particulier… Oxydatif. Salin. Sapide. Splendide !

 

Quittons le vin pour la bière et plus précisément la brasserie bio la Vieille Mule en Drôme provençale dont la blonde ‘Mule tombée du ciel’ s’apprécie grandement sous la touffeur vauclusienne.

 

Qu’en conclure ?  Simplicité. Générosité. Qualité.

On n’est pas bien là ??? O que si !!!

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visites des 14 juillet 2017, 06 et 10 juillet 2018.

 

N.B. : les prix s’entendent hors droit de bouchon. Comptez quelques sept euros en plus.

 

Mais aussi :

Pline l’Ancien dans son ‘Histoire naturelle’ (XIV, 83) écrivait : « L’ aigleucos des Grecs (ce qui signifie toujours moût) tient le milieu entre les substances douces et le vin ; il est dû au soin qu’on prend pour l’empêcher de fermenter (on appelle fermentation la transformation du moût en vin) : le moût tiré de la cuve et mis dans les pièces est plongé immédiatement dans l’eau, jusqu’à ce que le solstice d’hiver ait passé et que la saison des gelées soit venue.

Il y a aussi une espèce d’aigleukos naturel, qui est nommé doux par les habitants de la province de Narbonnaise et spécialement par les Vocontiens. Pour le faire on conserve longtemps le raisin sur pied, en tordant le pédicule de la grappe. D’autres fendent les sarments même jusqu’à la moelle ; d’autres font sécher le raisin sur des tuiles. Il n’y a que la vigne helvénaque qui soit employée à cet usage ».

Les Voconces forment une confédération de peuples gaulois entre Alpes et Rhône dont une des capitales fût l’antique Vasio devenue Vaison. Ceci pour signaler – au-delà de l’ancienneté de la présence du vignoble – que pas bien loin du Bonheur… vous pourrez visiter deux magnifiques sites archéologiques gallo- romains : Puymin (et son théâtre hémicycle du 1° siècle) et la Villasse.

 

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Coordonnées :

Adresse : 20, cours Taulignan à 84110 Vaison-la-Romaine
Téléphone : + 33 (0) 490 46 45 27
Portable : + 33 (0) 675 08 30 30
Site : http://www.lebonheurpoursuitsoncours.fr/
Courriel : lebonheurpoursuitsoncours@orange.fr
Page FaceBook : https://www.facebook.com/pg/Le-bonheur-suit-son-cours-1468599103357056/about/?ref=page_internal

 

Horaires : les lieux sont ouverts du mardi au samedi midi et soir.

Conseil : mieux vaut téléphoner et réserver.

 

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Restaurant Chardon (Arles).

Belle expérience aux saveurs originales voire délicieusement déroutantes.

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L’initiative en revient à l’équipe du Pop Up Paris dont les membres ont voyagé sous forme de restaurant éphémère pendant plus de trois ans de par le monde à quelques trente emplacements. Le trio a désormais déposé ses valises : Chardon accueille des chefs en résidence pendant deux mois. Lignes directrices intégrale : utilisation maximisée de produits locaux (notamment de Camargue), bio, de saison.

 

 

Les lieux ne sont pas bien grands : une salle au décor sobre, un patio, deux tables en terrasse. Comme l’endroit est très en vogue et que les clients arrivent en vague, il vous faudra penser à réserver. A bon entendeur…

 

L’accueil s’avère sympa, sans façons.

 

Ce sera donc Feed Me’ (39 euros)(01), menu découverte  de sept assiettes suivant le principe du plat à partager, toutes cuisinées à l’instant et servies dès que  prêtes.

 

Au piano pour juillet et août :  Ruba Khoury (Palestine) laquelle a  fait ses armes à Paris dont Septime.

 

Le temps de patienter, il convient de se rafraîchir les papilles.

Pour moi, de la brasserie  Artisanale Arlésienne (BAA) : ‘La Vénus Ibiscus’. Une bière blanche aromatisée  à la fleur d’ibiscus (agriculture biologique FR-BIO-01 – 6 euros). Pour les amateurs du genre, mais elle a le mérite de l’originalité.

Pour elle : Frédéric Rivaton ‘Panoramix’ vin de France pétillant naturel rosé 2017 (Syrah – 6, 50 euros). Un classique toujours impeccable.

 

36649142_1859228034133928_601551792332865536_nIl est temps de se sustenter.

Artichaut, mélange d’épices et de plantes aromatiques zaatar, graines. Je n’ai guère d’accointance avec ce légume, mais je dois reconnaître avoir grandement apprécié la fraîcheur du plat.

Courgette, grenade, menthe, noisette torréfiée sans oublier le savoureux fromage fermenté qu’est le labneh.

Tartare de veau, sept épices, crème d’ail, radis, marjolaine. Rien à redire.

Mélange inattendu mais bon en diable que ces coques et harissa, basilic citron, oignon rouge en pickles !!!

Canard tendre et rosé, ragoût de lentilles noires cuisiné impeccablement, marinade chermoula, aneth.

Suivent deux desserts hauts en goût.

Fromage halloumi grillé savoureux, figue rôtie, abricot, pistache.

Cake au chocolat, crème de sésame tahini, poires marinée.

 

 

Et les vins ?  Est proposée une très large sélection au verre ou à la bouteille, en bio ou nature. Certes, le vignoble français est largement représenté et plus particulièrement dans ses composantes Rhône, Provence, Languedoc-Roussillon. A pointer quelques escapades vers l’Italie, l’Espagne ou la Grèce.

Opi d’Aqui ‘L’Elephant Blanc’ vin de France blanc 2017 (100 % vermentino – sans soufre ajouté – 48 euros) s’est livré tout en délicatesse.

La Roche Buissière ‘petit Jo’ vin de France rouge 2016. (75 % grenache, 25 % syrah – agriculture biologique FR-BIO-01 – 28 euros) a plu par sa fraîcheur.

 

En conclusion : belle expérience aux saveurs originales voire délicieusement déroutantes. Qui plus est dans une magnifique cité. Que demander de plus ?

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 04 juillet 2018.

 

P.S. : en septembre et octobre 2018 succéderont Jesse Kirkby et Christina Hartigan, équipe de chef et sommelière originaire de Vancouver (Canada).

 

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Artichaut, mélange d’épices et de plantes aromatiques zaatar, graines.

 

Coordonnées :

Adresse : 37, rue des Arènes à 13.200 Arles
Téléphone : +33 (0)9 72 86 72 04
Site : https://www.hellochardon.com/
Courriel : hello@hellochardon.com
FaceBook : https://www.facebook.com/chardonchefs/

 

Horaires :

  • du jeudi au lundi soir 19H30-22H30
  • du vendredi au lundi midi  12H30-14H30

 

(01) Possibilité d’un accord mets et vins (majoration de 36 euros).

 

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Bouchon le Mercière (Lyon).

Je ne pouvais pas ne pas y aller.  Je ne pouvais pas ne pas en parler.

Voici six ans que je me suis rendu pour la première fois à Lyon, et suis immédiatement tombé sous le charme.

Impensable de s’y rendre sans fréquenter un bouchon !

Conseil pris à l’époque sur les réseaux sociaux, l’on m’a renseigné le Mercière.

Situé dans une rue piétonne touristique dénommée rue… Mercière, l’établissement est un authentique bouchon lyonnais bénéficiant du label créé notamment par la Chambre de Commerce et d’Industrie locale afin de garantir une expérience authentique et de qualité.

 

L’ambiance est conviviale, affable. Le service s’avère optimal, professionnel et empressé.

 

La carte nous remise décline la mention cuisine ‘fait maison‘.

 

Pour patienter l’on apporte quatre raviers : pomme de terre moutarde et cervelas, haricots blancs coco moutarde, lentilles et terrine de porc, le tout accompagné de pain et d’un succulent beurre Bordier ‘Esprit de Beurre’ Beurre de baratte demi-sel.

En entrée : des œufs en meurette de Morgon (10 euros). Rien à redire : c’est plus que bon.

Pour elle : quenelle artisanale de brochet sauce Nantua, épinards (17,80 euros). Pour moi  : andouillette tirée à la ficelle (100 % fraise de veau de chez Bobosse) et pomme paillasson (18.50 euros. Pour nous deux : que du bonheur dans les assiettes.

Si la cuisine lyonnaise y tient le haut du pavé  (petit saucisson chaud, saucisson truffé, tablier de sapeur, cervelle de canut,…), on y décline également une cuisine traditionnelle française.

Le dessert sera donc une crème brûlée à la Chartreuse verte (5, 90 euros) parfaitement exécutée.

Une Chartreuse jaune finalisera le repas (8 euros).

 

La carte des vins – dédiée uniquement à la France et principalement aux appellations de la région – se dévoile éclectique. Essentiellement classique, elle reprend une belle sélection en agriculture raisonnée, biologique ou biodynamique. On y retrouve des flacons de Pierre et Catherine Breton ou de Jean-François Ganevat entre autres. J’ai le souvenir d’un excellent Morgon 2011 de feu Marcel Lapierre !

A noter : pas mal de fillettes.

L’apéritif s’est déroulé autour d’une demi-bouteille de Saint-Véran vieilles vignes ‘En Avonne’ de Jean Rijckaert 2014 (27 euros). Interlope. Dispensable.

Pour le surplus du repas, ce fut un délice que le Morgon P.U.R. ‘Les Charmes’ 2015 (25 euros). Tout en fruit mais avec de la structure. Glou !

 

Et donc, que conclure de tout cela ? Bon voire très bon rapport qualité/prix confirmé lors de chaque visite.

 

On sort de là en se pourléchant les babines. Que demander de plus ?

Ce n’est pas sans raison qu’on y retourne quasi à chaque déplacement dans  l’ancienne capitale des Gaules.

Incontournable en quelque sorte.

 

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 25 mars 2018.

 

Coordonnées :

Le Mercière
56, rue Mercière à 69002 Lyon
Téléphone : +33 (0) 4 78 37 67 35
Téléfax : +33(0)4 72 56 06 48
Page FaceBook : https://www.facebook.com/lemerciere/
Ouvert tous les jours.

 

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Restaurant le Rouge Barre (Lille).

Tout ici a pris de l’étoffe.

Qui sait si je n’ai déjà eu l’opportunité d’apprécier la cuisine de Steven Ramon dès l’époque où il officiait à ‘La Laiterie’ à Lambersart ?

 

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas tardé à réserver lorsqu’il a ouvert le ‘Rouge Barre’ dans le Vieux Lille. Désormais, plus rien de télégénique…

Cette première visite m’avait laissé le souvenir d’une cuisine précise, inventive, ‘chamarrée’, esthétique.

Quant au chef – présent tant en cuisine qu’en salle dans sa présentation des plats – il m’était apparu disponible, et surtout timide, inquiet. Humble.

 

  • « Danielle, où veux-tu que nous allions manger pour la Saint-Valentin ? ».
  • « Au ‘Rouge Barre’, j’en garde un excellent souvenir !».
  • « Qui soit ! » (ce que femme veut, je l’assume).

 

Nous voilà accueilli par le chef en personne.

Le décor étonne et détonne avec ses dominantes noir, bois clair, rouge/orange, brique/pierre blanche (01).

La cuisine ouverte stimule l’appétit.

Le personnel, aux petits soins, sourit.

Tout va bien. Et cela ira de mieux en mieux.

 

Entre les deux, mon cœur balance.

On ne retient finalement pas la formule consacrée entièrement à la truffe. Va pour le ‘menu six services’ à 66 euros, soit deux entrées, deux plats et deux desserts.

 

Trois amuses-bouches s’offrent à nous : carotte confite, iode et huître, magret de canard. Le tout est parfaitement exécuté. Impeccable.

Suit une brouillade d’œuf, persil tubéreux et copeaux de truffe. Long en bouche. Que du bonheur.

 

Arrivent les entrées.

Tartare de veau, chou-fleur, carpaccio de kiwi, roquette. Quel mélange de saveurs et de textures….

Suit un tourteau en maki de menthe, boulette de Bussy (02), oignon doux des Cévennes. Une explosion de goût.

 

Les plats se succèdent.

Coquilles Saint-Jacques, écrasé de panais, croquette de pied de porc (dans laquelle je soupçonne qu’on y a incorporé du raifort), sucrine et raifort. Fondu, compoté.

Ris de veau caramélisé à la sauce soja, pousses de soja, condiment de câpres, penne (remplie d’un espuma de topinambour sauf erreur), jus de veau. Equilibré.

 

En intermède, mon choix se porte sur un brie de Meaux à la truffe (03). Exceptionnellement goûtu !

 

Sur la table jusqu’alors, un savoureux pain provenant du village proche de Wambrechies et un délicat beurre de baratte ‘viking’ (sel, sel fumé, oignon, ail…)

 

Les desserts clôturent le repas.

Pomme, cidre yuzu, céleri-branche. Fichtre ! C’est frais, rafraîchissant. Ca vous nettoie les papilles.

Céleri boule et chantilly, noisette, pamplemousse. Céleri ? Chantilly ? Culotté cet accord. Et réussi.

 

Céleri boule, noisette, pamplemousse.
Céleri boule, noisette, pamplemousse.

 

Devenue plus canaille, la carte des vins s’est, en quelque sorte, ébrouée. On y trouve désormais les bouteilles de Charlotte et Jean-Baptiste Sénat, Pierre et Catherine Breton, de Marlène Soria du domaine Peyre Rose, de Mireille et Pierre Mann du mas des Caprices, du domaine Ostertag

Le temps de poser son choix, un domaine Bott-Geyl cuvée ‘Les Eléments’ Alsace riesling 2016. Pas typique du cépage certes, mais néanmoins délicieux avec des notes d’orange au nez et de fruits blancs au palais.

Pour accompagner la soirée, mon dévolu se porte sur un vin dont j’attendais tant : Louis-Benjamin Dagueneau cuvée ‘Silex’ Blanc Fumé de Pouilly 2012. Au bout du compte : vin de deux oreilles….

Judicieusement conseillé sur le fromage : ‘La petite Roche’ de Damien Laureau Savennières 2016. Un petit Jésus en culotte de velours.

 

Et pour couronner cet excellent moment, pourquoi ne pas se laisser tenter par une chartreuse (04) ‘Meilleurs Ouvriers de France’ ?

 

Il y a incontestablement du savoir-faire de haut niveau dans l’assiette. Qui plus est, on ne mégotte pas sur les quantités.

Voilà un des meilleurs rapports qualité-prix qui soient. Quant à ce, il est bien des restaurateurs qui peuvent aller revoir leur B.A-ba !

Pour en avoir discuté avec Steven Ramon, il précise que sa cuisine a évolué. J’acquiesce. Elle a surtout bonifié. Et c’est peu dire… Tout ici a pris de l’étoffe.

Bref : nous avons adoré. Conquis et reconquis !

 

Olivier Mercier.

 

Compte-rendu de visite du 15 février 2018.

 

Coordonnées :

Adresse : 48/50, rue de la Halle à 59000 Lille
Téléphone : 0033 (0) 3 74 11 62 89
Site : http://www.rougebarre.fr/
Page FaceBook : https://www.facebook.com/rougebarre

Horaires :

– dimanche et lundi : fermé,
– du mardi au samedi : de 12.00 à 15.00 et de 20.00 à 22h.45.

 

Pomme, céleri branche, yuzu.
Pomme, céleri branche, yuzu.

 

(01) Le rouge barre (ou rouges barres) est un appareil mixte de pierres blanches et de briques, commun dans le nord de la France (Flandres, Artois, Picardie) et sur la côte de la Manche.

(02) Navet blanc produit à Bussy-le-Château en Champagne.

(03) Huit euros.

(04) Treize euros.

 

Restaurant Botanique (Paris 11).

Il y a là indéniablement du savoir-faire. Et donc de  l’avenir.

 

Né en 1985, le chef  tokyoïte Sugio Yamaguchi ne s’adonne qu’à la cuisine française.
Sa formation  consiste notamment en un poste de chef de cuisine chez Pierre Sang Boyer in Oberkampf, ouvrant ensuite son établissement en 2015. Le Gault et Millau  le gratifie de deux toques.

 

L’accueil et le service sont irréprochables. Le personnel s’avère qui plus est sympathique.

On nous conduit à l’étage : s’y trouve la partie gastronomique de l’établissement.

Cuisine ouverte. Voila qui met en confiance.

Cadre épuré : murs blancs, bois, pierre dorée. Voila qui apaise.

 

Trois menus sont proposés : 70, 85 et 120 euros.

Pour l’essentiel nous annonce t’on, ce sont les mêmes ingrédients travaillés ou présentés autrement..

 

Le temps de poser son choix,  ma convive commande un verre de champagne (16 euros). Je savoure une ‘ Mandubienne’ brune, bière artisanale sur lie non filtrée de la micro-brasserie des Trois Fontaines. Beau boulot en Côte d’Or (7,50 euros).

Poulet de Bresse.
Poulet de Bresse.

Va pour le menu dégustation « quand les brises d’automne soufflent les estives ».

 

Pour nous faire patienter : cromesquis de châtaigne.

En guise d’amuse bouche iodé : une  madeleine végétale au caviar osciètre et chips de riz.

C’est bellement exécuté, et donc de bon augure.

Suivent dans un premier temps le homard breton cuit au naturel, bouillon de carapace corsé et ensuite la poularde de Bresse ‘en cocotte) cuite sur l’os, chou de Pontoise et dernières truffes d’automne, gratin de pomme de terre Blue Belle.

Mais le meilleur doit encore arriver !

Une gelée hibiscus et pomelo rosé exécute parfaitement son rôle annoncé de ‘fraîcheur’. Parfait.

Quant à la ‘douceur’, quelle explosion de saveurs quel mélange de textures ! Un chocolat chuao  (01) 75 % aux poivres de Cathy, gelée de thé épicé (et du gingembre ce me semble).

En finale, une crème aux œufs et râpée de truffe du Périgord, accompagnée de mignardises particulièrement soignées, qu’il s’agisse de l’esthétique ou encore du goût. Le caramel à la mangue (dont  l’emballage translucide se déguste)  et le baba au rhum s’y démarquaient.

Chocolat chuao  75 %.
Chocolat chuao  75 %.

Reste à parler du vin : Jacques Puffeney Arbois savagnin 2014 (50 euros) vieilli comme un vin jaune mais uniquement quatre ans. L’accord fut d’autant plus adéquat qu’arrivé à température ambiante, le vin a pu pleinement exprimer amplitude et longueur.

Pour le surplus, la carte des vins est axée exclusivement sur la France. Une sélection de vins au verre ravira les plus modérés.

 

Une cuisine délicatement savoureuse. Esthétique. Où beaucoup d’attention est apportée aux détails, aux à-côtés,  au risque sans doute de perdre çà et là un peu de vue l’essentiel.

Mais on ne va pas bouder son plaisir. Loin de là !

Il y a là indéniablement du savoir-faire. Et donc de  l’avenir.

 

Olivier Mercier.

 

(Compte-rendu de visite du 16 décembre 2017).

 

(01)  Soit un cacao issu des fèves criollo. Chuao est un petit village blotti dans la vallée de l’Aragua (Venezuela).

 

N.B. : au rez-de-chaussée, ‘Botanique’ décline un ‘né- bistro’ dont voici les particularités essentielles et indicatives  :
– Déjeuner  (12:00-14:00)  les  lundi et mardi,
Menus  : 28 euros (deux plats),  38 euros (trois plats) et 68 euros  (menu dégustation sur réservation).

– Dîner  (19:00-23:00) du  lundi au samedi,

À la carte à partir de 9 €.

 

Coordonnées  :

Botanique : 71, rue de la Folie-Méricourt à 75011 Paris .

Métro : Oberkampf, Parmentier, République .

Site : http://www.botaniquerestaurant.com/

Courriel : contact@botaniquerestaurant.com

Page FaceBook  : https://www.facebook.com/pg/botaniquerestaurant/about/?ref=page_internal

Téléphone  : +33 (0) 1 47 00 27 80.

Dîner uniquement (19:00-21:30).